Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/11/2001
Mots-clés : publication,
 

Les maîtres de la pâte

 Depuis le succès de Chicken Run, le long métrage de Peter Lord et Nick Park, plus personne ne peut ignorer que le cinéma d'animation en pâte à modeler rivalise avec le dessin d'animation. Infatigable défenseur de l'animation, Philippe Moins aborde le sujet avec cette compétence qui fait de lui - ses nombreuses publications en témoignent - l'un des spécialistes du cinéma d'animation et de sa généalogie.
D'emblée l'auteur nous signale que le " patamod " qui tient plus du bricolage et du système D existe depuis les débuts du cinéma. Lorsque celui-ci devint, dans les années vingt, une industrie, le dessin animé servit de complément aux fictions et conquit, grâce à Popeye ou Betty Boop, un large public. "Le cinéma d'animation 3D qu'est la pâte à modeler possède quant à lui une richesse qui était peut-être même inversement proportionnelle à celle du grand public ; sa relative confidentialité a peut-être même favorisé le maintien d'une diversité d'inspirations et de techniques dites artisanales ", nous explique Moins.
Saviez-vous que des cinéastes tels que Jean Painlevé et René Bertrand avaient réalisé Barbe Bleue, une féerie de sculpture animée, ou que les frères Fleischer (Betty Boop) ont été parmi les premiers à utiliser de la pâte à modeler ?
C'est que la " patamod " permet bien plus de folies encore que le dessin animé, qu'elle est quasi informatable et rassemble donc les créateurs les plus inventifs et frappadingues d'une profession qui en comporte déjà pas mal.
L'avenir sera-t-il pâtissier, se demande l'auteur en voyant le remarquable travail accompli de nos jours par Guionne Leroy ou Kim Keukeleire ? C'est ce que Noël Godin - le trépidant entarteur fou - dans, une préface youpitante, souhaite toutes voiles dehors. Splatch !

Philippe Moins, Les Maîtres de la pâte. Dreamland. Préface de Noël Godin.

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