Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
03/04/2006
 

Le cinéma est-il soluble dans la démocratie ? Introduction

Le cinéma est-il soluble dans la démocratie ?, se demande Pierre-Paul Renders. A-t-il épousé les dogmes du business world ?, se demande, pour sa part, Stefan Liberski. Leurs réflexions, parues dans l’Epouvantail, un journal publié par l’UPFF, ne laissent pas indifférent (1). Le cinéma d’auteur indépendant se diffuse mal lors de ses sorties. Les multiplexes servent le fast-food mondial. Reste le circuit des salles indépendantes. Neuf d’entre elles se sont regroupées en Communauté française (réseau belge francophone des cinémas d’art et d’essais). Le cinéma est-il en train de sombrer ? Nous ne le pensons pas. Il vit une mutation qui affecte à la fois sa production et sa diffusion : le numérique s’installe fermement à côté de l’analogique. Nous avons toujours pensé que c’était un rebond passionnant pour le cinéma qui n’est pas soudé à l’analogique, pas plus qu’il n’est resté exclusivement muet ou en noir et blanc (voir nos dossiers numériques). On est d’autant plus à l’aise pour en parler que pour nous, le contenu prime sur le support, et que nous ne sommes pas des fétichistes des prouesses technologiques mais des défenseurs de la création cinématographique (il y a autant de pieux chromos en analogique qu’en numérique). La technologie est au service du regard d’un réalisateur, de son propos et non l’inverse. Dernièrement, la sortie d’une série de films nous conforte dans cette opinion, Hop ! de Dominique Standaert, Nuit Noire d’Olivier Smolders, La Couleur des mots de Philippe Blasband, Be with me de Eric Khoo, Saraband d’Ingmar Bergman, Collateral de Michael Mann, Eloge de l’amour de Jean-Luc Godard, Un couple parfait de Nobhuro Suwa, The World de Jia Zhang-Ke, L’Arche russe d’Alexandre Sokourov, etc. Le débat est ouvert. 


Nous publions dans leur intégralité les textes de P.-P. Renders et S. Liberski.

(1) L’Epouvantail, numéro 1,  rue Vilain XIIII, 53-55bte8, 1000 Bruxelles

 

 

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