Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
14/10/2009
 

Des films pour des regards multiples

Il y a des films qui sont réalisés parce qu'on reçoit la commande d'un patron qui vous engage pour lui concocter un beau produit. Mais, de ceux-là, nous ne parlerons pas.
Il y a des films qui se font parce qu'on ne sait rien faire d'autre. Et ceux-là, nous ne finissons pas d'en parler !
Qu'est-ce qui pousse ces femmes et ces hommes, un jour, à prendre la décision de se faire appeler cinéaste; de se lever et s'endormir en pensant au développement de leur prochaine histoire : les scènes, les lieux, les paysages, les répliques, le visage des comédiens, leurs silhouettes, la musique... ? Sans parler de ceux qui n'en ferment plus l'œil à force d'essuyer déceptions sur refus par les détenteurs des cordons de la bourse.
Et puis, il y a ceux qui passent outre les décisions collectives et consensuelles, décident de s'offrir, ou de se faire offrir une caméra, et de filmer comme on écrit, en solitaire, ou même d'entraîner copines et copains dans leur aventure et, à la manière des enfants qui jouent aux cowboys et aux indiens, de jouer à « équipe sur un plateau ». Tout le monde y croit ferme, parce qu'on sait bien qu'il faut vouloir pour pouvoir.
Et le regard du spectateur dans tout cela ? Est-il unique, objectif et neutre ? Comment peut-on concilier l'appréciation de celle ou celui qui aime s'ennuyer devant l'écran avec celle ou celui qui a besoin d'être surpris ou encore avec celle ou celui qui refuse d'être bousculé dans ses sentiments ?
Malgré ces pluriels, il y a quelques chefs-d'œuvre qui font l'unanimité. Mais nous ne sommes pas que des pêcheurs de perles, nous sommes des passionnés qui prenons plaisir à révéler la beauté cachée dans le moindre caillou. Nous accusera-t-on de ne pas être critique pour autant ?
À vous de juger sur pièces.

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