Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/10/2003
 

Valérie Lemaître

Valérie Lemaître est née le 19 avril 1968. Après une candidature en philosophie à l'Université libre de Bruxelles , elle a suivi une formation de comédienne au Conservatoire de Bruxelles où elle décrochera le Premier Prix d'Art Dramatique en 1991. Elle a également suivi une licence au Centre d'Etudes Théâtrales à l'Université de Louvain-La-Neuve.

"Ce que j'aime le plus dans le métier d'acteur, c'est la permission de s'oublier dans un autre moi, s'inventer une autre vie et se projeter dans une âme inconnue pour l'expérimenter... Deviner ou essayer de comprendre ce qui l'agite, d'où vient son mal-être ou son bonheur, pour ensuite lui donner ses larmes ou son sourire; voilà mon plaisir d'actrice. Car mon moi en soi, je ne l'ai jamais trouvé très intéressant, il est pareil à beaucoup d'autres moi, il rit, souffre, pleure, aime, mais il n'a pas la texture d'un personnage dramatique. Bien sûr au début, quand j'étais petite, ce sont les paillettes qui m'ont attirées, la scène et les applaudissements, mais après, c'est une vraie passion pour l'âme humaine qui s'est emparée de moi..."
"J'ai eu la chance de commencer très jeune, et après avoir fait beaucoup de théâtre, de la danse, des études universitaires... de théâtre, un peu de musique, un peu de cinéma, l'envie d'écrire est apparue subitement un jour de printemps. Je me suis lancée dans l'écriture dramatique, puis dans l'écriture cinématographique... Ecrire un long métrage avec une amie réalisatrice pour pouvoir un jour jouer un premier rôle... Rêve qui va peut-être devenir réalité en 2004..."
"J'ai eu la chance d'interpréter des petits rôles pour le cinéma, et l'envie d'éprouver un jour un rôle sur une heure trente de film est immense. Quelque chose qui se développe, évolue, avec un début et une fin, un personnage plein, vibrant, qui bouscule les conventions, agite les esprits, raconte aux autres une parcelle de vie, donne une idée sur l'état du monde. Je pense que l'acteur dans ses choix peut décider de raconter une histoire plutôt qu'une autre. Nos choix... (quand on a le choix) détermine notre parcours et l'idéal évidemment serait pour moi de ne plus seulement dépendre du désir de l'autre (le réalisateur, l'agent de casting, la production, ...) mais d'avoir le choix, c'est-à-dire de pouvoir choisir tel ou tel projet parce qu'il rencontre mes préoccupations ou mes révoltes intimes..."
"Mes envies à brûle-pourpoint : travailler avec des réalisateurs belges (connus ou pas), qui se distinguent tellement des autres réalisateurs par leur univers; je me sens très proche de cette mouvance qui ne laisse jamais le cinéma tranquille et le réinvente sans cesse; je pense à Martine Doyen, Fred Fonteyne, Pierre-Paul Renders, Stéphane Vuillet, Vivian Gofette, Inès Rabadan, Bouli Lanners, les Frères Dardenne... J'aime notre cinéma. Et puis si je pouvais continuer à explorer d'autres paysages, rencontrer des réalisateurs comme Klapish, Chabrol, Chéreau, Leconte, Danis Tanovic (No man's land fait partie des plus beaux films que j'ai vu), Barbarosa, Sam Mendes, Tim Roth, Altman, Lynch, Almodovar, Caro et Jeunet, Polanski, Penn, Todd Solonz, Tarantino, Thomas Vinterberg, Lars Von Trier, ... Jouer un jour dans une langue étrangère, en anglais ou en italien ... Mes aspirations sont très simples et rejoignent celles de tous les acteurs : jouer, jouer, jouer pour exercer son art, le perfectionner, l'aiguiser, le sublimer peut-être un jour sans le savoir..."

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