Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
11/03/2010
 

Charlotte Joulia, En attendant que la pluie cesse

Rien ne laissait prévoir que la jeune Charlotte Joulia, à l'enfance paisible dans son Rouen natal, entourée par ses parents enseignants en éducation physique, arpenterait un jour les plateaux de cinéma dans l'espoir de se retrouver derrière la caméra. Rien, si ce n'est la cinéphilie de sa famille et l'enseignement public qui lui a permis de faire des études secondaires option cinéma. Après un graduat en image, toujours à Rouen, l'oiseau prend son envol pour atterrir à Bruxelles. C'est là qu'elle découvre la réalité de son métier et, un poste sur le plateau dont elle n'avait pas soupçonné l'intérêt: la scripte.
Qui mieux que ce technicien, bloc à la main, collée au combo et au réalisateur, suit chaque étape de la réalisation, attentive à chaque fonction tout en ayant un regard global du tournage? Elle passa donc de derrière la caméra aux côtés du réalisateur. Forte de cette expérience, Charlotte Joulia revint derrière l'œilleton, mais cette fois avec sa propre histoire à raconter.
Après un premier court métrage Papillons de nuit, dans lequel ses comédiens étaient des danseurs qui avaient créé leur spectacle pour elle, écrivit, produisit et réalisa son second court; En attendant que la pluie cesse. Tout cela en comptant sur ses propres forces et une bande de copains. Heureusement pour elle, elle a de belles fréquentations dont Louis-Philippe Capelle à la caméra HD. Ces quelques dix minutes sans prétention, sont d'une extrême sensibilité, où la convoitise émane lentement des corps de ces personnages jusqu'à son comble. Tout est dans la délicatesse de la retenue des mouvements à peine esquissés. Une apologie du désir interprétée par Laetitia Reva et Bernard Yerles, couple dans la vie, ce qui, sans aucun doute, rend la passion tangible.

Charlotte Joulia sera l'invitée de l'Envers du court sur laDeux, le dimanche 14 mars. Elle présentera son court métrage.

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