Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/06/2002
Mots-clés : critique de cinéma,
 

Oh My God de Christophe Van Rompaey

 Une jeune femme se réveille dans le coffre d'une voiture. Où est-elle? Que s'est-il passé? Petit à petit, elle se rappelle. C'était le jour de son anniversaire, elle était allée faire des courses en pensant au petit dîner qu'elle compte faire le soir avec son amoureux. Elle rencontre son copain à la sortie du magasin et, soudain, c'est l'enfer : des hommes masqués sortis d'une voiture s'emparent d'elle et tirent sur tout ce qui bouge. Elle a le temps de voir son ami qui essaie d'intervenir se faire trucider avant d'être balancée dans le coffre, direction nulle part. Mais que signifie donc toute cette histoire ?
Connu de nos services pour Grijs, sombre histoire de solitude urbaine d'un extrême formalisme, Christophe Van Rompaey nous entraîne, avec son troisième court, dans une comédie thriller trash menée en virtuose sur un rythme époustouflant.
Il sait parfaitement jouer sur l'alternance des temps forts et des temps faibles pour encore faire monter la tension, et l'angoisse est palpable sur fond d'images chaloupées et de rock sauvage. Le réalisateur n'a peur ni des plans complexes ni des angles alambiqués et s'appuie sur une photographie extrêmement maîtrisée, pour laquelle Lieven Van Baelen a d'ailleurs reçu la récompense de ses efforts (prix de la photo). Les comédiens sont sous tension d'un bout à l'autre et l'ambiguïté du propos est entretenue jusqu'à la fin. Malgré un argument pour le moins ténu, quelle brillante démonstration du savoir-faire de l'auteur et de son équipe.

 

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