Richard Olivier
Métier : Réalisateur
Adresse : 179, rue du Cuisinier
Ville : 1420 Braine l'Alleud
Pays : Belgique
Fax : +32 2 344 00 94
Mobile +32 477 54 31 93
Email : Cliquez ici
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Organisation
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Filmographie Cinergie
Entrevue filmée
- Richard Olivier : Marchienne de vie - Petits meurtres ordinaires - paru dans le webzine n° 106 - juin 2006
- Olivier Richard, Big Memory - paru dans le webzine n° 139 - juin 2009
- Olivier Richard - Cinéma Cinéastes - paru dans le webzine n° 143 - novembre 2009
- Richard Olivier, Big Memory - paru dans le webzine n° 161 - Juin 2011
Entrevue
- Richard Olivier - paru dans le webzine n° 53 - Septembre 2001
- Richard Olivier : Marchienne de vie - Petits meurtres ordinaires - paru dans le webzine n° 106 - juin 2006
Critique
- La Belgiq' kitsch de Richard Olivier - paru dans le webzine n° 61 - Mai 2002
- Remember Marvin Gaye de Richard Olivier - paru dans le webzine n° 60 - Avril 2002
- Elles m'ont dit de Richard Olivier - paru dans le webzine n° 55 - Novembre 2001
- Les Allumés de la foi de Richard Olivier - paru dans le webzine n° 106 - juin 2006
- En Salle : Marchienne de vie et petits meurtres ordinaires de Richard Olivier - paru dans le webzine n° 106 - juin 2006
- Esther forever de Richard Olivier - paru dans le webzine n° 117 - juin 2007
- L'envers de l'écran : Les enfants d’Henri Storck - paru dans le webzine n° 126 - avril 2008
Sortie DVD
- Big Memory Le Coffret des 170 portraits de cinéastes - paru dans le webzine n° 170 - Avril 2012
Evénements
- L'envers de l'écran - Les Enfants d'Henri Storck - paru dans le webzine n° 125 - mars 2008
Hommage
- Richard Olivier, cinéaste des cinéastes - paru dans le webzine n° 129 - juillet-août 2008
Publication
- Big Memory de Richard Olivier - paru dans le webzine n° 167 - Janvier 2012
Tournage
- Marvin Gaye remember - paru dans le webzine n° 53 - Septembre 2001
Je ne sais pas qui cela peut intéresser hormis bien entendu l'immense cohorte cinéphilique laquelle se ruera - c'est sûr - comme un seul spectateur sur ce livre dans lequel vous me proposez de "m'installer". Puis-je avouer sans trop vous fâcher que je n'en suis toujours pas revenu, vous qui m'avez boudé depuis la nuit des temps et dont la sourde oreille était la seule que vous me prêtiez habituellement dans vos colonnes cinergitiques. J'ose espérer que vous n'aurez pas le mauvais esprit de "sucrer" ce début quelque peu inhabituel mais je n'ai pas pour habitude de dire ni d'écrire la langue de bois et j'aime assumer mes "incendies" jusqu'à l'extinction des feux. Quant à ce texte que vous sollicitez auprès de cent cinéastes de ce pays ( j'ai failli écrire SANS), j'aimerais m'y compter comme le 37ème car ce fut là mon triste numéro dans un sinistre pensionnat derrière les murs duquel je faillis périr d'un ennui plus que mortel, de cet ennui que seuls réussissent à dispenser quelques poignées de petits frères-professeurs masturbés jusqu'à l'hostie. Un jour pourtant j'y découvris mon premier spectacle théâtral monté et joué par les "grands", ce fut Seul Maître après Dieu de l'écrivain néerlandais Jan De Hartog. J'y crus si fort, si intensément, j'en fus si impressionné que durant les jours suivants dans la cour de l'école durant les récréations j'y jouai à moi tout seul tous les rôles à commencer par celui de la tempête au cours de laquelle disparaissait le navire avec tout son équipage. Et voilà, le tour était joué. J'avais trouvé mon médicament, mon remède homéopathique, mon refuge. Les portes du spectacle de ce Monde s'étaient ouvertes et les études à faire présentes et futures allaient rapidement s'avérer autant d'obstacles, autant de barrières à m'empêcher de rejoindre le monde de l'imaginaire. C'est vous avouer si je fus "mauvais élève" et rebelle à tout enseignement excepté celui que je m'étais choisi, et même les études entreprises plus tard à l'I.A.D. ne me convinrent pas mis à part l'enseignement de quelques rares professeurs, mes pères et amis, Julien Bertheau, Maurice Sévenant, Pierre Laroche... Avant de terminer d'écrire cette brève confession, je voudrais ajouter la chose suivante. Lorsque j'étais enfant je vivais chez mes grands-parents. Des gens simples, des gens braves qui m'avaient recueilli chez eux. Je me le rappelle et je me le rappellerai toujours : le soir avant de m'en aller me coucher, ma grand-mère, Sophie, me prenait sur ses genoux et me racontait les histoires de Moustache et de Monsieur Subito lesquelles étaient dessinées en trois ou quatre images et paraissaient quotidiennement dans Le Soir et La Dernière Heure, les deux journaux que lisait mon grand-père. Ces images m'apprirent l'humour, me familiarisèrent avec la drôlerie, elles me donnèrent le goût et le sens du gag, bref, elles m'aidèrent à grandir et me permirent d'affronter le sourire au coeur les tempêtes des nuits et des jours à venir.
Richard Olivier
Biographie
Né à Bruxelles le 9 août 1945. Ses courts et moyens métrages se déroulent dans un univers "fantasmatique". En explorant le monde du music-hall, il conciliera spectacle et reportage. En tant que réalisateur, il tente d'approcher de manière pertinente et critique notre société et ses divers composantes. Auteur d'A la recherche du cinéma perdu.






















