Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
11/05/2010
 

Cannes 2010

Cannes déroule son tapis rouge, illumine ses salles de réceptions, maquille ses stars, et les couvre d'étincelles. La folie de Cannes explose comme un bouchon de champagne. Dans les méandres des rues, sur la Croisette, producteurs, réalisateurs, distributeurs, journalistes, photographes, ministres et autres directeurs d'institutions culturelles se bousculent, poursuivant tous un même but, la visibilité ! Cette année encore, la Belgique sera présente au rendez-vous du festival devenu, depuis longtemps déjà, incontournable. Un film francophone et un film flamand y seront présentés. Après avoir enfin compris dans quel le sens lire la carte de notre pays, nos voisins auraient-ils intégré la règle de la parité linguistique chère à notre politique ?
Côté sud du pays (en bas donc), Olivier Masset-Depasse défendra les couleurs avec Illégal, en compétition à la Quinzaine des réalisateurs. Anne Coesens, l'égérie du cinéaste, serait, semble-t-il, confondante dans sa transformation, endossant, pour ce film, la vie d'une clandestine russe perdue dans les mailles du filet de Schengen. Fidèle à son thème de prédilection, le réalisateur de Cages enferme à nouveau ses héros dans les pièges de la survie.
Le directeur du VAF (en haut donc), quant à lui, ira défendre à la Quinzaine des réalisateurs, Little Baby Jesus of Flandr, première réalisation de Gust Van den Berghe, réalisateur bruxellois sorti des bancs du Rits. Un conte de Noël en noir et blanc produit par Tomas Leyers, déjà présent à Cannes, en 2009, avec Lost Persons Area de Caroline Strubbe. Petit bébé Jésus de Flandr est l'histoire d'un trio décalé, témoin, le jour de Noël, de la naissance d’un enfant qu’ils pensent être le petit Jésus. Et si l’enfant Jésus était né en Flandre, cela réconcilierait-il les communautés ?

En attendant de pouvoir découvrir ces deux films sélectionnés (ceux qui ne se déplacent pas à Cannes doivent s'armer de patience), deux films se déroulant en Afrique sont actuellement sur nos écrans. Vent de sable, femmes de roc de Nathalie Borgers et Le Jour où Dieu est parti en voyage de Philippe Van Leeuw.
Début juin, le 2 plus précisément, Diego Martinez Vignatti fera vibrer nos latitudes aux airs langoureux du tango avec
La Cantante de tango. Eugenia Ramirez Miori, talentueuse dans la danse comme dans le chant, puise ses accords dans la brûlure de ses désillusions amoureuses... Un film puissant sur la détresse de la déchirure, sans hystérie ni pathos et simplement sensible.

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