Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
Webzine
Juillet-août 2003
01/07/2003
Mots-clés : film belge, IAD
 

Atelier de l'IAD - Réalisations de 2003

Fictions, captations, animations et documentaires auront été au rendez-vous des films de fin d'étude de l'IAD 2003. Nous avons regardé les 18 films. Certains nous ont ému, d'autres nous ont moins plu, mais peu importe, ils existent. Nous avons choisi dix films.

Je hais la musique
Un film maladroit par la mise en scène et le rythme, mais qui exprime avec humour et violence la solitude d'un fils opprimé entre sa soeur, pianiste nuit et jour et sa mère, rigide professeur de piano.
Si tout peut sembler faux dans  Je hais la musique  : les regards exagérés des comédiens, leurs déplacements alambiqués, leur gestuelle, leur mimique et jusqu'au décor, c'est que le registre du film se veut décalé par rapport au réel, mais peut-être pas au point de nous faire décrocher.
Je hais la musique, 16mm, 9' Réal. : David Reyes. Image : Alexandre Brixy. Son : Joachim Glaude, Géraldine Capart, Marie-Agnès Beaupain. Mont. : Sébastien Dubetz. Int. ; Pierre Dechevez, Marie-Elisabeth Dricot.

Pénélope goes to New-York
Une petite fille, Pénélope d'origine grecque, rêve d'aller rejoindre son oncle en Amérique.
Film sympathique, teinté de bonne humeur et de légèreté, une qualité rare. L'interprétation de la gamine est excellente à côté du piètre Pietro Pizzuti. Dommage de l'avoir choisi, lui, excellent acteur de théâtre, mais pas pour jouer les papas coiffeur.

Pénélope goes to New-York, 16mm, 14'. Réal : Katherine Dominice. Image : Laurent Van Eijs. Son : Tommy Desmedt, Matthieu Rondeau. Mont. : Cécile Feat. Int. : Julia Cincinatis, Pietro Pizzuti, Muriel Bersy

 Loin des yeux
Le film nous offre des plans superbes, qui font naître une poésie qui coule de source et un mystère. Le réalisateur porte une attention particulière aux paysages et aux visages. Dès la première seconde, on est pris dans l'histoire sans vraiment tout comprendre et on s'attache aux personnages sans vraiment les comprendre non plus.
C'est aussi un film sur le silence, pas seulement des espaces infinis, mais aussi celui de l'homme. Ne perdez pas de vue ce réalisateur, il a le talent et la sensibilité nécessaires pour nous émouvoir. 

Nuits blanches
Sujet déjà traité, (cf. « Allo Police !» de Manu Bonmariage), mais il n'en reste pas moins époustouflant. Incroyable ! Et désespérément vrai. Une caméra à l'épaule, un micro, de la discrétion et c'est parti pour 24 heures aux côtés de la police du pays. Le réalisateur porte un regard aigu sur la détresse humaine dans la lignée du cinéma direct.
Un film coup de poing, qui dérange par sa cruauté et qui ne peut nous laisser indifférents.

Nuits blanches, vidéo, 17'
Réal. et Image : Julie Freres, Son : Alexandra Debroux, Cédrik Lauzon, Anthony Van Der Linden. Mont. : Christopher Yates.


Flux
Portrait d'une ville engloutie dans les néons et le béton. Images étranges, cassées, saccadées, proche du cauchemar par le côté vacillant des formes et des lumières. Un film qui donne le vertige car l'individu est en perte de repères dans un monde devenu signes. Voyage au sein d'une ville d'Asie où l'on voudrait tout sauf y vivre.

 

Inouïe
Film magnifique sur le monde des sourds à travers le portrait de Lut, devenue sourde à l'âge de deux ans. Une approche d'un monde inconnu sans complaisance. Simplement humain.


Inouïe,
vidéo, 14'
Réal. : Maïa Martins. Image : Jonathan Bellet. Son : Emerson Lescot, Denis Guerdon, Glieb Panteleef. Mont. : Mathieu Haessler.

 

Premier rendez-vous
Captation du concert de Natasha St-Pier, jeune canadienne, lors de sa première tournée dans l'Europe francophone. Que dire sur une captation sinon la prouesse technique qui nous donne à voir sur toutes les coutures une chanteuse en pleine action.

Premier rendez-vous, vidéo, 17' (extraites de 1h40). Réal. : François Leboutte. Image : Benjamin Van Kelst, Gabriel Roman, Nathalie Maitrejean, Hatuey Suarez, Gaëtan Heymann. Mont. : Rudi Willox.

 


My little cheap dictaphone
Captation d`un concert de Michaël alias dit « Redboy », qui anime « My littel cheap dictaphone », groupe montant de la scène rock liégeoise. Portrait superficiel et froid d'un chanteur de rock, derrière laquelle se cache une forte personnalité. Ce n'est pas un grand parleur, mais un très bon chanteur.

My little cheap dictaphone, vidéo, 13'
Réal. : Guillaume Marichal. Image : Sylvain Dupagne, Gaëtan Heymann, Jonathan Bellet, Hatuey Suarez e Piedra, Catherine Lopez. Son : Frédéric Petit, Pierre Melotte, Géraldine Capart, Philippe Charbonnel. Mont. : Thomas Doneux.

 Qu'ils se taisent à jamais
Film de famille où le réalisateur part à la recherche de son arrière grand-mère, dont il ne connaît rien sinon qu'elle était anglaise et qu'elle portait le nom de Alice Ryan. Film très émouvant où la distance qui sépare les générations n'est pas que géographique. Le film est conçu un peu à la manière d'une carte postale qu'on jette à la mer et qui revient des années plus tard sur le bord de mer, entre Ostende et Douvres.

Qu'ils se taisent à jamais, vidéo, 17'. Réal. : Jérôme Noël. Image : Michaël Pirard. Son. : Benjamin Delvalle, Cedrik Lauzon. Mont. : Marie Melotte.

 

Le Fil
Ça ressemble à une séquence de Strip-Tease, mais en plus personnel. Avec de la sensibilité et du coeur, la réalisatrice filme sa ville natale telle quelle : Perluwez, à travers deux personnages apparemment contradictoires : Roger « l'anar » et Jean-Charles « le noblion ». Ils parlent de révolution chacun à leur façon.
Film humoristique, qui en dit plus qu'il n'en a l'air. Derrière l'humour et la légèreté du propos se dissimule une gravité : la survie des habitants de cette petite ville dans le Hainaut occidental.

Le Fil,  vidéo, 14'. Réal. : Lia Faes. Image : Gaëtan Heymann. Son : Alexandra Debroux, Marie-Agnès Beaupain. Mont. : Mathieu Pierart. Int. : Roger Deblicquy, Martine Colin et pour « The Gogol Experience Theater » : Laurent Bouchain, Viviane Vancoppenole.

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