Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/12/2000
Mots-clés : rencontre,
 

Visions

Visions et visages
Crée par Philippe Reynaert (l'homme aux lunettes blanches de Télécinéma sur la RTBF), Visions revue belge de critique du cinéma est née en septembre 1982 et a disparu (hélas, trois fois hélas) en juin 1987. Une aventure de cinq ans qui a rassemblé les meilleures plumes de l'époque et dont, pour la plupart d'entre eux, vous continuez à lire la prose dans vos hebdos ou mensuels favoris. Autour de Philippe Reynaert, rédacteur en chef du mensuel, on trouvait, Philippe Elhem, Louis Danvers, Charles Tatum Jr., Jacqueline Aubenas, Henri Sonet, Noël Godin (si, si), Paul Davay, Geneviève Robillard et Geneviève Payez. Auquels, au fil des mois viendront s'ajouter, Patrick Leboutte, Gerard Preszow, Carl-Hubert Felix, Philippe Pierquin et Léon Michaux, avec au graphisme, le talentueux Benoît Jacques. Myriam Debehault et Jean-Michel Vlaeminckx, deux photographes donnent figure aux réalisateurs avec lesquels l'équipe s'entretient dans de longs interviews qui feront beaucoup pour le renom de la revue : Claude Miller, Jean-Luc Godard, -- interview qui demeure exclusive puisque non reprise dans les deux livres de Godard édités par Bergala qui reprend en partie les entretiens de l'ermite de Rolle, ah l'impérialisme français ! -- Jerzy Skolimowski, Terry Gilliam, Peter Greeneway, Charlotte Rampling etc.).
Si nous vous parlons aussi longuement de Visions ce n'est pas seulement parce que ce météore qui surgit et disparut dans les années 80 fut la dernière revue de cinéma digne de ce nom (pouvant se comparer aux meilleures revues françaises) en Communauté française mais aussi parce que Cinergie.be y trouve ses origines. En effet à l'origine des 98 numéros que le magazine imprimé de Cinergie a publié on trouve un supplément de quatre pages intégré à Visions, intitulé, Cinéma en marge, cinéma en marche, consacré aux manifestations audiovisuelles bruxelloises, animé et dirigé par Liliane Ravyts.
Aujourd'hui Myriam Debehault et Jean-Michel Vlaeminckx exposent des photos prises pour Visions dans les années 80, aux Caprices d'Harmony, 236, rue du Noyer. Olivier Lecomte, grand lecteur de Visions et critique de cinéma à Télémoustique, nous en parle :
" Dîner en tête à tête avec Carole Bouquet, Jack Lemmon, Jane Birkin ou Wim Wenders, voilà qui est possible jusque fin décembre au restaurant Les Caprices D'harmony. Tout en savourant les plats mitonnés par Jean-Jacques et Virginie, les papilles gourmandes pourront se régaler avec l'exposition de photos de Myriam Debehault et de Jean-Michel Vlaeminckx, Visions et visages du cinéma dans les années 80'.
Une quinzaine de portraits de stars, mis en scène ou pris dans le feu de l'action (publiés jadis dans le magazine Visions) témoignent d'une époque où l'on pouvait encore, sur la croisette, approcher Orson Welles ou Mélanie Griffith sans être repoussé par une armée de garde de corps. Parmi un panel international où figurent les regréttés Klaus Kinski, Marco Ferreri ou Simone Signoret, on peut également découvrir un tout jeune et fort sage Lars Von Trier rêvant à sa future Palme d'or cannoise; Ou encore Jaco Van Dormael regardant à travers son viseur comment cadrer Toto, le futur héros d'un cinéma belge qui allait enfin conquérir le grand public…

 

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