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Jasna Krajinovic, réalisatrice de La Chambre vide

Dans La chambre vide, Jasna Krajinovic suit Saliha et d'autres parents d'horizons très divers ayant un douloureux point commun: avoir vu leur enfant partir faire le Djihad en Syrie – et bien souvent y mourir. Marginalisées, ces familles se sont regroupées en association afin de combattre le fléau de la radicalisation. Cinéaste de la jeunesse et de l'intime peu portée sur l'actualité, Jasna Krajinovic a vu, bien malgré elle, cette dernière la rattraper avec les attentats. Tout comme les familles, le message de la réalisatrice est clair : si nous voulons réagir, commençons par ouvrir les yeux.

 

 

La chambre vide de Jasna KrajinovicCinergie : Ton film apporte un éclairage totalement différent de ce que l'on a l'habitude de voir. On se représente souvent les jeunes qui partent en Syrie comme des illuminés, comme des êtres déracinés et lâchés par la société.
Jasna Krajinovic : Oui et également comme des jeunes stigmatisés parce qu'ils sortent de prison ou qu'ils sont issus de l'immigration, mais en général les profils des jeunes qui partent ne correspondent pas du tout à cela. Les réseaux de recruteurs sont très bien ancrés en Europe et le lien se fait facilement avec la Syrie, tous les jeunes radicalisés partent. Les mamans nous disaient que leurs enfants se sont fait avoir alors qu'ils étaient dans une période de fragilité comme on peut en connaître entre 16 et 18 ans. Désormais, les recruteurs visent des plus jeunes encore, notamment des filles autour de 14/15 ans.
Il faut bien avoir conscience que désormais existe dans nos sociétés ce phénomène de radicalisation avec des recruteurs qui font bien leur travail et qui ont une approche sectaire, qui poussent les jeunes à couper les ponts avec leurs proches. La radicalisation se fait très rapidement, en à peine deux mois. Une maman disait que c'était comme si on leur mettait une graine dans la tête tant ils changent rapidement. Même s'ils cachent leur projet de départ, ils expriment des doutes à leurs parents. Ceux-ci répondent comme ils le peuvent, notamment les familles catholiques ou juives qui ont accepté leur conversion comme un passage. Or, ça n'est qu'un passage justement, il ne s'agit pas d'une démarche spirituelle, c'est un passage menant directement à la mort.

C. : Comment t'es venue l'idée de réaliser ce film ?
J.K. : Lorsqu'on s'est rencontré pour mon précédent film Un été avec Anton, j'évoquais déjà l'endoctrinement, la radicalisation, la façon dont se développait la haine envers les musulmans. À mon retour en Belgique en 2013, on commençait à parler de ce sujet qui existait pourtant déjà et cela était dû à la mort d'un jeune Belge en Syrie. Connaissant plus ou moins la guerre, je savais que ces jeunes n'étaient pas prêts pour cela, qu'ils se dirigeaient tout droit vers la mort. Cela m'a vraiment interpellé que des jeunes Belges se radicalisent et s'engagent, je ne pensais pas que ça pouvait arriver ici. Ce phénomène n'a fait qu'empirer. J'ai rencontré des journalistes et des familles, je suis allée à Vilvoorde, Schaerbeek, Molenbeek ou à Anvers car on se préoccupait plus de ce problème du côté flamand. La parole était plus libre et c'est là que j'ai rencontré la mère et la soeur de Brian De Mulder. Elles souhaitaient vraiment me parler car à l'époque seul le Vlaams Blok voulait les écouter! Pour les autres, il ne s'agissait que d'un fait divers.
Les rencontres avec les familles ont néanmoins été difficiles car elles ne connaissaient rien du Djihad et étaient effrayées pour leurs fils. C'était comme si la guerre en Syrie s'installait chez eux.
J'ai eu un entretien à l'époque avec le chef de la police de Schaerbeek que je n'ai pas pu enregistrer où il me disait qu'il possédait certaines informations mais que les réseaux sur Internet étaient trop bien structurés, qu'ils avaient deux ans d'avance sur les services de l'Etat. La radicalisation s'effectue en effet beaucoup par Internet et via les prédicateurs comme Abou Rayan, Jean-Louis Denis ou Belkacem bien sûr. J'ai commencé ce projet en me disant que ce serait un document intéressant mais je n'imaginais pas que ce sujet seraient sur toutes les lèvres ou qu'il y aurait des attentats.

C. : À combien estime t-on le nombre de jeunes Belges partis en Syrie ?
J.K. : Les chiffres officiels tournent autour de 500 personnes mais il y en a beaucoup qui n'ont pas été déclarés, ils seraient quasiment 1000 Belges à être partis. Cela continue toujours comme en France et on apprend ces départs notamment grâce au réseau des mamans. La deuxième mère que j'ai rencontrée est Saliha : elle est le personnage principal de mon film. À l'époque, son fils Sabri était parti depuis deux semaines seulement et elle était dans l'incompréhension totale. Elle participait à des rencontres avec des familles dans le même cas et c'est là que j'ai commencé à les suivre en septembre 2013 et je continue encore aujourd'hui. Il s'agissait beaucoup de repérages, je ne pouvais pas souvent filmer car ces familles sont dans une grande détresse. Elles demandent une aide à la société qu'elles n'obtiennent pas et je ne crois toujours pas qu'on sache comment réagir aujourd'hui. On ne sait pas comment se tourner vers ces jeunes, comment ouvrir un dialogue avec eux pour stopper la radicalisation. C'est compliqué car cela touche aux désirs de ces jeunes de changer le monde alors qu'ils n'ont aucune connaissance en géopolitique.
Les familles se sont regroupées en s'appelant "les familles concernées", Saliha a fondé une association qui s'appelle "Save Belgium against the violent extremism". Les parents ont une grande connaissance des signes d'une radicalisation en cours même s'ils s'en sont rendu compte trop tard dans le cas de leurs enfants. Saliha faisait confiance à son fils qui lui disait "Non, je ne veux pas aller en Syrie, j'aime juste prier". Il s'était rasé la barbe et devait continuer ses études, mais il est parti.
Ces familles ont échangé leurs expériences et ont pu en déduire les mécanismes utilisés par les recruteurs. Elles se sont adressées aux politiques et aux médias mais personne ne souhaitait entendre que c'était un combat afin de limiter le nombre de victimes. Le problème était que les médias ne s'intéressaient qu'au sensationnel, c'est-à-dire au cas personnel des familles. Comme beaucoup de parents témoignaient le visage caché, cela renforçait cette impression mystérieuse et trouble, alors que le message de ces associations est inverse, elles souhaitent souligner que cette situation peut arriver à tout le monde.
Les familles ont rejoint des organisations européennes et internationales constituées là aussi de pères et de mères. Ils constatent que les signes avant-coureurs sont identiques partout dans le monde. Saliha travaille par exemple avec l'ONG "Femmes sans frontières", fondée par Edith Schlaffer et qui propose un programme de déradicalisation depuis dix ans. Edith Schlaffer était partie rencontrer des familles en Asie et en Afrique victimes intérieurement de l'extrémisme religieux. Elle a fondée des "Mother's School". Les parents travaillent avec des psychologues, anthropologues etc... Lorsque l'enfant est vivant, qu'il soit en prison ou en phase de radicalisation à la maison, le but est d'établir le dialogue, d'aller chercher dans les réunions les réponses à donner aux questions des jeunes en phase de radicalisation. Saliha est la première en Europe à avoir créer une "Ecole des mères" en septembre 2015.

La chambre vide de Jasna KrajinovicC. : Ces familles sont livrées à elles-mêmes et se sentent abandonnées par les politiques. Même en terme de sécurité de l'Etat, ce n'est pas parce qu'on y met plus de moyens qu'ils sont alloués à la prise en charge de ces jeunes qui sont des bombes potentielles. Ensuite, sur le fond, car ces jeunes sont tellement mal dans leur peau au sein de cette société qu'ils vont chercher un sens profond dans le djihadisme.
J.K. : C'est exactement ça. Je pense que ce phénomène de radicalisation touche tous les secteurs de notre société à travers ses failles et que les recruteurs offrent aux jeunes une solution sur un plateau. Les initiatives des mères ont un certain succès car elles sont au coeur de la famille et elles s'investissent beaucoup, mais notre société en tant que grande famille n'a toujours pas réagi. Les réponses des politiques ne sont que sécuritaires alors qu'il faut commencer par la base. On ne se débarassera de ce phénomène qu'en s'attaquant aux problèmes de notre société car, même si la guerre en Syrie s'arrête, ce ne sera pas le cas de la radicalisation. Mais il est clair que les politiques et les chefs religieux ont beaucoup de retard. Fallait-il arriver au niveau 4 pour que l'on se pose des questions ? On est encore complétement endormi, on considère encore que cela n'arrive qu'aux autres, que ce sont des petits fous mais peu nombreux, on ne se rend pas compte que la société est menacée. Je me suis demandé comment des parents qui avaient perdu leur enfant trouvaient encore la force de s'engager et je pense qu'eux ont compris à quel point le problème était grave, que ça n'était pas un épiphénomène.

C. : Il est un peu facile de les culpabiliser et de les voir comme de mauvais parents.
J.K. : Ils ont entendu ça tellement de fois... En tant que parent, tu te poses forcément ces questions : Pourquoi n'ai-je rien vu ? Qu'ai-je mal fait ? Mais ces interrogations n'ont pas de sens, car le problème est beaucoup plus vaste : il touche à la fois à la géopolitique et à la conscience de ces jeunes qui veulent changer le monde et qui ne se rendent pas compte qu'ils vont mourir.

C. : As-tu pu rencontrer des jeunes qui sont revenus ? Sont-ils placés en prison à leur retour ?
J.K. : Oui, ils sont enfermés à leur retour. Je ne les ai pas rencontrés directement, mais les parents en parlent. Ils sont totalement traumatisés et perdus. Par exemple, l'enfant d'une mère est rentré volontairement en Belgique en se cachant dans un convoi de la Croix-Rouge. C'est un étudiant brillant, mais instable et même s'il est parti de Syrie de son plein gré il y a une forme chez lui de nostalgie, de cette illusion d'un nouveau monde.
Les jeunes subissent à leur retour des interrogatoires très poussés. Le problème est que l'Etat les considère comme des menaces potentielles en disant que les auteurs des attentats étaient aussi des jeunes de retour de Syrie. C'est en partie vrai bien sûr, mais rien n'est fait pour les aider et les réintégrer alors qu'ils sont totalement déboussolés.

C. : Comment s'est déroulé le tournage au cœur de la famille de Saliha dont on ressent évidemment la souffrance ? Comment l'as-tu vécu en tant que réalisatrice ?
J.K. : C'est vrai qu'on aurait pu faire un film en suivant un jeune, mais je préférais m'intéresser à une famille car cela touche directement et plus profondément notre société. Il est clair que je suis arrivée dans une famille en état de siège intérieur et extérieur à cause de leur déménagement. Il y avait des affaires partout, mais malgré l'impératif du déménagement, la chambre de Sabri était intacte car Saliha n'osait pas y toucher. J'ai voulu montrer ce drame à l'intérieur d'une famille car comment comprendre si l'on cache cela ? En filmant une famille, on peut se mettre à leur place, on peut s'identifier à ces personnes.

C. : Combien de temps après sa mort ont-ils déménagé ?
J.K. : À peu près un an et demi. Durant les six premiers mois, ils étaient effondrés. Ensuite, il a fallu chercher un nouveau logement, inscrire les enfants dans d'autres établissements... Tout cela prend du temps. De plus, il leur a fallu presque un an pour qu'ils se décident à aller vers cette nouvelle vie.
Ils ont vécu comme une provocation le coup de fil qui leur annonçait la mort de leur fils en martyr, d'autant plus que d'autres familles avaient déjà reçu des appels similaires alors que leurs fils étaient toujours vivants. Ils ont donc attendu un signe de vie, ils cherchaient sur Internet. Une fois la mort acceptée vient la douleur de ne pas pouvoir enterrer le corps. Je voulais aussi montrer la métamorphose des parents ou plutôt leur évolution dans le deuil et ce fil rouge passe par les affaires de Sabri. La chambre reste intacte puis Saliha se décide à empaqueter les vêtements de son fils avant de les donner à des Syriens. Donner les vêtements de son fils à des nécessiteux là-bas marque pour elle une étape importante dans le processus de deuil.

la chambre vide de Jasna KrajinovicC. : Vous vous trouvez à ce moment-là à la frontière Turquo-Syrienne.
J.K. : Oui, elle tenait absolument à y aller car tous les jeunes à l'époque passaient par Gaziantep et Alep. Elle a tenu à suivre ses traces. J'ai voulu montrer toutes les facettes de la reconstruction de Saliha qui passe autant par son engagement public, auprès des institutions ou des autres parents que par les moments intimes et de joie en famille. J'espère que ce film aura une certaine utilité quelque part.

C. : On sent d'ailleurs que tu t'impliques personnellement beaucoup plus dans ce film que dans les précédents.
J.K. : Oui c'est vrai, ça m'a pris à la gorge. Il y a un élément très fort qui est présent dans le film, que la société n'accepte pas et qui est revendiqué par les parents : le fait que leurs fils soient des victimes. Et ils insistent là-dessus car effectivement il y a eu des attentats en France et il pourrait y en avoir en Belgique, mais la radicalisation ne s'est pas faite en Syrie, elle s'est faite chez nous ! On retrouve ce sentiment dans mes précédents films, si ces jeunes partent en vrille, nous avons une part de responsabilité. Donc, je m'engage, car je ne peux pas rester simplement observatrice. J'ai envie de voir d'autres films sur le sujet. Je sais qu'il s'en prépare en France et aux Pays-Bas et c'est une très bonne chose.

C. : Crois-tu que les jeunes radicalisés pourraient regarder et apprécier le film.
J.K. : Oui, je pense, car ils ne sont pas du tout indifférents à la souffrance de leurs parents. Ils s'aperçoivent souvent de leur erreur en se rendant compte de la souffrance qu'ils provoquent dans leur famille. Malheureusement pour ceux qui sont déjà là-bas, je crois que c'est trop tard, parce qu'on leur dit qu'ils sont choisis par Allah, qu'ils impressionneront leurs copains, etc. Du début de la radicalisation au premier mois de leur arrivée, ils ne recoivent que des louanges. Après, on leur demande de choisir entre l'attentat suicide ou le combat. Si vous combattez, vous êtes payés, sinon vous mourrez de faim ou vous êtes tués. Les parents représentent une grande part de leur identité qui a mué. On peut même poser la chose autrement pour ceux qui sont partis: pourquoi les responsables de l'Etat Islamique leur permettent-ils de se connecter à Internet et de discuter avec leurs parents ? Ils savent que c'est une part importante de ces jeunes.

C. : Tu as dû terminer ton film très rapidement. N'as-tu pas peur qu'il t'échappe ?
J.K. : J'ai surtout peur qu'on fasse des amalgames faciles avec les attentats de Paris. Je sais que je vais me retrouver dans les salles et que l'on va me dire "Oui mais vous rendez-vous compte, il y a eu des morts à Paris". Et bien oui je m'en rends compte, mais j'essaie de montrer que c'est beaucoup plus compliqué que cela et que c'est une véritable question de société. Les mères ont connu ça et j'ai très peur des raccourcis. On parle beaucoup de terrorisme dans les médias, mais il n'y a aucune remise en question, aucun recul.

C. : Le tournage a t-il commencé immédiatement, dès tes premières rencontres avec les familles ?
J.K.: Non. En fait, j'ai fait comme des notes filmées. J'allais chez l'un, chez l'autre, à une réunion.... J'ai rencontré une autre maman, Samira, dont j'ai réalisé un court-métrage qui s'appellera Ma fille Nora. Ce film fonctionne beaucoup plus sur le vif, par exemple on la voit sur Skype à attendre des nouvelles alors que sa fille est censée être morte... ce qui s'avère être faux. J'ai rencontré beaucoup de maman en France, en Allemagne, en Autriche, mais personne ne s'exprimait aussi clairement que Saliha.

C. : Est-ce que ton film a été, par son sujet, compliqué à financer ?
J.K. : La principale critique que j'ai reçue fut que, comme les jeunes allaient tous mourir là-bas, je ne ferais qu'un film mortuaire. J'ai dû batailler pour expliquer que c'était une question de société importante, que les jeunes reviennent ou non. Maintenant, tout le monde réclame ça, ou presque depuis les attentats ! Je ne traite pas de sujets d'actualité, je pensais traiter d'un thème marginal. On m'a beaucoup plus soutenue après les attentats de Charlie Hebdo : ça m'a un peu énervée, mais bon, ça ne se refuse pas. Cela dit, la prise en compte de l'actualité et de ces horreurs ne devrait pas intervenir dans le choix des films.

la chambre vide de Jasna Krajinovic C. : Avec La chambre vide, tu traites une nouvelle fois des jeunes et de leur monde.
J.K. : Oui, je parle de leur monde, de leur futur. À quoi va ressembler leur monde plus tard ? Nous avons une responsabilité dans ces évolutions et je crois qu'il faut rectifier le tir, donc il faut parler de ces problèmes. Notre société préfère juger ces jeunes plutôt que de se remettre en question.

C. : Penses-tu que le fait de ne pas avoir grandi en Belgique t'aie offert un autre regard sur ces familles, notamment sur les familles musulmanes qui sont stigmatisées ?
J.K. : D'abord, il faut préciser que j'ai rencontré toutes sortes de familles : musulmanes, catholiques, athées... Je crois qu'ayant connu la guerre, j'ai ressenti des choses particulières car la guerre s'invitait dans ces familles autrement que par la télévision et je retrouvais des signes que j'avais connus. Je crois que les signes de la guerre sont identiques partout dans le monde.
Il est vrai que je suis très touchée par cette question de la religion musulmane qui passe par une phase très difficile car on oublie toute la richesse de cette religion. On l'assimile au terrorisme depuis le 11 septembre 2001. On oublie même que le salafisme n'est qu'une branche très minoritaire de l'Islam et qui vient d'Arabie Saoudite. On a la mémoire un peu courte car le salafisme est présent dans notre société depuis les années septante. Je comprends que certains responsables religieux ne veuillent pas répondre à ces accusations d'amalgames, mais je crois que maintenant, ils devraient dire haut et fort qu'il ne s'agit que d'une certaine secte et que ce n'est pas cela la religion musulmane. L'imam Abou Youssef apparaît dans le film et je le trouve très précieux car il éclaircit parfaitement les choses. Il fait clairement la part des choses entre le religieux et les criminels.
Il faut s'interroger aussi sur les financements car les départs, tout comme les entrainements coûtent très chers. Qu'on rejette entièrement une culture, je trouve ça effrayant.

 

Dimitra Bouras et Léo Dupont
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