Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
11/02/2009
 

La culture doit-elle être synonyme de divertissement pour être appréciée?

Etre journaliste culturel fait encore rêver les foules. A la soirée « opération carrières » d'une école secondaire bruxelloise, les plus longues listes de rendez-vous d'étudiants curieux de connaître les ficelles pour atteindre un domaine professionnel convoité étaient réservées à ceux qui exercent dans la presse écrite ou audiovisuelle, et la cerise était octroyée aux colonnes culturelles.

Qui ne rêverait pas d'être payé pour lire des livres, voir des films ou aller au théâtre et au concert, faire les expos, les vernissages ? Demander à nos rédacteurs ce qu'ils en pensent!

Et pourtant, la presse va mal, elle a mal à son ego; elle a beau exister, se décarcasser, personne n'en veut! Sur les quelques feuilles de journaux que l'on voit dans les mains des voyageurs du métro matinal, la quasi totalité est « la » même feuille distribuée gratuitement dans les transports en commun des principales capitales, entièrement payée par la pub!
Nous nous trouvons dans une étrange logique où la culture et la connaissance se doivent d'être librement offertes et surtout très sexy pour attirer le chaland!

Nous avons pris le parti d'aller à la rencontre de ceux qui donnent un sens aux images qui nous entourent et de permettre à leur réflexion de trouver leur place dans nos pages.

Malgré notre gratuité nous continuons à défendre le point de vue des créateurs, un exercice qui nous est permis grâce à la notion de service public encore d'actualité bien que certains voudrait la voir disparaître. 

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