Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/06/2000
Mots-clés : portrait,
 

Diana Elbaum

Elle quitte la Belgique à 18 ans pour entreprendre des études de littérature sud-américaine, à l'Université de New-York, entourée de fous de cinémas dont elle ne partage pas l'enthousiasme.
Sa passion de la civilisation Maya l'entraîne en Israël (l'Université de Jérusalem possède une collection de sculptures mayas), où, pour gagner sa vie, elle trempe le pied dans la marmite du cinéma. Patatras ! Diana tombe dedans, manque de s'y noyer mais surnage en travaillant sur les grosses productions américaines (c'est l'âge d'or de la Cannon de Golan et Globus). L'apprentissage dure quatre ans à raison de 12 heures par jour, 6 jours semaine sur une quinzaine de films.
Rentrée en Belgique, en 1988, elle est partie prenante du tournage de Marquis d'Henri Xhonneux produit par Aligator Films. Après quelques années dans la pub, elle crée Entre Chien et Loup en 1994 et reprend la production exécutive d'Un Divan à New-York, le long métrage de fiction de Chantal Akerman.
Elle se lance dans la production de documentaires ( Les Gens de Migdal de Miel Van Hoogenbemt) puis de fictions avec La Dinde un court métrage de Sam Garbarski et, un projet singulier, tant dans le fond que dans la forme, Thomas est amoureux, un scénario de Philippe Blasband mis en scène par Pierre-Paul Renders. Lorsqu'elle prend connaissance du projet, Diana Elbaum, est séduite par le sujet du film : comment communique-t-on aujourd'hui ? A travers des écrans ?Un beau challenge qui devient le premier long métrage de Renders. « Nous sommes à l'aube d'une mutation dont nous ne sommes que les dinosaures », affirme-t-elle, pleine de vivacité et les yeux pétillants de malice.
Elle coproduit, Haut les coeurs!, le beau film de Sólveig Anspach qui nous montre comment se confronter à la maladie et à vaincre la mort. Puis ce sont Lumumba et Saint-Cyr, deux films français à participation minoritaire qui font partie de la sélection du Festival de Cannes 2000 (coproduits avec JBA, Archipel 33), des sujets forts comme elle les aime, (elle qui ne voit aucun intérêt à fabriquer des téléfilms consensuels et mollassons pour la grille horaire de 20h45).
Diana Elbaum a plein de projets : une trilogie réalisée par Lucas Belvaux, le réalisateur du savoureux Pour Rire! Il s'agit de trois longs métrages de fiction, trois genres différents mais qui racontent peut-être une histoire similaire? Deux documentaires : Niños de Jose-Luis Peñafuerte et Made in the U.S.A. de Sólveig Anspach qui traite de la peine de mort aux Etats-Unis. Tout ça ne l'empêche pas de s'intéresser à Les Tremblements lointains de la Terre de Manuel Poutte et de rechercher des projets de longs métrages (réalisateurs : à vos courriels ou vos téléphones ! Sujets forts; sinon s'abstenir !)

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