Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/02/2004
Mots-clés : sortie en DVD,
 

Les Triplettes de Belleville

                                       

Le film

 Les Triplettes de Belleville le premier long métrage de Sylvain Chomet a été une révélation pour les fans de l'animation. Sa Sortie en DVD ne le rend pas moins stupéfiant. C'est un film qui fourmille de gags et de trouvailles graphiques sans vous laisser une minute de repos. Un régal ! Le film est quasi sans paroles mais avec un swing musical des plus entraînants. Dès le départ, le réalisateur nous plonge dans une mise en abyme originale.
Au début, on découvre des images en noir et blanc rayées de cordes verticales, comme les vieux films du temps du muet. Il s'agit de l'écran d'une télé de la fin des années 50, époque où se déroule le film. On voit trois chanteuses, les triplettes de Belleville accomplissant leur numéro sur la scène d'un Music Hall. Au passage on voit défiler les bouilles de Charles Trenet, Django Reinhardt, Jacques Tati, Joséphine Baker. L'écran se brouille et on entend : « veuillez nous excuser pour cette interruption ». La caméra recule et on entre dans une histoire racontée en couleurs cette fois, sur un rythme endiablé. Celle de Madame Souza, la grand-mère affligée d'un pied bot (qui lui sera bien utile à le fin du film) et de Champion, son petit-fils passionné par le cyclisme.
On ne va pas vous faire le répertoire des trouvailles graphiques et scénaristiques du film. Elles sont bien trop nombreuses mais vous parler de quelques-unes d'entre elles : la séquence où Madame Souza masse Champion à coups d'accessoires ménagers, celle ou Champion fait marcher le tourne-disques 78 tours en pédalant, l'idée du Parrain de la french maffia de Belleville (outre-Atlantique) encastré dans un bloc noir formé par ses gardes du corps ou encore la poursuite homérique entre le groupe de Champion et la bande de gangsters pilotant des 2CV dont les cabrioles doivent rendre jaloux bien des réalisateurs de thrillers (la séquence finale est une scène d'anthologie).
Les Triplettes de Belleville a un timing d'enfer, Sylvain Chomet un coup de crayon ravageur et une fluidité dans la mise en scène des épisodes qui se modèle davantage sur la prise de vue réelle que sur le cartoon.
Dés lors la nomination des Triplettes de Belleville, co-produit par la France, la Belgique et le Canada aux Césars 2004 dans les catégories du meilleur film, de la meilleure première oeuvre de fiction et de la meilleure musique n'est que justice.

Suppléments

Outre un chapitrage comprenant douze parties, vous avez droit au clip vidéo de M., lequel a composé la chanson du générique de fin du film, ainsi qu'un making off comprenant des extraits du tournage du clip en prises de vues réelles et avec des inserts de séquences d'animation. Celui-ci est commenté par Sylvain Chomet.
Parmi les boni, une biofilmographie de Sylvain Chomet à qui l'on doit un court métrage La vieille dame et les pigeons  et une bédé : Laid, pauvre et malade qui a obtenu l'Alph-Art au Festival d'Angoulême. Benoît Feroumont qui a supervisé l'animation (Cf. Gros Plan dans Archives de Cinergie) et Pieter Van Houte qui a dirigé l'animation, les effets spéciaux et le compositing 3D.

Découvrez "Les triplettes de Belleville" en VOD sur UniversCiné.be

commentaires propulsé par Disqus