Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
Mots-clés : court métrage, festival, France,
 

FOCUS sur le Festival c’est trop court ! de Nice

Cette année se déroulera, en octobre, le festival du court métrage de Nice pour la 14ème édition, sous la houlette de l’association Héliotrope. Un festival qui récompense la jeune création européenne, les films expérimentaux et l’animation. L’appel aux films est lancé. Vous avez jusqu’au 31 mai et il y a 16 000 euros à la clé !

affiche du festival européen du court métrage de NiceSi ce festival a retenu notre attention plus que d’autres (pourtant, en France, ce ne sont pas les manifestations autour du court métrage qui manquent !), c’est qu’il se distingue par l’étendue des films qu’il peut sélectionner. Alors que la plupart des festivals n’acceptent que des courts d’une durée réduite (maximum 30 minutes), le pari du Festival c’est trop court, est d’accepter les films jusqu’à 60 minutes. À Nice, le moyen métrage n’existe pas, il reste un mot que les distributeurs ont inventé pour se faciliter leur tâche de programmateurs. Bien sûr, ce n’est pas simple, car le festival a de plus en plus d’ampleur au fil des ans, et les sélectionneurs, ayant plus d’un millier de films à regarder, pourraient être un peu découragés à la vue du compteur, mais tant pis, ils préfèrent prendre le risque de ne pas passer à côté d’un coup de cœur, plutôt que de le faire glisser entre leurs doigts.
Hormis cette spécificité, le festival n’a pas de ligne éditoriale stricto sensu. Tous impliqués dans le cinéma, les réalisateurs, passionnés et membres de l’association fondatrice (qui s’occupe de promouvoir le court métrage au niveau régional et dans les écoles), choisissent ensemble les films en compétition. La subjectivité est de mise, et c’est ce qui donne au festival ce côté attrayant et démocratique. Il a pour objectif de toucher le grand public sans faire fi de ses ambitions artistiques. L’équipe revendique le fait d’élaborer ses programmes, seule, en essayant d’éviter au maximum la pression marketing. Fidèle à son authenticité, elle réussit quand même à composer un jury international et à donner, ainsi, une belle visibilité aux films.
Bien représentée en 2013, la Belgique a obtenu une part importante de la sélection finale. D’ailleurs, un quart des films primés en octobre dernier, étaient belges. Tristesse Animale Sauvage a eu le prix du jury, Noémie Schmidt, le prix d’interprétation féminine pour Coda de Ewa Brykalska et Atomes, d’Arnaud Dufeys a reçu la mention spéciale du jury étudiant. La maîtrise et la maturité des étudiants de l’Insas a impressionné les professionnels, et le comité de sélection a hâte de découvrir le nouveau cru de cette année, confie le directeur artistique, Laurent Trémeau.
Dans la section animation, qui reçoit exclusivement des courts métrages provenant d’écoles francophones, nos courts d’école ont, eux aussi, fait leur effet, en particulier l’univers délirant des sœurs Brûlés et le fameux Oh Willy d’Emma de Swaef et Marc Roels. Pourtant, pas de prix pour l’animation belge l’année dernière, il ne reste plus qu’à relever le défi. Avis aux étudiants du Royaume !
Toutes les information sur le festival sont disponibles ici : www.nicefilmfestival.com, vous pouvez postuler en ligne directement via la plateforme du site Internet.

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