Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
Mots-clés : sortie en DVD, animation,
 

Blanche-Neige et les sept nains, La Belle au bois dormant, La Belle et la Bête, Le Roi lion

Retour aux sources

Rien de tel pour passer le temps quand la pluie s'acharne dehors. Rester dans son lit, avec des petits biscuits et regarder des Disney (prononcé à l'américaine pour la rime). Quatre grands classiques sortis en DVD pour le plaisir des grands et des petits. Inutile de revenir sur la pomme empoisonnée de Blanche-Neige, les trois marraines-fées d'Aurore, l'amoureux velu de Belle, les joyeux drilles Timon et Pumba. Des histoires déjà bien connues de tous. Par contre, un petit focus sur les bonus ne serait pas du luxe.

jaquette dvd blanche neige et les septs nainsDans la version commentée de Blanche-Neige par le spécialiste de l'animation John Canemaker, on découvre les secrets de la réussite de ce premier long métrage d'animation sonore et en couleurs sorti en 1937. La genèse du film remonte à l'enfance de Walt qui, grâce à sa grand-mère, a découvert les contes des frères Grimm et d'Andersen. Surtout celui de Blanche-Neige. Le film s'inspire des frères Grimm pour l'histoire, mais le conte original subit des modifications : suppressions, ajouts, élaborations d'éléments. Dès 1934, Disney, aidé par son équipe, développe l'histoire en s'appuyant sur la projection d'une version de Blanche-Neige avec acteurs réalisée par J. Searle Dawley à laquelle il a assisté au Convention Hall de Kansas City, en 1917.

On apprend notamment que pour ce film, Disney utilise le procédé Technicolor qu'il avait déjà utilisé pour le court métrage Des arbres et des fleurs (1932) de la série Silly Symphonies ainsi que d'autres techniques comme la caméra multiplane et le rotoscope pour créer une profondeur réaliste. Petite anecdote au passage, les nains auraient pu s'appeler Poussif, Bouffi, Ego Ego mais après mûre réflexion, l'équipe a choisi les noms que nous connaissons. À noter que Simplet, en anglais Dopey, a créé la polémique...

Avec un budget de 1,7 millions de dollars, Blanche-Neige est aujourd'hui considéré comme un chef-d'œuvre dans l'histoire de l'animation tant pour ses innovations techniques qu'artistiques et les commentaires inclus dans cette version DVD permettent de se familiariser avec le contexte de création de ce film et de comprendre l'engouement du studio, qui prend de plus en plus d'ampleur, pour le long métrage.

Une vingtaine d'années plus tard, c'est une autre princesse qui voit le jour : Aurora, la Belle au bois dormant. Avec la sortie récente de Maléfique de Robert Stromberg, le film de Disney est on ne peut plus actuel. Et c'est tant mieux ! Parce que ce film n'est pas un Disney comme les autres comme le soulignent les bonus, denses, de cette version DVD.

Alors, il faut faire un tri. Nous avons : des clips musicaux sans grand intérêt (peut-être pour les enfants qui peuvent s'essayer à un karaoké au milieu du salon), Grand Canyon, un court métrage documentaire américain réalisé par James Algar en 1958 pour Walt Disney Productions. La partition musicale du film interprétée par le Graunke Symphony Orchestra de Munich a été enregistrée en stéréophonie en 1957 en même temps que celle du film La Belle au bois dormant dont il faisait la première partie dès les premières rediffusions à partir de janvier 1959. Concernant la bande sonore du film, nous avons également un focus sur l'histoire de Tchaïkovski (et sur sa découverte du conte), compositeur du ballet La Belle au bois dormant dont s'est inspiré George Bruns pour le film de Disney.

Enfin, une version commentée retrace les étapes de réalisation de ce troisième classique de Disney sur la voie du conte de fées (après Blanche-Neige et Cendrillon). Les commentateurs prennent leur rôle très au sérieux (et c'est plutôt drôle de revivre ce film à leurs côtés). On redécouvre les magnifiques décors influencés par l'art Pré-Renaissance, l'art médiéval, l'art gothique et perse. On note le changement dans le graphisme des personnages, aux contours plus anguleux, la précision dans les décors, les personnalités affirmées de certains personnages comme les trois fées (Flora, Pâquerette et Pimprenelle : ces triplettes de la vieille époque) et cette magnifique scène où Maléfique se transforme en dragon.

jaquette La belle et La bêteLa Belle et la Bête, ce dessin animé qui nous a fait rêver avec ses chansons, ses personnages, ses décors. Et cette belle morale : l'habit ne fait pas le moine (mais dans le fond, est-ce que la Bête n'est pas plus charmante que le prince finalement ?) Bref, sur le DVD, vous trouverez un tas de bonus : des chansons karaoké, une publicité vantant les mérites du Blu-Ray par Dylan et Cole Sprouse (Qui?? Sans intérêt, faut-il le dire), et une version commentée du film par le producteur et les coréalisateurs. On apprend, par exemple, qu'il y a une terrible erreur de raccord dans le film (faites attention lors de la scène du bar, quand Gaston est assis sur la peau d'ours), que le casting a surtout eu lieu à New-York et que les acteurs viennent, pour la plupart, de Broadway. À noter la scène de C'est la fête qui s'apparente fortement aux chorégraphies de Busby Berkeley (à découvrir si ce n'est déjà fait).

"Hakuna Matata, c'est une phrase magnifique. Hakuna Matata, quel chant fantastique. Ce mot signifie que tu vivras ta vie, sans aucun soucis. Philosophie.. Hakuna Matata". Air connu partout dans le monde. Le Roi Lion fait partie des grands classiques Disney. Pourquoi ? Parce que c'est une belle leçon sur l'identité, sur la connaissance de soi, parce que les chansons sont quand même top (même celle d'Elton John...) et parce que le travail de recherche documentaire qui s'est fait en amont au Kenya a permis d'apporter à ce film une visée documentaire non négligeable. La version commentée présente sur le DVD permet aux spectateurs de découvrir ce film, le travail sur les voix, le storyboard, l'équipe de travail.

Compter des Disney dans sa DVDthèque n'est pas proscrit. Encore faut-il bien les choisir. Basile, le détective privé n'est pas de la partie (et c'est bien dommage), mais ces quatre grands classiques peuvent aisément prendre place aux côtés d'autres films d'animation dits "grands classiques". On ne vous dit pas de regarder l'entièreté des bonus parce qu'ils sont bel et bien plus longs que les films eux-mêmes (Disney ne peut que voir les choses en grand), mais, s'il pleut encore un peu (et surtout pour les plus curieux), n'hésitez pas à jeter un œil aux versions commentées des films juste pour découvrir les secrets des coulisses.

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