Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/06/2002
Mots-clés : critique de cinéma,
 

Le poteau rose de Michel Leclerc

 "J'ai longtemps cru que le `poteau rose' était le nom qu'on donnait au sexe énorme des amants!"
Qui d'autre qu'un emmerdeur de première pouvait tomber amoureux d'une fausse Amélie qui dès le départ pissait partout? Pas mal de le reconnaître, mais c'est trop tard: la belle, soi-disant si conne, a fini par se barrer avec un autre: "J'avais envie de lui faire pleurer sa mère!" Tant qu'à laver son linge sale en public, c'est à poil dans la salle de bain,l'accordéon mélancolique de Yann Tiersen entre les mains, que le pauvre type, éconduit, passe aux aveux devant les bouts de film 8mm qui retracent la triste histoire d'une rupture... 
Mais attention: on fait seulement semblant de s'apitoyer! Le désespoir le plus souvent sonne faux, les regards de chien battu ne sont pas convaincants, et c'est bien sûr un fait exprès! C'est d'ailleurs ce qui rend ce pot-aux-roses tellement succulent!
Remplaçant au pied levé le film "Tu devrais faire du cinéma", du belge Michel Vereecken, qui n'était pas sorti du labo (le film!), "Le poteau rose" est un amuse-gueule cheap, un petit film d'appartement, une sorte de journal intime de l'auteur-interprète Michel Leclerc qui fait couler son commentaire cynique et doucement grossier sur de prétendues archives privées. Souvenirs, souvenirs...

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