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Hommage à Jean-Michel Vlaeminckx

Je suis venu au cinéma après avoir découvert Citizen Kane. C'est un film inépuisable. Je l'ai vu 40 fois et je suis prêt à le revoir 40 fois encore."

Jean-Michel s'expliquait devant la caméra de Richard Olivier

A 16 ans , je voulais faire du cinéma, mais je ne savais pas comment m'y prendre pour devenir réalisateur. Je suis entré à l'IAD où j'ai été mis à la porte après quelques mois.

Nous étions en mai 68 et j'avais "emprunté" la seule et unique caméra Arriflex de l'école pour filmer une manif estudiantine. Les flics m'ont arrêté et ont endommagé la caméra en l'ouvrant. elle a dû être envoyée en Allemagne pour réparation. Conclusion, les étudiants n'ont pas eu de caméra à leur disposition pendant dix longs mois, et moi j'ai dû vider les lieux.

A cette époque, on tournait peu de longs métrages en Belgique. Pour avoir accès aux plateaux de tournage, je me suis mis à faire des photos. C'était accessible à tous points de vue, car je pouvais acheter un film, le développer et tirer des photos que je vendais à divers magazines et journaux. C'est ainsi que j'ai pu découvrir et analyser le métier du chef opérateur et de ses assistants.

Mes goûts pour le cinéma sont partagés entre la fiction et le documentaire. J'ai une grande admiration pour Jean Rouch qui a réussi à créer une médiation entre ces deux écritures différentes. Rouch m'a beaucoup apporté. D'abord, il a tourné avec de faibles moyens et une caméra 16 mm, à une époque où tout le monde tournait en 35 mm. Il a influencé toute le nouvelle vague en France.

Arrivé à l'âge de la pension, je me suis dit: tu as voulu être cinéaste et si tu ne tournes pas maintenant, tu ne le feras plus jamais. Depuis quelques années, je tourne donc des portraits de cinéastes et des personnalités du monde du cinéma en Belgique.
Avec Dimitra Bouras, on a compris que le web vidéo se développait sur internet. Cinergie est donc devenu l'un des rares sites où l'on fait du cinéma sur internet: www.cinergie.be
Si je devais emporter sur une île déserte une seule de mes photographies, ce serait celle de Alexandre Trauner, le chef décorateur des films d'Orson Welles. Je l'ai rencontré à Paris. C'était un personnage d'une simplicité et d'une gentillesse inouïes. Il m'a expliqué comment il s'y était pris pour que ces décors créent le lien entre des lieux souvent très éloignés les uns des autres, et dans lesquels Welles a tourné ses films.


 

in Big Memory de Richard Olivier

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