Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
Webzine
Mai 2005
01/05/2005
 

La Part de l'Ombre d'Olivier Smolders

Ecrivain, essayiste, pince sans rire, cinéaste (ses courts métrages feront l’objet d’une édition DVD), réalisateur de Nuit noire, un premier long métrage, professeur à l’INSAS, Olivier Smolders est bien placé pour faire le lien critique entre cinéma et littérature en écrivant d’emblée que la « littérature n’a pas à être adaptée au cinéma » et d’ajouter : « Si le cinéma a quelque chose à voir avec le fait littéraire, c’est peut-être parce qu’à la stratégie prioritairement dénotative de l’un répond systématiquement l’évidence connotative de l’autre. Le mariage entre les formes constituées à l’écran et des formes suggérées par les mots est assez stimulant, car il permet de faire circuler la projection fantasmatique ».

La Part de l'ombre - publicationL'Auteur et son double

Ceux qui connaissent les précédents opuscules publiés par Olivier Smolders ne manqueront pas de retrouver son style inimitable fait d’humour pince sans-rire et de banalités de bases mises en perspective. Pour ceux qui veulent découvrir un cinéaste et écrivain singulier, outre une biographie de Paul Nougé, nous vous conseillons  Le cinéma parlant, dictionnaire d’idées reçues sur le cinéma  (éd. Daily-Bul) et  Eloge de la pornographie, où l’on comprendra pourquoi le cinéma pornographique est un genre charmant sympathique  et parfaitement délicieux.   Un angle du cinéma pornographique tel que vous ne l’aviez jamais imaginé, si l’on ose dire. Une religion en quelque sorte. Comme le cinéma, tiens, tiens ! Par ailleurs si  Mort à Vignole vous a fasciné comme nous l’avons été, vous en découvrirez l’intégralité du commentaire dans La part de l’ombre, ainsi que ceux de Seuls, Adoration ou Neuvaine (un film bien plus terrifiant sur l’enfance du réalisateur dans un pensionnat religieux que le dernier opus d’Almodovar). 
Enfin et surtout, un journal de bord de Nuit noire qui vous permettra de suivre le parcours du film, ses différentes étapes jusqu'à sa finition actuelle.

 


Olivier Smolders, La part de l’ombre, Les Impressions nouvelles, Paris-Buxelles

commentaires propulsé par Disqus