Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/12/2000
Mots-clés : critique de cinéma,
 

Tij de Vincent Bierrewaerts

Bouts de ficelles
Tij de Vincent Bierrewaerts (Bon sang, mais comment cela se prononce-t-il? Tèye? A la flamande?…) Sur l'écran, une seule ligne qui contient danssa courbure tous les éléments d'une histoire. Et c'est avec les mouvements de cette ligne que l'histoire est racontée. Une technique presqu'aussi vieille que le dessin animé, mais qui n'avait plus été utilisée depuis quelques temps (…à moins qu'on ne doive dire Tich', à la brusseleer,
une fois?…). Elle est reprise ici avec une maestria enchanteresse par un jeune étudiant de La Cambre pour raconter l'histoire éternelle du pouvoir (…et si on essayait Tille, à la française?… Ou à la liégeoise: Ouf tille?…)
Un paysan cultive son champ et fait sa récolte, le Roi passe et prélève son dû, et ainsi va le monde. Jusqu'aux jours de disette où le paysan affamé se rend chez le Roi pour réclamer aide, protection, et un peu de nourriture. Devinez comment il est accueilli? Côté artistique, Vincent Bierrewaerts fait des merveilles avec ses bouts de ficelles: ses personnages sont expressifs et drôles, son animation fluide, son histoire est bien rythmée et bien racontée:
on dit bravo! (P.S.: Amis belges, c'est pourtant simple: il faut prononcer tîge. Merci.)

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