Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/01/2006
 

Tsai Ming-Liang

 

Tsai ming-liang

Fasciné par la série de films que Truffaut a consacré à Antoine Doinel, Tsai Ming-Liang, change de registre. La Saveur de la Pastèque, son dernier film, louche plutôt du côté d’Eustache (La maman et la putain). Mais pas seulement. La comédie musicale à la Busby Berkeley (Pettin’in the Park ?) l’inspire comme contrepoint d’un film qui n’hésite pas à parodier les films porno cheap. Exercice périlleux mais réussi tant le burlesque secoue ce film allumé, délirant et complètement kitch sur l’opposition, chère aux structuralistes, entre le sec et le mouillé. L’inverse du mélancolique Goodbye Dragon Inn.

Nous avons rencontré Tsai Ming-Liang en novembre 2005 à Bruxelles. Le réalisateur taiwanais de Hole adore les contre-pieds. Il est arrivé en plaisantant avec son interprète chinois et a mimé le sérieux devant nos objectifs Leitz et Zeiss. Ours d’argent à Berlin, La Saveur de la pastèque sort ce mois-ci, distribué par Cinéart.

 

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