Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/12/2004
Mots-clés : critique de cinéma,
 

Velvet Retina

Velver Retina

 Entre l'univers du clip et celui du jeu vidéo, Velvet Retina nous plonge dans un monde concentrationnaire pour robots : une sorte de loft/entrepôt/usine où travaillent des milliers de cybermachines sous la houlette de contremaîtres de métal, traquant impitoyablement tout syndrome de déviance.
Mais être robot n'empêche pas les envies de liberté, de révolte et de fuite.Une machine peut-elle vraiment échapper à la Machine?
Voilà un étonnant court métrage d'animation réalisé par 4 étudiants en dernière année à l'IAD. Ils orchestrent le tout avec le talent de ne point trop en faire, mais de le faire bien. Rien de profondément original ici, ni l'univers techno cyberpunk, ni l'histoire, ni la création graphique, ni même la très belle musique du groupe Muuna, mais tout est en harmonie, intégré, homogène et en parfaite adéquation. D'un côté, on se dit qu'on n'échappe pas à la démonstration de virtuosité et que ces quatre jeunes gens se sont mitonnés là une bien belle carte de visite pour le temps difficile de la recherche du premier boulot. Mais on ne peut s'empêcher d'y trouver aussi le petit supplément d'âme qui touche au delà de ce qui est techniquement remarquable. On retiendra la grâce des mouvements d'ensemble, la fluidité de l'animation (qui semble avoir bien profité de la collaboration avec le laboratoire de biomécanique des mouvements ISEPK de l'ULB), l'expressivité des corps et des visages pourtant figés dans une hébétude métallique, une histoire qui touche malgré ses approximations et ses raccourcis. Et malgré tout le côté techno, on est touchés. Bravo.

 

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