Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
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Juillet 2017

Le court en dit long à Paris, les talents ADAMI à l'honneur

Unité 42, série bilingue RTBF

Nicolas Mazzanti, conservateur de la Cinémathèque

HamsterS de Martine Doyen à Flagey cet été

La vie est là d'Isabelle Rey

Marquis de Wavrin, un film de Grace Winter et Luc Plantier

et également

 

13e Nuit du Court de Liège & 3e Nuit du Court de Huy

Le Court Métrage belge a la cote : en plein air aussi

Grâce à sa production plus foisonnante et diversifiée qu'elle ne l'a – jamais - été à Bruxelles et en Wallonie, le court-métrage belge francophone se porte bien. Baromètre idéal du genre, le Brussels Short Film Festival en a ainsi cette année reçu plus de...400 (un record !), en marge sa récente vingtième édition. Sans oublier qu'en parallèle, la première Agence Belge du Court Métrage a, cette saison, (enfin) vu le jour.

Des événements gratuits...

Logique, qu'autour de ce petit phénomène, et vu ce vivier inépuisable que constitue le court, les initiatives pour les diffuser se multiplient, un peu partout. En témoigne, la réussite des deux désormais traditionnelles Nuit du Court de Liège (13e du nom) et de Huy (3e), respectivement tenues, en plein air et sur écran géant, ces vendredi 30 juin (Place Saint-Etienne) et samedi 1er juillet (Place Verte). Toutes deux étaient animées par l'éclectique Christophe Bourdon, point de ralliement parmi d'autres (fanfare en préambule, bar...) de ces deux événements gratuits et coorganisés par une poignée de passionnés, issus dans ce cas de l'ASBL liégeoise Promusea (des frères Alain et Jean-Paul Bonjean) et de la dynamique équipe du Festival les Enfants Terribles de Huy.

... avec du beau monde

À l'aube des grandes vacances, et malgré une météo loin d'être parfaite, ce sont plusieurs centaines de badauds et de cinéphiles qui se sont partagés entre ces deux soirées. Une occasion idéale de (re)découvrir quelques films qui se sont illustrés dans les différents festivals, en présence d'invités belges. Des comédiens, tels Stéphanie Crayencour (Faut pas lui dire), Ingrid Heiderscheidt (dernière lauréate du Prix d'Interprétation féminine au BSFF) ou Jean-Jacques Rausin (Magritte du Meilleur Acteur 2017 et acteur dans la série Ennemi Public), interprètes dans l'un ou l'autre des 26 courts (19 étaient nationaux) projetés sur les deux jours. Et bien sûr, quelques réalisateurs, comme Bérangère McNeese (Les Corps Purs, que la Belgo-américaine a interprété et coréalisé avec Guillaume de Ginestel), Pablo Munoz Gomez (Welkom et Kapitalistis), Michaël Bier (Encore une séparation), Raphaël Balboni (Avec Thelma, coréalisé avec Ann Sirot) ou encore, David Prudhomme (B-Side).

Et dès cet été, Bruxelles s'y met !

Agréables, bon enfant et conviviaux, ces événements, qui contribuent eux aussi à mieux faire connaître notre cinéma, ont la cote : le Brussels Short Film Festival vient, il y a quelques jours, d'annoncer le lancement de nouvelles décentralisations estivales, gratuites et elles aussi en extérieur, qui se tiendront désormais chaque samedi soir, dans le splendide et rénové Vaux-Hall, autour du Parc royal de Bruxelles. De quoi prolonger le plaisir de nombreux cinéphiles, et confirmer ce sentiment assez général : à une époque dominée par les nouvelles technologies et qui semble pousser chacun vers toujours plus d'individualisme, ces moments fédérateurs et créateurs de liens attestent, au final, d'une sorte de retour à un fondement-même du septième art : celui, tout simplement, de partager des émotions... collectives. Dans cette optique, quoi de tel donc, que ce genre de retrouvailles, face à un grand écran ?

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