Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/07/2004
Mots-clés : critique de cinéma,
 

Les Ciels de Vincent de Marc Lobet

Marc Lobet a entamé une série de fiction/animation consacrée aux correspondances célèbres de l'histoire de l'art et intitulée « En toutes lettres ». Après  Avec ma vive et profonde tendresse, qui s'inspirait des lettres de Marcel Proust à Mme Strauss, il a choisi un extrait de la correspondance échangée entre Vincent Van Gogh et son frère Théo. Il nous propose donc aujourd'hui, Les Ciels de Vincent. Le titre indique très précisément que les propos du réalisateur, de C'est moi que je peins (un autoportrait de Rembrandt), parlent des ciels changeants du peintre hollandais. Avec un défi supplémentaire, s'attacher en 7 minutes aux trois dernières années de la vie du peintre. Marc Lobet s'est donc attaché à deux choses, par des techniques d'animation classiques, à recréer le dessein et le dessin d'une peinture de Van Gogh et surtout de nous montrer la polysémie qui s'en dégage lorsque la lumière change, que les nuages obscurcissent ou éclairent la terre. C'est un exercice auquel aucun cinéaste ou photographe ne peut être insensible, la manière dont la terre capte la lumière pour donner du volume aux choses. Nous avons l'image d'une terre qui au fil des saisons, dans un cadre immuable, change d'aspect, de couleur et les ciels de Van Gogh leur donne une force supplémentaire. Une manière inspirée (et l'on sait si Vincent Van Gogh l'était) de marier la nature et la culture. La lumière et l'obscurité. La vie et la mort.

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