Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
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mai 2008

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01/05/2008
 

J’aurais voulu être un danseur d’Alain Berliner

LE FILM

scène du filmUn an après sa sortie, le cinquième long-métrage d’Alain Berliner (le troisième pour le grand écran) est maintenant disponible en DVD. À la vision, on admire une fois de plus le travail de réalisation,  l’impeccable mise en place des numéros dansés, le choix des cadres et des couleurs en référence au classique des classiques de la comédie musicale US, l’abattage de Vincent Elbaz qui prend un visible plaisir à incarner ce personnage qui va, en dépit de tout, au bout de son rêve. On regrette d’autant plus que la mayonnaise ne prenne pas.
La faute sans doute  à un projet trop ambitieux, oscillant entre la pure comédie musicale, la tragédie grecque et le mélodrame psychanalytique (pour reprendre les termes contenus dans l’excellente critique que notre consœur Anne Feuillère consacre au film dans le numéro 115 de notre revue).

Constamment tiraillé entre la légèreté propre au « Musical » et la lourdeur d’une réflexion quelque peu fumeuse sur le destin, la transmission et la filiation, le film peine à trouver son rythme et s’abandonne petit à petit aux facilités d’un scénario cousu de fil blanc. Dommage, car l’idée de départ était bonne, et le personnage principal attachant. On retiendra également le très impressionnant numéro final et la dernière prestation du regretté Jean-Pierre Cassel, élégant et professionnel jusqu’au bout des ongles.

LE DVD

Distribué en Belgique par Twin Pics, cette galette TF1 Vidéo propose une très honnête restitution du film qui respecte tant le cadre que le délicat équilibre des couleurs. Proposé au format 2.35 :1, il convient tout autant aux écrans 16/9 que 4/3 avec un minimum de vignettage. Le film est en version française sans sous-titres, et est proposé en version Dolby stéréo pour les possesseurs d’un téléviseur traditionnel, ou en Dolby 5.1, mieux adapté au home cinéma. En bonus, quatre scènes coupées, effectivement dispensables, et un sympathique making of de 25 minutes, dû à la caméra de Christine Rabette dont on attend toujours qu’elle donne une suite à son sympathique court-métrage Merci. Un seul bémol à cette livraison par ailleurs sans reproches : la jaquette pas des plus réussies. On n’est pas sûr que ces incrustations assez kitsch sur fond noir emporteront l’adhésion du client confronté au choix pléthorique de son rayon vidéo. À  tout prendre, on aurait préféré l’affiche originale cinéma avec les trois parapluies colorés derrière un Vincent Elbaz chantant sous la pluie, mais bon…

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