Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/10/2003
 

Chaque jour est un jour du mois d'août de Nathalie André

Noir... Fond sonore sur fond noir... Voix d'homme sur fond sonore noir. Sur le ton de la confidence, elle nous indique un chemin, celui de la mémoire, d'UNE mémoire que l'on voudrait perdre.

Dans une pièce d'habitation à l'abandon, deux pigeons, couple réputé inséparable. Seuls témoins du délabrement de ce qui était habité, beau, soigné, coloré, sans tache et qui a sombré. (Marie Trintignant et son amant étaient dans un hôtel en Lituanie)

Un jour, un homme fait visiter ces pièces à une femme. C'est presque un viol d'UNE mémoire. Parce que dans ces pièces il y a les traces qui rendent cette mémoire douloureuse. (Marie Trintignant et son amant se disputent dans leur chambre d'hôtel)

Il y a donc un AVANT. Celui-là que l'on aimerait tant garder figé comme si le temps avait été à notre désavantage. Mais il y a un APRES qui est le seul justificatif à l'existence de cette mémoire...malheureusement toujours aussi vivace... terriblement implacable sur la frontière qui a séparé ces deux instants. (Marie Trintignant tombe sous les coups portés par son amant)

Il y a ces images d'une femme, belle, à la robe blanche, aux yeux intenses dont je me souviens. Et puis il y a quelques taches rouges. (Marie Trintignant ne sortira plus de son coma. Juillet 2003).
Texte de Thierry Zamparutti, illustration de Gwendoline Clossais

Ndlr : j'ai tenu à dédier mon texte à Marie Trintignant. Le choix du film de Nathalie ANDRE est peut-être le fait d'un « hasard objectif » (Breton).

Thierry Zamparutti et Gwendoline Clossais
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