Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/08/2001
Mots-clés : publication,
 

Répertoire

Le bulletin de la SACD et de la SCAM-Belgique change de format et de look mais pas de ton.
Dans son édito, Luc Jabon souligne la situation paradoxale de l'auteur contemporain qui vit dans un système économique mondial qui voit la sphère marchande empiéter sur la sphère culturelle. D'où la position d'équilibriste du créateur, auteur de langages singuliers, qui se voit, contre son gré, cannibalisé par un consommateur qui régurgite aussi rapidement qu'il les ingurgite les denrées culturelles que le marché lui offre sans cesse au gré d'impératifs qui, on s'en doute, n'ont pas grand-chose à voir avec la création. Comme l'écrit Jeremy Rikin : " La lutte entre la sphère culturelle et la sphère marchande pour le contrôle exercé sur l'accès à et le contenu des activités ludiques sera l'un des axes de définition de la nouvelle ère ".
D'où la question posée par le président de la SACD : " Notre combat pour un statut social et fiscal des artistes ne doit pas camoufler l'évaluation de notre rôle dans la société de demain. Où sommes-nous ? Que représentons-nous ? Quel monde voulons-nous ? Ainsi en va-t-il également de nos oeuvres. " En effet.
Nous je, un dossier rassemblé par Caroline Lamarche et Anne Vanweddingen, avec la collaboration de Richard Kalisz, Philippe Lejeune, Serge Meurant, Alok Mandi, Patrice Neaud, Adolphe Nysenholc et Jacques Sojcher, nous entraîne dans les méandres de l'autobiographie. L'idée, surgie à la suite d'un débat (repris dans ce numéro) organisé dans le cadre du Festival documentaire Filmer à tout prix, est développée à partir des pratiques théâtrales, radiophoniques, de la bande dessinée et d'internet.
Dans la rubrique Ateliers, Luc Jabon entame une série d'articles de réflexion sur La fiction dans le scénario. Jabon nous y explique qu'il ne suffit pas de raconter une histoire : il faut aussi lui donner un ton, une couleur, la singulariser. Dans notre postmodernité où les clichés articulent la consommation courante de récits, il s'agit de garder dans son récit une " forme cachée, rassemblée en lui pour qu'il offre longtemps encore matière à développement ". Proposition étayée par la Soif du mal d'Orson Welles, et par Une liaison pornographique de Frédéric Fonteyne dans le prochain numéro.

Contact : infos@sacd.be - infos@scam.be

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