Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
Webzine
Mai 2005
01/05/2005
Mots-clés : festival, Cannes,
 

A Cannes, Festival International du Film

C’est l’événement du mois pour tous les cinéphiles. Le festival démarre le 11 et se termine le 22 mai. Nous vous présentons les films belges sélectionnés, ceux qui sont visibles via le marché du film ainsi que les longs métrages en finition. Certains d’entre eux, seront peut-être achevés et visibles au stand WBI. Pour certains longs ou courts métrages, vous trouverez quelques photos du film ou de son tournage commentées par le réalisateur. Nous avons essayé d’obtenir un maximum de réponses. Ce n’est pas évident ; le bouclage d’un film étant aussi ardu sinon plus que celui d’un webzine !

Cécile de France sera la maîtresse des cérémonies du Festival de Cannes 2005. Elle ouvrira la 58ème édition en accueillant le président Emir Kusturica et son jury sur la scène du Palais des Festivals. Elle présidera aussi la cérémonie de clôture.
Les festivaliers auront le privilège de faire connaissance avec cineuropa.org.

Les films sélectionnés

Compétition officielle : L’enfant de Jean-Pierre et Luc Dardenne (95’)
Production : Production majoritaire belge (Les Films du Fleuve). Avec l’aide de la Communauté française.
Synopsis : Bruno, vingt ans.  Sonia, dix-huit ans.  Ils vivent de l’allocation perçue par Sonia, des vols commis par Bruno et les gamins de sa bande.  Sonia vient de donner naissance à Jimmy, leur enfant.  Comment Bruno peut-il en devenir le père, lui qui est si léger, qui vit dans l’instant, préoccupé uniquement par l’argent de ses trafics ?
Avec : Jérémie Renier, Déborah François, Jérémie Segard, Fabrizio Rongione, Olivier Gourmet, Stéphane Bissot, Mireille Bailly, Anne Gérard.
Financement : Belgique 64 % - France : 36 %
Apport Communauté française : 831.443 € (Commission de Sélection : 620.000 € - Fonds Spécial CFB/RTBF : 100.002 €  - Réinvestissement subventions à la diffusion : 111.441 € ), soit 36 % de la part belge.

 

Compétition Officielle : Bataille dans le ciel de Carlos Reygadas (101’)
Production : Production minoritaire belge (Tarantula). Avec l’aide de la Communauté française
Synopsis : Mexico: Marcos, un chauffeur métis, kidnappe avec sa femme l'un de ses neveux. Mais ce dernier meurt de manière accidentelle. Marcos se montre alors plus fragile que prévu: il confesse son crime à la fille de son patron, Ana, une fille aisée et frivole qui se prostitue par plaisir.
Les deux femmes tentent, chacune à sa façon, d'aider Marcos, mais il est déjà trop tard. Marcos entraîne Ana dans sa chute, au cours d'un étrange pèlerinage vers la Basilique de la Guadalupe.
Avec : Marcos Hernandez, Anapola Mushkadiz, Berta Ruiz, Rosalinda Ramirez.
Financement : France : 29 % - Allemagne : 26 % - Mexique : 25 % - Belgique : 20 %
Apport Communauté française : 130.000 € (Commission de Sélection), soit 42 % de la part belge.

Légende :
Mexico City, 2004. Tournage de Bataille dans le ciel, une coproduction belge (Tarantula Belgique) en Compétition officielle à Cannes. Sur la photo, le réalisateur du film et son chef.op. (l’argentin de Bruxelles) Diego Martinez Vignatti. Ils semblent attendre la bonne lumière. Manifestement ils l’ont trouvée. (C.R.)

 

 

 

 

Compétition Officielle : Free zone de Amos Gitaï (93’)
Production : Production minoritaire belge (Artémis Productions)
Synopsis : Une jeune Américaine, REBECCA, après s’être disputée violemment avec sa future belle-mère, et avec son fiancé, s'engouffre dans le taxi d'HANNA pour rentrer chez elle. Mais ce jour-là, Hanna a son propre planning et doit aller d’urgence en Jordanie récupérer l'argent que leur doit " L'Américain ", le partenaire de son mari. Rébecca décide d'accompagner Hanna. A leur arrivée à la " Free Zone ", près d'Amman, en Jordanie, l'Américain n'est pas là, et sa femme, LEILA, une palestinienne, leur annonce qu'elle n'a pas l'argent.
Avec : Natalie Portman, Carmen Maura, Hanna Lazlo, Hiyam Abbas
Financement : France : 60 % - Israël : 20 % - Belgique : 10 % - Espagne : 10 %

 

 

 

 

Compétition officielle : Joyeux Noël de Christian Carion (110’)
Production : Production minoritaire belge (Artémis Productions)
Synopsis :Lorsque la guerre surgit au creux de l'été 1914, elle surprend et emporte dans son tourbillon des millions d'hommes. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l'opéra de Berlin, va devoir renoncer à sa belle carrière et surtout à celle qu'il aime : Anna Sörensen, soprane et partenaire de chant.
Le prêtre anglican Palmer s'est porté volontaire pour suivre Jonathan, son jeune aide à l'église. Ils quittent leur Ecosse, l'un comme soldat, l'autre comme brancardier.
Le lieutenant Audebert a dû laisser sa femme enceinte et alitée pour aller combattre l'ennemi. Mais depuis, les Allemands occupent la petite ville du Nord où la jeune épouse a probablement accouché à présent.
Et puis arrive Noël, avec sa neige et son cortège de cadeaux des familles et des Etats majors. Mais la surprise ne viendra pas des colis généreux qui jonchent les tranchées françaises, écossaises et allemandes...Avec : Diane Kruger, Benno Fürmann, Guillaume Canet.
Financement : France : 47 % - Allemagne : 20 % - Grande-Bretagne : 13 % - Belgique : 10 % - Roumanie : 10 %

 

 

Un Certain RegardNordeste de Juan Solanas (105’)
Production minoritaire belge (K2)
Synopsis : A 43 ans, après avoir presque tout sacrifié au nom de ses ambitions professionnelles, Hélène décide de ne plus passer à côté de sa vie. Son désir de maternité l’entraîne aux confins de l’Argentine, à la recherche d’un enfant à adopter. Elle découvre alors le Nordeste, une région sauvage où la beauté la plus saisissante des paysages contraste violemment avec l’injustice sociale qui y règne. Au travers de cette quête, Hélène se confronte à une société en souffrance où les destins sont écrasés par le poids d’une misère telle qu’elle mène à toutes les corruptions, tous les trafics, tous les compromis.
Avec : Carole Bouquet, Juan Pablo Domenech, Aymara Rovero, Goya Toledo
Financement : Espagne : 64 % - Belgique : 20 % - France : 16 %

Semaine de la critique

Le Grand vent de Valérie Liénardy (15’) distribué par la Big Family (trailers sur le site de la Big Faily)
Production belge (Hélicotronc)/ Avec l’aide de la Communauté française
Synopsis : Antoine, un adolescent de 16 ans est debout, guindé dans un costume. Son regard est vide, absent. A ses cotés, ses parents se soutiennent tant bien que mal. Dans le cimetière, des gens s’affairent autour d’eux mais Antoine ne les voit pas. C’est juste une masse mouvante sans visage.
Avec : Pierre Boulanger, Rosalia Cuevas, Luc Van Grunderbeeck, Morgan Vigilante

 Mardi 17 février 2004. Tournage dans la maison. Réception après l’enterrement.



Clair-obscur. Pierre Boulanger se concentre pour un rôle tout en intériorité. Antoine qui vient d’enterrer son frère se retrouve chez lui au milieu des « invités » qui l’insupportent. La perspective de sa nouvelle vie l’effraie : elle n’est que tristesse, solitude et incertitude. Son sentiment d’injustice est d’autant plus grand qu’il a la rage de vivre. Il contient ses émotions et ne veut surtout pas les exhiber devant les autres. Incapable de partager sa douleur avec ses proches, il se renferme sur lui-même. Moment magique de communion avec la caméra, quand la grâce du comédien illumine le plateau. La présence de Pierre, son charisme sont tangibles : « Antoine » prend corps, l’équipe est motivée. Rencontre avec un grand bonhomme d’une belle sensibilité. Je salue aussi le talent et la générosité « des parents », interprétés par Rosalia Cuevas et Luc Van Grunderbeeck.

Jeudi 17 février 2004, après-midi. Séquence extérieure avec le copain.


Il fait froid. Pierre et Morgan attendent que l’équipe soit prête pour le lent travelling. Moment de complicité entre les deux adolescents. Ils blaguent, se racontent en toute simplicité. Malgré la mise en place de la séquence, l’ambiance est bonne, détendue. On a de la chance avec la météo : le vent souffle en fortes bourrasques! Tout le monde est enfin prêt : « ça tourne ».

Cette séquence exprime la grande solitude dans laquelle est plongé Antoine. Malgré les efforts de son ami, celui-ci ne peut pas réellement le comprendre. Antoine sait qu’il est tout seul avec sa douleur. Le vent se déchaîne et exprime la violence des sentiments qui submergent Antoine face à son impuissance. Pendant la prestation des deux comédiens, l’émotion naît tout autour, je peux la sentir, frissons. Séquence réussie, toute l’équipe est contente. Mais c’est aussi une autre belle rencontre avec Morgan, comédien d’un naturel extraordinaire.

Jeudi 17 février 2004, au matin. La séquence « du cheval »


Dans les rues d’un petit village perdu en Wallonie, une bande d’hurluberlus filme un cheval blanc au grand galop, en liberté. Séquence surréaliste. Cette photo, c’est toute l’équipe qui se mobilise et donne le meilleur. La séquence appréhendée de tous techniquement s’est finalement tournée sans problème grâce à la préparation de l’équipe et au travail des frères Reda, les dresseurs du cheval Nevada.
 Antoine étouffe. Il sort de chez lui et se lance dans une course folle à travers les rues du village pour échapper à son destin, avoir à nouveau la sensation d’exister. Antoine croise un cheval blanc au galop, débridé, sauvage…

«L’imago » de Cédric Babouche (12’) (Production & AV. : La Boîte,….Productions)

Cinéfondation

Le Festival a confié à la Cinéfondation la mission d'organiser l'Atelier du Festival et de choisirdes projets venus du monde entier pour les porter à l'attention des producteurs dans le contexte privilégié du Festival. Joaquim Lafosse et son film  Révolte intime  a été sélectionné avec 18 autres réalisateurs.
Cette année Catherine Deneuve, donnera une leçon de cinéma d’acteur, succédant à Max Von Sydow qui l’avait donnée l’an passé.

Au marché du film seront présentés

Ultranova de Bouli Lanners  - Versus production

Les Vacances de Noël de Jan Bucquoy - Transatlantic films/AV : Brussels Avenue)

Cinéastes à tout Prix de Fréderic Sojcher (Saga Films/A.V. Magrytte films)

Les Suspects de Kemal Dehane (Saga film/A.V. Magrytte films)

Michael Blanco de Stephan Streker (M.G. Productions/AV : Insomnia World Sales)

WBI – Le Pavillon Belge –Riviera Stand A2 . Contact : 33 (0) 4 92 99 33 21

Longs Métrages en finition. Parmi les longs métrages belges majoritaires en finition on vous signale, les titres suivants (certains d’entre eux s’ils sont terminés pourront être présentés au marché du film).

Belhorizon d’Inès Rabadan (Need Productions)

Bunker Paradise de Stefan Liberski (Artemis Productions) ww.bunkerparadise.com

L’ Iceberg de Fiona Gordon et Dominique Abel Courage mon amour)

Eté 93. En repérage avec Bruno (co-réalisateur) et sa famille. C'est aussi le dernier jour de l'existence de notre appareil digital.

Lucy TULUGARJUK, l’actrice pétillante du film ATANARJUAT de Zacharias KUNUK (Caméra d’or à Cannes 2001) est venue spécialement de sa ville natale IGLOOLIK pour jouer NATTIKUTTUK, le garde-côte inuit qui sauve in extremis les trois aventuriers des eaux glaciales du Grand Nord.
Il nous faut des mouettes. On a prévu des abats de poisson pour les attirer. On fait un essai, ça marche bien, les mouettes arrivent en trombe. Au moment de tourner elles n'ont plus faim de tout. Désabusées, elles nous observent de loin.


Sur l'estrade, Sébastien Koeppel (image), Virginie Gourmel (asistante caméra) & Dominique. Sur les rochers, Fiona Gordon et au loin, Philippe Martz, comédien.
Essayez un peu de conduire un bateau les yeux fermés. Heureusement, Jean Jacques Lion, régisseur et homme grenouille est dans l'eau pour pousser l'annexe et Christian Bitsch, skippeur est caché dans la cabine.

Les habitants de Barfleur (petit port de pêche où FIONA rencontre son marin) sont joués par les gens du coin.
Les castings ont été conçus comme des ateliers de théâtre. Tout cela nous a réservé de belles rencontres.
Après 6 semaines en Normandie l’équipe est sur les genoux.
Les plans en mer ou à proximité des vagues consomment beaucoup d’énergie. La mer impose une certaine humilité que les pécheurs du coin connaissent bien. Les courants marins sont forts et il n’est pas toujours possible de rester face à la caméra. On a bu beaucoup de tasses, et crevé de froid (l’eau était rarement au-dessus de 16 degrés) Toute l’équipe y a goûté.

Miss Montigny de Miel Van Hoogenbemt (Entre Chien et Loup)

Ordinary Man de Vincent Lanoo (Helicotronc)

Vendredi ou un autre jour de Yvan Lemoine (AA les films belges)

Kommade Martine Doyen La Parti Production)

Dernière minute :

L’Enfant endormi de Yasmine Kassari, sera projeté dans la programmation de l¹ACID, à Cannes le vendredi 13 mai à 11h au Studio 13, et à 20h au cinéma Les Arcades. Et le lundi 16 mai à 21h au Raimu (Parc de Ranguin av la Borde 06150 à Cannes-la-Bocca).

Le film a été également sélectionné par la nouvelle section "Tous les cinémas du monde" pour passer lors de la journée du Maroc le samedi 14 mai à 20 Heures dans la nouvelle salle Cinéma du monde au Village International - Pantiero à Cannes ainsi que par l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie pour passer au Marché du Film le dimanche 15 mai à 17h30 au Palais ­ salle F.

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