Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/08/2000
Mots-clés : portrait,
 

Sandrine Willems

 Née en 1968, Sandrine Willems s'intéresse et pratique le théâtre dès l'âge de douze ans. En 1986, elle joue dans Psyché, une pièce en vers libres de Molière, Corneille et Quinault sur une musique de Lully. Puis elle entreprend des études de philosophie qui s'achèvent par une thèse de doctorat, consacrée à Georges Bataille. Elle renoue alors avec le théâtre par une licence d'études théâtrales à Strasbourg, ce qui l'amène à la mise en scène, à l'écriture. Pour elle le théâtre et le cinéma sont liés l'un conduisant automatiquement à l'autre, et l'écriture de scénarios pour le cinéma l'amène à la mise en scène.
En 1995 elle réalise La Comédie qui pleure suivi, deux ans plus tard, de La Tendresse sur pattes, qui obtient le prix du meilleur court au festival de Gand. En 1999, elle réalise Philippe Herreweghe et le verbe s'est fait chant, un documentaire de 52' dont nous avons dit le plus grand bien. Elle collabore ensuite au scénario et aux dialogues du Dernier plan, le long métrage de Benoît Peeters, et écrit le scénario de L'Anneau de Freud, le prochain film de Peeters, dont le sujet a trait à la psychanalyse. Il s'agit du parcours de Ferenczi, un disciple de Freud, qui est à la fois quelqu'un que le père de la psychanalyse aimait beaucoup, et avec lequel il a eu une dispute théorique très importante. Au-delà de cela Ferencsi aimait deux femmes (mère et fille), c'est donc une histoire avec des vies enchevêtrées. Il y a un espèce de très beau quatuor entre Freud, Ferencsi et ces deux femmes.
En ce moment outre le magnifique projet, Les Voix du Printemps ou la polyphonie selon Paul Van Nevel. (voir notre reportage sur le tournage du film dans le prochain numéro), Sandrine Willems monte dans le cadre de Bruxelles 2000, Una voce poco fa ou le chant de Maria Malibran, une pièce de théâtre, et prépare la publication de Les Petits dieux, un bestiaire.

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