Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
16/11/2008
Mots-clés : édito, festival,
 

Des écrans pour satisfaire notre curiosité

En ces mois de novembre et de décembre, nous allons vivre une longue série de festivals à Bruxelles comme en Wallonie; le Festival du film indépendant, Filmer à tout Prix, Media 10/10, le Méditerranéen, Cinéma d'Attac, le Festival du film européen de Virton, celui de Spa, le Festival du cinéma belge de Bruxelles, etc. Tous attestent de la santé exubérante du cinéma hors circuit commercial, et de l'incapacité des salles de proposer des films autres que les blockbusters, qu'ils soient d'un côté ou de l'autre de l'atlantique pour lesquels des contrats bétonnés sont établis. Sans vouloir entrer dans la polémique de la distribution, on constate que le public pour ces manifestations existe. Contrairement à ce qui est souvent prétendu, l'humain lamda, doté d'une vision moyenne, comprenant les langues nationales et sachant lire si nécessaire les sous-titres, celui qu'on appelle spectateur potentiel, est intéressé par ce que d'autres humains ont vécu, rêvé ou même imaginé et traduit en images animées et en sons.

Ces festivals en sont une preuve vivante. Ce qui devrait rassurer les réalisateurs ainsi que l'industrie du cinéma. Car rien n'est plus frustrant qu'après s'être démené pour parvenir à un montage financier qui tienne la route, avoir trouvé les comédiens et les techniciens encore disponibles malgré les reports de dates de tournage dus aux désistement ou non engagement de certains coproducteurs, avoir enfin pu commencer et terminer l'œuvre, le rêve, la passion qui vous fait vibrer, avoir passé des heures et des jours à monter et démonter les images et les sons pour, au final, devoir attendre des semaines, voir des mois qu'une salle veuille bien programmer votre film! Sacrée niche où l'on cherche à caser les films d'auteurs, atypiques et originaux, comme elle se cache bien!

Donc, sans gémissements ni plaintes, profitons pleinement de tous ces films qui nous sont offerts (façon de parler), avant que les salles ne ferment définitivement leurs portes aux réalisations à budget réduit et qu'on ne puisse plus les découvrir que sur DVD ou en projection unique dans les manifestations thématiques ! 

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