Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
08/09/2006
Mots-clés : festival,
 

Festival du film Francophone de Namur, 2006

Le Festival du Film Francophone de Namur présente sa 21ème édition du 29 septembre au 6 octobre 2006. Une semaine, 150 films. Le pays invité cette année est l'Algérie et le Coup de Coeur, Emmanuelle Béart!

Le Festival est une vitrine de tout ce qui se fait de par le monde francophone; africain, québecois, suisse, français, belge et même roumain.

Pour sa 20ème édition, le festival était sous les couleurs belges, vu sa production annuelle exceptionnelle, cette année c'est la Suisse romande qui tient le haut du pavé.

Le Festival se veut être un tremplin pour le cinéma belge; pour ses professionnels, les comédiens etc. même si les distributeurs ne sont pas toujours conscients que le public est là et ne demande qu'à découvrir les productions belges, sans devoir attendre les sorties officielles.

FIFF 2006 afficheLes films francophones ne sont pas nécessairement des films parlant français, mais provenant de l'espace francophone. Les films provenant de l'Afrique dite francophone ou du Maghreb, sont chaque fois plus nombreux à recourir à l'utilisation de la langue locale avec sous-titre français. Mais malgré tout, ces films ont tous un trait commun : la référence à la culture francophone, surtout à des films qui mettent en valeur  l'humanisme et les  droits de l'homme. Ces réalisations ont souvent un caractère social.

Dans l'espace francophone, il y a un pays dont le cinéma est en pleine explosion, d'après Nicole Gillet, c'est le cinéma roumain, non pas tant dans la quantité de films produits mais bien dans son originalité! La preuve en est que de nombreux films roumains sont sélectionnés et primés dans les festivals d'Europe.

Sur les 20 ans d'existence du festival de Namur, l'évolution est flagrante dans la production africaine : il y a chute des productions de longs métrages de fiction mais une forte augmentation des documentaires faits par des africains, avec un réel point de vue sur leur propre culture mais aussi sur la culture des autres. Il existe une tendance du film africain à se pencher sur la pensée, voir la réalité occidentale.

La programmation des films français se taille la part du lion. Même si le festival veut donner l'avantage aux films d'auteurs, le grand public n'est pas oublié. Au contraire.

S'il y a un maître mot pour définir ce festival c'est la dimension humaine!

Dimension humaine dans son organisation : trois salles de cinéma, un podium où tous les invités sont accessibles à tous, 150 films selectionnés, pas plus, un cinépass de 15€ qui donne accès aux 150 films!

La sélection ne se fait pas sous un critère de quota de provenance géographique mais bien selon des coups de coeur, tout en veillant à présenter un cinéma diversifié.

Il n'y a pas de marché en tant quel tel, mais officieusement des acheteurs télé, cinéma, des producteurs du monde de la francophonie se donnent rendez-vous à Namur. Par exemple si le film Congorama a pu exister c'est grâce au FIFF où se sont rencontrés les producteurs belge et québécois, réalisateur québécois et comédiens belges!

En dehors des films en compétition, il y le focus belge, une sélection faite en collaboration avec la Communauté Française. Des films belges sortis en salle durant l'année écoulée, présentés avec l'intention de montrer aux invités étrangers un éventail des productions locales. Au programme de cette année, nous avons Bunker Paradise de Stefan Liberski, L’Enfant de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne,L’Icebergde Fiona Gordon et Dominique Abel, Ordinary Man de Vincent Lannoo, Vendredi ou un autre jour de Yvan Lemoine, Congo River de Thierry Michel, Le Poulain d’Olivier Ringer etAny Way the Wind Blowsde Tom Barman.

Pour connaître l'entièreté de la programmation du festival, en Sélection et dans les sections parrallèles, comme les matinées scolaires, voir le site officiel du FIFF.

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