Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/03/2001
Mots-clés : hommage,
 

Hommage à Edmond Bernhard

Né à Halle en 1919, Edmond Bernhard nous a quitté au début de ce mois. Il était passionné par le jeu d'échecs, l'écriture tant littéraire que cinématographique et le jazz (il avait publié Apologie du Jazz et joué du piano sur la scène belge). Dans notre prochain webzine, Philippe Elhem vous parlera de son oeuvre cinématographique. A l'occasion de la publication de A Chacun son cinéma aux Editions Luc Pire-Cinergie, nous lui avions demandé ce qui avait déclenché son désir de cinéma. Il nous avait envoyé ce texte que nous reproduisons ci-dessous.Faire un film, seulement cela.
J'ai bien reçu cette fois votre aimable lettre; à laquelle je n'ai malheureusement pu répondre immédiatement. Vos appréciations, si élogieuses, de plusieurs de mes films m'ont, venant d'un connaisseur, vivement touchées : elles démontrent, quoiqu'il en soit - que vous ne situez ni la qualité, ni peut-être l'importance des choses, - si tant est qu'elles en aient, - dans celle de leur proportions - ou celle de leur genre (pour autant que le genre romanesque, "de fiction" comme on dit, détienne en soi quelque supériorité ?).
(...)
De toute manière, je ne vois pas bien ce que j'aurais pu raconter sur le thème personnel que ce texte propose : un "déclic" ?... mais je n'ai jamais voulu "faire du cinéma". J'ai voulu, - après avoir tâté de la peinture, de la musique, de la littérature, faire un film, seulement cela. Et celui-ci à partir d'un scénario - tout fait, et le plus beau du monde disait Valéry - celui qui constitue simplement une messe ordinaire. Le reste, sauf Echecs, autre sorte de messe, en quelque sorte, a été une suite de propositions extérieures.
(...)
En espérant moi aussi vous revoir (je ne me souviens plus de cette partie au Welkom... Ah le bon temps !), je vous adresse, cher Monsieur, mes sentiments les meilleurs.

 

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