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Novembre 2017

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La Vidéothèque Nomade

C'est mardi et nous sommes une quinzaine à avoir bravé le temps pourri pour nous retrouver à la cafétéria du Point Culture de Bruxelles, où la Vidéothèque Nomade a établi son camp pour une nouvelle séance de son "Court-bouillon".  

Au travers de la baie vitrée qui court tout au long de la pièce on contemple la tempête qui balaye la tumultueuse activité du carrefour Botanique. Dans l'atmosphère molletonnée de l'intérieur, les chaudes couleurs des créations laineuses de l'atelier de tricot répondent en contrepoint au gris bitume du dehors. Autour de la grande table en bois où trônent cafés et gâteaux marbrés, une quinzaine de personnes se passent une énorme pochette de DVD qu'ils consultent tour à tour par groupe de deux ou trois. Il s'agit de faire la sélection des films que l'on visionnera aujourd'hui : 4 ou 5 courts métrages au terme desquels on échangera impressions, critiques et sentiments, avec l'éventuelle finalité de les intégrer à une programmation publique de fin de trimestre. 

Court-bouillon est un "laboratoire d'images et de rencontres", l'une des activités récurrentes de la Vidéothèque nomade, entité de diffusion de l'asbl 68septante. 
Battant le pavé tel des pèlerins de la vidéo, ses membres parcourent le pays écran plasma sous le bras, lecteur DVD sous l'autre et catalogue de films entre les dents. 
Peu de fictions dans ce catalogue, s'étoffant au fil des années et des rencontres. Des films d'arts, du documentaire, de l'expérimental, autant de courts métrages atypiques qui trouvent là un biais de diffusion précieux. À l'heure du zapping effréné où l'on jauge les vidéos en trois secondes avant de les faire ou non sortir du champs d'un coup d'index ou de molette de souris, la vidéothèque fait presque figure de résistance avec ses DVD aux contenus obscurs. 

Et si on parle de plus en plus dans les instances cinématographiques belges d'accompagner les films afin de valoriser par une présence humaine, une rencontre ou autre activité annexe, le travail accompli, la vidéothèque nomade pousse depuis 2008 ce concept à son paroxysme. 
C'est loin du sérail des cinéphiles avertis que les rencontres de l'asbl puisent leur charme, celui de regards neufs et piqués à vif par des films qui ne se donnent généralement à voir qu'aux amateurs du genre.  
Et si c'est "à chier" ou que l'on "n'a rien compris" au film on ne se gène pas pour le dire. Là où d'aucuns verraient une ignorance méprisable des codes et enjeux du 7e art, la vidéothèque se nourrit des regards bruts et accueille les avis de chacun avec un intérêt et une sensibilité qu'on ne retrouve à peu près nulle part. 

C'est ce respect à la fois de l'œuvre et du public qui permet à ces diffuseurs itinérants de s'aventurer dans des expériences plus délicates, en travaillant notamment depuis trois ans avec des publics plus "fragiles " issus de centres de santé mentale. C'est le cas des ateliers Court-bouillon où trois mois de rendez-vous hebdomadaires débouchent sur un heure de projection publique, entièrement prise en mains par les participants. Ceux-ci gèrent tant la sélection de films, que la préparation de la soirée ou les questions aux réalisateurs invités. 

Au travers de la baie vitrée qui court tout au long de la pièce on contemple la tempête qui balaye la tumultueuse activité du carrefour Botanique. Dans l'atmosphère molletonnée de l'intérieur, les chaudes couleurs des créations laineuses de l'atelier de tricot répondent en contrepoint au gris bitume du dehors. Autour de la grande table en bois où trônent cafés et gâteaux marbrés, une quinzaine de personnes se passent une énorme pochette de DVD qu'ils consultent tour à tour par groupe de deux ou trois. Il s'agit de faire la sélection des films que l'on visionnera aujourd'hui : 4 ou 5 courts métrages au terme desquels on échangera impressions, critiques et sentiments, avec l'éventuelle finalité de les intégrer à une programmation publique de fin de trimestre. 

Court-bouillon est un "laboratoire d'images et de rencontres", l'une des activités récurrentes de la Vidéothèque nomade, entité de diffusion de l'asbl 68septante. 
Battant le pavé tel des pèlerins de la vidéo, ses membres parcourent le pays écran plasma sous le bras, lecteur DVD sous l'autre et catalogue de films entre les dents. 
Peu de fictions dans ce catalogue, s'étoffant au fil des années et des rencontres. Des films d'arts, du documentaire, de l'expérimental, autant de courts métrages atypiques qui trouvent là un biais de diffusion précieux. À l'heure du zapping effréné où l'on jauge les vidéos en trois secondes avant de les faire ou non sortir du champs d'un coup d'index ou de molette de souris, la vidéothèque fait presque figure de résistance avec ses DVD aux contenus obscurs. 

Et si on parle de plus en plus dans les instances cinématographiques belges d'accompagner les films afin de valoriser par une présence humaine, une rencontre ou autre activité annexe, le travail accompli, la vidéothèque nomade pousse depuis 2008 ce concept à son paroxysme. 
C'est loin du sérail des cinéphiles avertis que les rencontres de l'asbl puisent leur charme, celui de regards neufs et piqués à vif par des films qui ne se donnent généralement à voir qu'aux amateurs du genre.  
Et si c'est "à chier" ou que l'on "n'a rien compris" au film on ne se gène pas pour le dire. Là où d'aucuns verraient une ignorance méprisable des codes et enjeux du 7e art, la vidéothèque se nourrit des regards bruts et accueille les avis de chacun avec un intérêt et une sensibilité qu'on ne retrouve à peu près nulle part. 

C'est ce respect à la fois de l'œuvre et du public qui permet à ces diffuseurs itinérants de s'aventurer dans des expériences plus délicates, en travaillant notamment depuis trois ans avec des publics plus "fragiles " issus de centres de santé mentale. C'est le cas des ateliers Court-bouillon où trois mois de rendez-vous hebdomadaires débouchent sur un heure de projection publique, entièrement prise en mains par les participants. Ceux-ci gèrent tant la sélection de films, que la préparation de la soirée ou les questions aux réalisateurs invités. 
Mais ce n'est qu'un exemple parmi d'autres, le propre d'un nomade étant de ne pas avoir de lieux, la vidéothèque multiplie les expériences, et barbote dans toute sorte de milieux socio-culturel.  

Ciné-club, Atelier Vidéo, Kino Kids ou Plateau Télé, autant de différentes formules avec un même objectif : aller à la rencontre des gens et leur montrer ces films qu'ils n'auraient sans doute jamais eu l'occasion de voir. 
Que ce soit en petit comité ou face à 80 personnes, en projection publique ou par visionnage individuel, dans un bar de quartier ou une salle de cinéma, la vidéothèque nomade se nourrit de la multiplicité de ces expériences de diffusion, tout en profitant parfois du confort que peuvent offrir certaines structures. 
Dès lors les rendez-vous permettent l'affinement au fil des séances et des discussions, d'un esprit critique ou tout simplement de retisser du lien social, de recréer des temps de parole au travers du court métrage. 


Les auteurs qui le souhaitent, peuvent envoyer leurs courts métrages à Vidéothèque Nomade : www.6870.be

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