Mai 2012
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Cannes, Hors les murs
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Bouli Lanners consacré par les Magritte
Ce samedi 4 février se tenait à Bruxelles la 2ème édition des Magritte du cinéma, cérémonie de remise de prix destinée au public belge francophone. Regroupée au sein de l’Académie André Delvaux, la profession a donc choisi Bouli Lanners, intronisé nouveau prince du cinéma belge.
Magritte du meilleur réalisateur et du meilleur film pour Les Géants (qui ont également récolté dans leur escarcelle les prix du meilleur second rôle féminin, de l’image, et de la musique), Lanners débute sa carrière comme acteur. Avec plus de 40 films à son actif, sa popularité remonte à ses participations aux Snuls, au début des années 90. Dès 1995, il passe derrière la caméra mais c’est en 2008, avec son 2ème long Eldorado sélectionné à la Quinzaine, qu’il rencontre le succès critique et public, faisant de lui une figure incontournable du cinéma belge. Ces Magritte viennent entériner ce statut.
L’autre grand vainqueur de la soirée est le film flamand Rundskop de Michael Roskam, un adoubement en règle avec le prestigieux prix du scénario, le prix du meilleur montage, le prix de la meilleure coproduction flamande, et le Magritte du meilleur acteur, décerné à l’impressionnant Matthias Schoenaerts.
Mais la vraie surprise de la soirée, ce ne sont pas les gagnants, mais bien les perdants. A l’annonce des nominations, deux films belges présents en 2011 à Cannes tenaient la corde : Les Géants, donc, mais aussi Le Gamin au vélo (qui y remporta d’ailleurs le Grand prix du jury). Or, si le jeune Thomas Doret a hérité de la statuette du meilleur espoir, confirmant s’il en était besoin l’incroyable talent des frères Dardenne quand il s’agit de dénicher de jeunes acteurs prometteurs, le film et ses deux réalisateurs sont étrangement repartis bredouille. D’aucuns s’interrogent : s’il n’est pas question de remettre en cause les prix reçus par Les Géants, on peut quand même penser que les professionnels belges ont préféré opter pour un renouvellement de la hiérarchie officieuse. Omniprésents, presque atypiques par la régularité et la qualité de leur production, les Dardenne semblent avoir hier soir éprouvé le dicton : « Nul n’est prophète en son pays ».
Meilleur réalisateur : Bouli Lanners pour Les Géants
Meilleure actrice : Lubna Azabal dans Incendies
Meilleur acteur : Matthias Schoenaerts dans Rundskop
Meilleur film : Les Géants (Bouli Lanners)
Meilleur film flamand en coproduction : Rundskop (Michael R. Roskam)
Meilleur film étranger en coproduction : Les Emotifs Anonymes (Jean-Pierre Améris)
Meilleur scénario original ou adaptation : Michael R. Roskam (Rundskop)
Meilleure actrice dans un second rôle : Gwen Berrou dans Les Géants
Meilleur acteur dans un second rôle : Jérémie Renier dans Potiche
Meilleur espoir féminin : Erika Sainte dans Elle ne pleure pas, elle chante
Meilleur espoir masculin : Thomas Doret dans Le Gamin au vélo
Meilleure image : Jean-Paul Zaetijd (Les Géants)
Meilleur son : Fred Meert, Hélène Lamy-Au-Rousseau et Emmanuel De Boissieu (La Fée)
Meilleur montage : Alain Dessauvage (Rundskop)
Meilleurs décors : Véronique Sacrez (Quartier Lointain)
Meilleurs costumes : Claire Dubien (La Fée)
Meilleure musique originale : Bram Van Parys (The Bony King of Nowhere) pour Les Géants
Meilleur court-métrage : Dimanches de Valéry Rosier
Meilleur documentaire : LoveMEATender de Manu Coeman
Ce samedi 4 février se tenait à Bruxelles la 2ème édition des Magritte du cinéma, cérémonie de remise de prix destinée au public belge francophone. Regroupée au sein de l’Académie André Delvaux, la profession a donc choisi Bouli Lanners, intronisé nouveau prince du cinéma belge.
Magritte du meilleur réalisateur et du meilleur film pour Les Géants (qui ont également récolté dans leur escarcelle les prix du meilleur second rôle féminin, de l’image, et de la musique), Lanners débute sa carrière comme acteur. Avec plus de 40 films à son actif, sa popularité remonte à ses participations aux Snuls, au début des années 90. Dès 1995, il passe derrière la caméra mais c’est en 2008, avec son 2ème long Eldorado sélectionné à la Quinzaine, qu’il rencontre le succès critique et public, faisant de lui une figure incontournable du cinéma belge. Ces Magritte viennent entériner ce statut.
L’autre grand vainqueur de la soirée est le film flamand Rundskop de Michael Roskam, un adoubement en règle avec le prestigieux prix du scénario, le prix du meilleur montage, le prix de la meilleure coproduction flamande, et le Magritte du meilleur acteur, décerné à l’impressionnant Matthias Schoenaerts.
Mais la vraie surprise de la soirée, ce ne sont pas les gagnants, mais bien les perdants. A l’annonce des nominations, deux films belges présents en 2011 à Cannes tenaient la corde : Les Géants, donc, mais aussi Le Gamin au vélo (qui y remporta d’ailleurs le Grand prix du jury). Or, si le jeune Thomas Doret a hérité de la statuette du meilleur espoir, confirmant s’il en était besoin l’incroyable talent des frères Dardenne quand il s’agit de dénicher de jeunes acteurs prometteurs, le film et ses deux réalisateurs sont étrangement repartis bredouille. D’aucuns s’interrogent : s’il n’est pas question de remettre en cause les prix reçus par Les Géants, on peut quand même penser que les professionnels belges ont préféré opter pour un renouvellement de la hiérarchie officieuse. Omniprésents, presque atypiques par la régularité et la qualité de leur production, les Dardenne semblent avoir hier soir éprouvé le dicton : « Nul n’est prophète en son pays ».
Meilleur réalisateur : Bouli Lanners pour Les Géants
Meilleure actrice : Lubna Azabal dans Incendies
Meilleur acteur : Matthias Schoenaerts dans Rundskop
Meilleur film : Les Géants (Bouli Lanners)
Meilleur film flamand en coproduction : Rundskop (Michael R. Roskam)
Meilleur film étranger en coproduction : Les Emotifs Anonymes (Jean-Pierre Améris)
Meilleur scénario original ou adaptation : Michael R. Roskam (Rundskop)
Meilleure actrice dans un second rôle : Gwen Berrou dans Les Géants
Meilleur acteur dans un second rôle : Jérémie Renier dans Potiche
Meilleur espoir féminin : Erika Sainte dans Elle ne pleure pas, elle chante
Meilleur espoir masculin : Thomas Doret dans Le Gamin au vélo
Meilleure image : Jean-Paul Zaetijd (Les Géants)
Meilleur son : Fred Meert, Hélène Lamy-Au-Rousseau et Emmanuel De Boissieu (La Fée)
Meilleur montage : Alain Dessauvage (Rundskop)
Meilleurs décors : Véronique Sacrez (Quartier Lointain)
Meilleurs costumes : Claire Dubien (La Fée)
Meilleure musique originale : Bram Van Parys (The Bony King of Nowhere) pour Les Géants
Meilleur court-métrage : Dimanches de Valéry Rosier
Meilleur documentaire : LoveMEATender de Manu Coeman