avril 2009
Editorial
Entrevue filmée
- Métier du cinéma : Susana Rossberg, monteuse
- Paola Poule Pondeuse de Louise-Marie Colon
- J-N Gobron - Portrait de ma mère poète
- SM Rechter de Erik Lamens
Entrevue
- Paul Geens: L’archéologue du cinéma
- Erik Lamens, réalisateur de SM-Rechter
- Louise-Marie Colon à propos de Paola, la poule pondeuse
- Nathalie André, réalisatrice
- François Raboteau – OFF/SHORT
Critique
- Katanga Business de Thierry Michel
- SM-Rechter d’Erik Lamens
- Portrait de ma mère poète de Jean-Noël Gobron.
- Paola Poule Pondeuse de Louise-Marie Colon
- Le Barbier de Julie Decarpentries
- La Véritable histoire du chat botté, de Pascal Hérold, Jérôme Deschamps et Macha Makaïeff.
Sortie DVD
- Rumba de Dominique Abel et Fiona Gordon et Bruno Romy
- Gomorra de Matteo Garrone
- L'Ombre du doute d'Aline Isserman
- Le pressentiment d’Alex Stockman
- Eté japonais : double suicide
- Le silence de Lorna
- Séraphine de Martin Provost
Evénements
Métiers
Publication
Tournage
Le Barbier
-
Critique
Le Barbier de Julie Descarpentries
Le Barbier de Julie Decarpentries
Dehors, il fait glacial. La neige recouvre la ville et le vent souffle de manière tonitruante. La nuit enveloppe le Québec. 7h15. Un homme bien emmitouflé entre dans un petit local. Il se débarrasse. Un peu voûté, les cheveux gris, il enfile un tablier blanc. Tandis qu’on entend le bruit d’un rasoir électrique ou d’une tondeuse, on découvre un grand miroir. On est chez un coiffeur. Vient alors le premier client, un homme à la tête hirsute. Il s’assied sur le siège et tend les bras sur lequel se pose un drap que Roger noue sur sa nuque. La chevelure en face de lui est abondante, en pagaille. Le coiffeur s’attaque à tout ça à coups de ciseaux, de tondeuse, avec comme autre arme, un peigne qu’il manie avec dextérité. On sent l’expérience, on sent le plaisir du métier bien fait. Un à un, des hommes se suivent et, sur leurs visages, s’affichent les traits d’une vie dure et rude. Celle de l’extérieur, celle qui les accompagne depuis longtemps pour certains, celle de la rue. Sans domicile, ces hommes viennent à la Maison d’Accueil de Bonneau où, dans la petite cave, Roger exerce un rôle extraordinaire : il leur rend de la dignité avec un peigne et des ciseaux, leur donne un visage et leur communique le plus élémentaire des respects. « Ça fait du bien » disent-ils…
Thierry Zamparutti
Illustration : Gwendoline Clossais
Prix de la CFWB au FIDEC, 2008
Prix des Auteurs, Festival du Court Métrage de Namur, 2008
Prix du Meilleur court métrage documentaire à Festimages, 2009
