Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
Mots-clés : sortie en DVD, comédie,
 

Je fais le mort de Jean-Paul Salomé

jaquette dvd Je fais le mort Avec un titre pareil, une histoire aussi dingue qu'un comédien qui joue les morts dans les reconstitutions policières, et une telle tête de gondole, le merveilleux et hilarant François Damiens toujours aussi tendre et à côté de la plaque, on s'attendait à une comédie farfelue et fantaisiste façon Pascal Thomas, Pierre Salvadori ou version totalement barrée, à la Serge Bozon. Mais c'était sans compter avec le palmarès de Jean-Paul Salomé à qui l'on doit un bon nombre de films très ambitieux et relativement insipides comme Belphégor, ou l'Arsène Lupin avec Romain Duris. Alors, sans réelle surprise, Je fais le mort s'avère plutôt décevant. Le film est bourré d'idées et de références, porte de vraies ambitions cinématographiques mais, un peu auto centré sur ses propres acrobaties, il n'arrive pas à trouver son rythme et à se laisser aller à la folie qu'il laissait présager. S'il réussit à trouver un climat angoissant, qu'il construit savamment ses atmosphères et qu'à d'autres, il est drôle grâce à Damiens et à Nakache (surprenante dans son rôle de bouledogue maladroit), sa double nature, entre polar et comédie, n'arrive pas vraiment à s'affirmer et la sauce ne prend pas. Une certaine volonté de maîtrise finit par l'étouffer et sa lenteur le sabre à petit feu. Quant à l'édition DVD de Lumière, elle tente le tout pour le tout avec un entretien du réalisateur assez intéressant qui passe en revue ses ambitions, son travail avec les comédiens, sa collaboration avec Bruno Coulais qui signe une très belle bande originale. Les bonus offrent aussi 4 minutes d'impro de François Damiens toujours aussi drôle et une version commentée par Salomé qui apporte beaucoup à la profondeur du film. Mais n'aurait-on pas préféré une version commentée par Damiens ou d'autres bonus plus proche du comédien et de ses facéties, le seul qui apporte vraiment de la fantaisie au film ? Car c'est lui avant tout qu'on avait envie de voir et d'entendre.  

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