Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/12/2005
Mots-clés : critique de cinéma,
 

La Moutarde était sucrée de Tanguy Pâques

Je n'aurais pas voulu passer sous silence cette comédie gentille et bien élevée qui terminait, sur un ton léger, la programmation du festival. L'idée de départ est excellente mais, hélas, maladroitement écrite et mise en images avec une confondante naïveté. Elle a provoqué les réactions mitigées d'un public un peu interloqué.
Nous voici donc partis pour partager les mésaventures de Simon, un garçon des plus sympathiques, à l'exception d'un minuscule défaut. Il ne supporte pas la grossièreté, le manque de savoir-vivre et, de manière générale, tous ceux qui ne partagent pas son mode de vie et sa façon de penser. Et il ne se prive pas de le leur dire, parfois assez crûment, ce qui lui vaut de multiples ennuis. Excédée, sa compagne lui adresse un ultimatum : ou bien il s'abstient de commentaires tout l'après-midi au cours duquel elle invite les quelques amis qui leur restent; ou bien il fait ses bagages. Simon s'arme donc de patience et se blinde de bonne volonté. Las, leur copine Sylvie se pointe en compagnie du nouvel homme de sa vie. Un beauf de chez beauf, lourd de chez lourd, qui multiplie les provocations inconscientes. Simon va-t-il pouvoir tenir sa promesse?
La salle a beaucoup ri. Pas toujours, sans doute, aux moments espérés par le réalisateur, mais ce sont les aléas du métier. Et si on n'échappe ni aux clichés ni à la caricature, le film enchaîne les gags de manière assez cocasse et sur un rythme enlevé. On notera également de superbes décors et des couleurs bien saturées qui épicent quelque peu une manière de filmer somme toute assez scolaire. Mais j'ai une tendance à l'indulgence pour les péchés de jeunesse, même assez marqués, qui parsèment ce film d'études. Les tribulations de Simon et de son entourage nous ont donné une occasion trop rare cette année de nous détendre sans arrières pensées.

 

commentaires propulsé par Disqus