Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
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Septembre 2004
01/09/2004
Mots-clés : critique de cinéma,
 

Promotion IAD 2003-2004

Films de Fin d'études 2003-2004 : Institut des Arts de Diffusion (IAD)

Le 22 juin 2004, est la date de projection des films de fin d'études de l'IAD dans la grande salle de l'UGC à Louvain-La-Neuve, remplie à craquer.
4 Fictions, 2 captations, 2 films d'animations multimédias et 12 documentaires.
Tous les films ont révélé une maîtrise de la technique, mais malheureusement pas toujours du sujet.
Les fictions, d'un goût douteux, abordaient de près ou de loin le thème de la relation homme, femme. Sur les quatre fictions, un seul était abouti au niveau de l'histoire. Il s'agit de :
Ripaille sous le paillasson  de Mathieu Donck, film, 13 min.
Le film raconte l'histoire d'un homosexuel qui pour obtenir un prêt, doit présenter une petite amie à ses parents. Là pour le coup le sujet et son déroulement est évident, la forme plus faible. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un étalage de vulgarité et de clichés qui s'enfilent au rythme des plans. Un portrait caustique, répugnant, malsain et cynique, qui sont autant d'outils efficaces pour dérider le public.
Pour les documentaires, il y avait un thème récurrent, celui de l'enseignement comme par exemple Orphelins du dimanche  de Amandine Kech, portrait d'une famille de frères et soeurs dans un Internat,  Les cancres  de Valérie Houdart, trois portraits d'enfants de l'enseignement spécial et Sciffra de Claire Colette, un autre regard sur la pédagogie à travers le portrait d'un professeur de mathématique.
Parmi les sensibilités et les approches différentes, un film documentaire ressortait du lot :
EAUTRE  de Vania Leturcq, vidéo, 15 min.
Le film dresse le portrait de Laurence Demaison, photographe, qui pratique uniquement l'autoportrait, depuis ses débuts. Il ne s'agit pas d'une démarche narcissique, mais d'une thérapie par l'art. Tout en se mettant en scène, elle construit une image d'elle acceptable et plus vivable pour elle-même.
Un portrait délicatement approché où le verbe et l'image se conjuguent avec la même force. Elle retravaille la réalité pour se trouver. Un film intimiste qui révèle une grande sensibilité et maturité de la cinéaste qui a su admirablement jouer sur un double langage entre le positif et négatif de la pellicule qui traduit un sentiment de vie et de mort, d'apparition et de disparition.
Dans le style Strip Tease, Lupus  de Thomas van Zuylen, vidéo de 15 min.
Le film traite de façon humoristique la réapparition du loup dans le village. Le réalisateur part sur les traces du loup à travers une enquête auprès des habitants d'Arbrefontaine et de ses environs.Dans un style journalistique et efficace Le secret des dieux  de Olivier Magis, vidéo de 15 min. le réalisateur revient sur une problématique que l'on croyait classée dans les dossiers sans suite, le scandale de la vache folle. Le documentaire révèle les défaillances de l'Europe en matière de santé publique.
Une enquête inédite, avec le concours de journalistes, politiques, médecins et scientifiques européens, révélant les dessous des véritables enjeux économiques qui ont motivé cette mise aux oubliettes médiatiques.

 

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