Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/11/2005
 

Le Grand vent de Valérie Lienardy

Antoine, un adolescent (Pierre Boulanger) perd son frère dans un accident de moto. Dés le générique, Antoine, bord cadre à gauche en gros plan, est net. Derrière lui tout est flou. Ce flou s’anime petit à petit d’ombres compassées. On nous suggère que nous assistons à la mise au tombeau d’un être proche. Ce que confirment les plans serrés de mains se serrant avec émotion, de bouches murmurant plutôt que parlant ou buvant un verre de vin après une collation. Antoine est agacé par une agitation qu’il perçoit comme une sorte de bruit de fond ou un vain rituel par rapport à son chagrin. Sa mère essaie en vain de le faire sortir de sa bulle, il la fuit. Il essaie de dialoguer avec un ami mais la banalité des mots n’arrive pas à effacer son chagrin. Il préfère s’isoler dans les bois, s’identifiant à ce frère comme s’il en était la dernière trace vivante. C’est bien de cela qu’il s’agit. Comment se séparer à jamais. Comment faire son deuil ? En aimant les morts ou les vivants ? Réponse à l’écran.

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