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FESTIVALS
Les films belges au Festival international
du Film de Bruxelles - janvier 1998
Doucement
La
chair de l'orchidée
Doucement de Jacques
Decrop nous plonge dans l'intimité d'un couple :
"Tu me fais confiance ?", dit-il. "C'est quoi ton
truc, le sado-maso ? Vas-y, crache !" demande-t-elle.
"C'est une question d'amour". "C'est quoi ? Ça fait
mal ?" "Oui et non." Et elle cède à une pratique
que se garde de nous révéler le réalisateur
(Fist fucking ? Sodomie ?) et que l'amour adoucit (de
même que le beurre pour rester cinéphile). Meurtrie,
la fille se demande si son amant l'a possédée par
sadisme ou par amour. Ce corps à corps qui devient un corps
à coeur semble illustrer ces propos de La Fontaine :
"Aimer sans foutre c'est peu de choses mais foutre sans aimer
ce n'est rien". C'est filmé en noir et blanc, au plus
près du corps des amants dans le timing de leur souffle (au
sens latin de anima). Il est assez rare, et cela mérite
d'être souligné, de voir des films sur l'amour physique
qui tiennent la route en évitant le créneau du X ou
du culturel faux-cul.
Jean-Michel Vlaeminckx
Doucement. Réal : Jacques Decrop. Image : C.L. Zvonock. Mont. :
Frédéric Fichefet. Int. : Valérie Bauchau, Serge Demoulin.
Prod. : Artemis Prod. , avec l'aide du CCA.
(février 1998)
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© Cinergie, asbl
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