Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
05/12/2006
 

L. de Vania Leturcq

Dans une chambre d’hôtel, une jeune femme attend l’homme qu’elle aime…
Difficile de faire plus simple comme pitch. Et pourtant c’est là toute l’originalité du film de Vania Leturcq : il ne s’y passe absolument rien. Ou plutôt, les seules choses qui passent sont les émotions sur un visage, celui de l’actrice principale, omniprésente. Un visage duquel il devient dès lors impossible de détourner le regard.

L. de Vania LeturcqD’une beauté fascinante mais classique, rappelant certaines actrices italiennes (on pense surtout à Valentina Cervi dont elle est le portrait craché – même si le jeu des comparaisons est bien futile), Edwige Baily, jusqu'ici surtout cantonnée au théâtre et aux courts de fin d'études) joue avec tout son corps, tout son talent, toute sa palette d’émotions, se donne à la caméra sans aucune retenue. On a l’impression, en quelques minutes seulement, de voir la naissance d’une grande actrice. Et ça, c’est assez rare pour le souligner.

L. de Vania LeturcqNue et pourtant extrêmement pudique, elle passe de la joie à la tristesse, de l’euphorie à la détresse avec un naturel désarmant sans pour autant que l’exercice ne tourne à la performance.

Si le principe du film peut laisser indifférent, voire même crisper par son parti pris radical, on attendra néanmoins avec impatience de voir la direction que va prendre la carrière d’une actrice dont la caméra (et l’auteur de ces lignes) sont tombées follement amoureuses.

commentaires propulsé par Disqus