Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/08/2000
Mots-clés : portrait,
 

Eric De Staercke

  A onze ans il découvre L'Avare de Molière, une pièce auquel il ne comprend pas grand chose mais qui l'émerveille et le marque. Pour des raisons qui lui échappent, Eric De Staercke rate son avant-dernière année de gréco-latine à l'Institut Saint-Boniface et ne peut y monter une pièce de Courteline. Trop c'est trop. Il file au collège Saint-Louis et y joue avec ses condisciples La Cantatrice Chauve de Ionesco. Il commence à l'IAD une formation de comédien sous la direction d'Armand Delcampe puis celle de José Valverde qu'il termine en quatre ans, joue dans de nombreux courts métrages de l'école et commence une carrière de comédien. Pour lui, le théâtre est une machine à faire rêver, à raconter des histoires, à émouvoir. Il s'intéresse donc à tous ses aspects : régie, décors, éclairages.
En 1985, il co-fonde le Théâtre Loyal du Trac, remplace, au pied levé un metteur en scène malade, y prend goût et continue à faire de la mise en scène. Au cinéma, il joue dans Je pense à vous, le film de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Puis c'est l'aventure de Ketchup, un court métrage de Coeman et Goldschmidt qu'il coproduit et qui, à l'origine, devait être un long métrage racontant les mésaventures d'un couple qui, la veille de son mariage, enterre, chacun de son côté, sa vie de garçon et de fille. Film où les répétitions des personnages ont été longues afin de pouvoir improviser lors des prises de vues.
Ex-membre de la ligue d'impro, professeur à l'IAD, il joue dans les Maîtres de l'orge, un feuilleton télévisé réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe qui tourne ses plans à toute vitesse, ayant le film déjà monté en tête. Puis c'est Le Dernier rêve, le film d'Emmanuel Jespers qui lui laisse le souvenir d'un grand nombre de prises mais surtout d'un réalisateur très conscient de ce qu'il veut obtenir. A la rentrée il jouera dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais au Théâtre National et travaillera avec Coeman et Goldschmidt à l'adaptation, pour le cinéma, de Noces de vent, une pièce qu'il a mise en scène et qui avait intéressé Alain Berliner avant son aventure américaine.

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