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10/02/2010
 

RONDO d'Olivier Van Malderghem

Après des études de Philosophie, Olivier Van Malderghem entreprend une formation de cinéaste-monteur à l'INSAS. Depuis, il enseigne la philosophie de l'image à l'IHECS, monte des films, et réalise. Son premier long métrage, Rondo, sortira, espère-t-il, bientôt en salles dès que l'actualité cinématographique le permettra. Car bien qu'ayant un distributeur, ce film, comme quelques autres, est en manque d'écran libre...

Rondo ou refrain en musique classique, qui alterne avec des couplets plus sophistiqués dans leur composition, est un film sur l'inacceptable : la souffrance humaine, physique et morale et son absurdité. Simon, un jeune adolescent, échappe de justesse à une rafle nazie à Anvers. Son père n'a pas eu la même chance. Simon se réfugie en Angleterre, chez son grand-père maternel. Abraham avait rejeté sa fille et sa famille après qu'elle ait épousé un goy, converti certes, mais non-juif de naissance. Cette conversion, qui valut au père de Simon de se faire arrêter et envoyer dans les camps d'extermination, symbolise toute l'absurdité de la Shoah. Abraham (Jean-Pierre Marielle), juif érudit, croyant fidèle, se rebelle contre ce Dieu qui a laissé commettre l'inimaginable et en conclut de son inexistence.
Subjugués par le lieu de tournage sur lequel nous avions rencontré Olivier Van Malderghem l'an passé, les Archives de la Ville de Bruxelles, nous lui proposons de nous y retrouver à nouveau. Rencontre, parmi les traces laissées par les actes administratifs de la vie, avec un père frappé par l'injustice.

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