Avril 2011
Editorial
Entrevue filmée
- Alain de Halleux - Chernobyl 4 ever
- Jan Vromman, Tant que chanteront les constructeurs de navires
- Anima, trente ans déjà, rencontre avec les élaborateurs
- Lettre à Alain Cavalier
Entrevue
- Folioscope: Philippe Moins et Doris Cleven
- Jan Vromman - Tant que chanteront les constructeurs de navires
- Michel Ocelot - Anima
- Inès Rabadan, cinéaste
Critique
- Contre, tout contre de Yoann Stehr
- De Volgende de Barbara Raedschelders
- Le petit chevalier d’Emmanuel Marre
- Les arbres naissent sous terre de Manon et Sarah Brûlé
- Mouse for sale de Wouter Bongaerts
- Premier Prix des Jeunes Critiques d'Illégal d'Olivier Masset-Depasse
- Kin, de Daniel Colin
- Cléo’s Boogie
- Tant que chanteront les constructeurs de navires de Jan Vromman
Sortie DVD
- Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois
- Premiers plans par Krzysztof Kieslowski
- Simon Weber a disparu… de Fabrice Gobert
- Turquaze de Kadir Balci
- La Discrète de Christian Vincent
- Benda Bilili de Renaud Barret
Dossier
Publication
Tournage
Anima - Festival du dessin animé et du film d'animation
-
Article
Animations et documentaires à voir en ce moment -
Entrevue filmée
Anima, devant l'écran -
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30ème édition d'Anima -
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Anima, trente ans déjà, rencontre avec les élaborateurs -
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Picha -
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Folioscope: Philippe Moins et Doris Cleven -
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Michel Ocelot - Anima -
Critique
La boîte de sardines de Louise-Marie Colon -
Critique
EXPO/IN de Romain Rihoux -
Critique
Duo de volailles sauce chasseur, de Pascale Hecquet -
Critique
Les Poils : histoires et bizarreries du système pileux de Jeanne Boukraa -
Critique
L'Humanité de Johan Pollefoort -
Critique
Marottes de de Benoît Razy -
Critique
Rétrospective Isao Takahata -
Critique
Otomi de l'Atelier Zorobabel -
Critique
Grise Mine de Rémi Vandenitte -
Critique
Walking the dog d’Oskar De Rycker -
Critique
Mea Culpa d’Alexis Fradier -
Critique
Ruis de Marike Verbiest -
Critique
Allez Raconte ! de Jean-Christophe Roger -
Critique
Contre, tout contre de Yoann Stehr -
Critique
De Volgende de Barbara Raedschelders -
Critique
Les arbres naissent sous terre de Manon et Sarah Brûlé -
Critique
Mouse for sale de Wouter Bongaerts -
Critique
Cléo’s Boogie -
Sortie DVD
Best Of Anima 1 -
Sortie DVD
Best of Anima 2 -
Sortie DVD
Best of Anima 5 -
Sortie DVD
Anima 2009. Best of Anima 6 -
Sortie DVD
Best of Anima 7 -
Article
Arnaud Demuynck et La Boîte,…Productions sous les projecteurs du festival Anima -
Article
Le Trésor du Crabe aux Pinces d’Or ou Tintin au Pays des Huissiers. -
Article
Derrière les films, des créateurs
Kin
Kin, de Daniel Colin
Kin, de l’atelier collectif Zorobabel
Mbote na yo, Kinshasa !
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Grand prix de la Fédération Wallonie Bruxelles et prix de la RTBF, Kin sort de la compétition belge d’Anima 2011 la tête haute. C’est une occasion supplémentaire d’affirmer la qualité des créations collectives de l’atelier Zorobabel qu’on retrouve dans les palmarès de festivals avec une régularité de métronome. Après seize ans d’existence, l’atelier collectif coordonné par William Henne a acquis une maîtrise technique qui vient soutenir un processus de création désormais bien rodé. Reposant sur un scénario soigneusement élaboré, Kin nous fait partager une journée de la vie de quelques personnages au cœur de la capitale congolaise. Un chauffeur de taxi, un policier, une « mama », un garagiste se croisent et tentent de faire leur chemin dans un monde où chacun doit tirer son plan. |
Relu par un écrivain Kinois, mis dans la bouche d’un conteur de là-bas (In Koli Jean Bofane, également auteur de la musique), le texte exhale un délicieux parfum d’authentique, à mille lieux des discours policés de la coopération internationale. Non seulement parce que l’on y décrit sans fard, la misère, la corruption endémique et la grande débrouille qui caractérise la vie à Kinshasa, mais aussi parce que l’histoire fourmille de scènes quotidiennes qui ne s’inventent pas. Et s’il n’esquive en rien les réalités du quotidien, le ton reste empreint de cet humour africain qui aide à supporter le désespoir.
Photographie sociale d’un quartier populaire de la capitale congolaise, Kin est également l’illustration parfaite de la puissance d’évocation du cinéma d’animation. Réalisé en animation de volumes dont les personnages, les accessoires et les décors sont faits de matériaux de récupération (bouts de bois, fil de fer, vieilles canettes de bières ou de coca,…) dans le style des jouets africains, le film restitue aussi bien qu’un reportage l’atmosphère de la vie là-bas. Ce qui ouvre sur une autre thématique: le recyclage des choses et des objets du quotidien, tel qu’il est pratiqué dans les pays les plus pauvres. Kin entend aussi montrer aux grands gaspilleurs que nous sommes que, là-bas, tout ce qui a servi peut revivre sous les mains habiles et ingénieuses des artisans. Leçon de choses et de vie, Kin est une fenêtre ouverte sur le monde en 11minutes d’animation de poupées. Pour la large équipe d’anonymes à l’origine de cette petite merveille sous la direction de Daniel Colin, Alain Essanga et William Henne, voilà une brassée de prix amplement mérités.
Marceau Verhaeghe


