Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/02/1998
 

Doucement de Jacques Decrop

La chair de l'orchidée

Doucement de Jacques Decrop nous plonge dans l'intimité d'un couple  : "Tu me fais confiance ?", dit-il. "C'est quoi ton truc, le sado-maso ? Vas-y, crache !" demande-t-elle. "C'est une question d'amour". "C'est quoi ? Ça fait mal ?" "Oui et non."Doucement de Jacques Decrop Et elle cède à une pratique que se garde de nous révéler le réalisateur (Fist fucking ? Sodomie ?) et que l'amour adoucit (de même que le beurre pour rester cinéphile). Meurtrie, la fille se demande si son amant l'a possédée par sadisme ou par amour. Ce corps à corps qui devient un corps à coeur semble illustrer ces propos de La Fontaine  : "Aimer sans foutre c'est peu de choses mais foutre sans aimer ce n'est rien". C'est filmé en noir et blanc, au plus près du corps des amants dans le timing de leur souffle (au sens latin de anima). Il est assez rare, et cela mérite d'être souligné, de voir des films sur l'amour physique qui tiennent la route en évitant le créneau du X ou du culturel faux-cul.

Doucement. Réal  : Jacques Decrop. Image  : C.L. Zvonock. Mont.  : Frédéric Fichefet. Int. : Valérie Bauchau, Serge Demoulin. Prod.  : Artemis Prod. , avec l'aide du CCA.

commentaires propulsé par Disqus