Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/03/2004
Mots-clés : critique de cinéma,
 

Le locataire de Michel Lefevre

Rira bien qui rira le dernier

Des jeunes femmes blondes disparaissent. Assassinées ? Un étrange locataire se présente chez une logeuse tout aussi étrange. Il possède une étonnante collection de couteaux dont il joue une musique cristalline. Est-il l'assassin ?
La logeuse possède la clé d'une cave où une femme blonde vit recluse sans pour autant s'en plaindre. Bourreau et victime ? La nuit entoure chacun de ses mystères comme les désirs se font voraces. Que se passe-t-il alors quand les agapes se révèlent sanglantes ?
Le scénario bien ficelé du dessin animé Le Locataire de Michel Lefevre répond à toutes ces questions et ménage quelques surprises particulièrement délectables. Créant une ambiance trouble sous un éclairage expressionniste,
installant l'inquiétude par petites touches qui sont autant de notes grinçantes dans cette mélodie macabre, Michel Lefevre joue du suspens des situations pour nous tenir intrigués jusqu'au bout de son horrible histoire.
D'un noir et blanc très noir, même si ponctué de jaune, le dessin et son esthétique contrastée viennent encore renforcer la tension du récit. Le trait est brut et enfantin évoquant une innocence dont le propos du film est l'évidente négation.
Cinéma de la méchanceté, Le locataire est un drôle de petit film mariant humour noir et horreur avec un goût prononcé pour l'effet grand-guignol. On regrettera un montage au rythme encore trop hésitant et une bande son un rien mince, ceci ne nous empêchant pas de savourer avec beaucoup de plaisir les coups de théâtre que Le locataire nous réserve.

 

commentaires propulsé par Disqus