Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
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Livre ouvert

Dans un récent message adressé à l’UPCB, Jean-Michel Vlaeminckx écrivait ceci:

« Je suis de plus en plus assailli par des personnages qui demandent de modifier un point de vue sur leurs films parce que cela ne respecte pas ce qu'ils s'imaginent être leur vérité. 

Comme si le rôle du critique était de faire de la propagande pour un produit. Nous ne sommes évidemment pas au Monde ou à The Guardian, mais tout de même, il me semble que la propagande donc la réclame cela se paie. Le point de vue lui, est non payant. 

Notre problème est que certains réalisateurs s'imaginent que la critique est de la pub non payante. C'est d'autant plus ridicule que la pub ils l'ont via les réseaux d'Internet. Et donc il est plus intéressant que la critique trace le fil qui relie leur film avec le vaste monde du cinéma. Ce qui permet d'offrir plein d'autres perspectives que celle réductrice de la pub. Susciter le désir (la pub) à un moment de l'histoire où l'on en obtient toutes les secondes dans le flux des réseaux multimédia est destiné aux benêts. Heureusement, les cinéastes ne le sont pas tous. »

Jean-Michel Vlaeminckx


 

Jean-Michel, cinéaste devenu, devant la caméra de Richard Olivier

 

Chacun est convié à rendre hommage à la mémoire de JMV. Envoyez-nous votre message, nous le publierons : info@cinergie.be

 

J'étais à l'étranger et en rentrant, à l'instant, je découvre cette bien triste nouvelle. Le monde se rétrécit. Jean-Michel était un compagnon de route depuis tant d'années qu'on n'imaginait pas qu'il puisse nous quitter. Ses images et ses mots ont été des témoins extraordinaires de l'histoire des cinéastes de notre pays. Elles le seront définitivement dorénavant. Je partage votre tristesse et votre douleur.
Confraternellement,
Hubert Toint

Jean-Michel et moi avions en commun l'amour de Julio Cortazar. Je ne pense pas l'avoir croisé sans qu'on évoque un de ses textes. Je vous envoie un extrait de "Cronopes et Fameux". En mémoire d'un cher Cronope.

Il faut vous dire que les tortues sont grandes admiratrices de la vitesse et c’est bien naturel.
Les Espérances le savent et s’en fichent.
Les Fameux le savent et se marrent.
Les Cronopes le savent et chaque fois qu’ils rencontrent une tortue, ils sortent leur boîte de craies de couleur et, sur le tableau rond de son dos, ils dessinent une hirondelle. 
Inès Rabadán 

J'aimais particulièrement sa façon de ne pas "nous laisser tranquilles" après la vision d'un film pour lequel il avait un vibrant coup de cœur, comme ce fut encore le cas à la vision de presse de "Deux jours, une nuit" des Dardenne. Nous n'étions pas d'accord sur ce film (pour moi, vraiment le moins bon des frères), mais j'ai une tendresse toute particulière pour les hommes entiers. Sincères condoléances à sa famille.
Thierry Van Wayenbergh
Carnet du 4 JUILLET
Chaque labyrinthe
mène au minotaure
et le voyage préparé
pour une noce
dans la douceur
d’une autre lumière
est le lieu de ta disparition
nous sommes séparés de toi
de la clarté de ton regard
notre cœur se défibre
déposent les souvenirs
Serge Meurant

Cher Cinergie
Toute l’équipe des Films de la Passerelle, et plus particulièrement Thierry Michel et moi-même, présentons nos condoléances à tous les proches de Jean-Michel.
Nous avons tous apprécié sa rigueur, son engagement sans compromis, qui font la fierté de nos métiers.
Bon vent à lui, et bon courage à ceux qui devront apprendre à vivre sans lui.
Christine Pireaux

Oh, jeviens d'apprendre la nouvelle, la bien triste nouvelle.
Toutes mes condoléances à l'équipe de Cinergie et à la famille de Jean-Michel.
Eric LEDUNE

A l'incrédulité catastrophée succède maintenant de plus en plus de tristesse. C'était un beau personnage, un candide, un éternel jeune homme, comme oin dt, toujours idéaliste, enthousiaste et insurgé, toujours avide d'en savoir plus, à l'écoute, sensible à l'enchantement, doué d'émerveillement. Parti en voyage, il me laisse un beau souvenir de lui. Je ne suis pas sûr non plus que le cinéma belge l'ait bien mérité, que nous ayons été souvent à la hauteur qu'il s'en faisait.

Bien tristement,  

Claude François


Jean-Michel,
Crapahutant avec des kilos de matériel photo sur le dos dans les dunes de la mer du Nord où Jan Bucquoy tournait “Camping Cosmos”. Jean-Michel, d’une patience d’ange, attendant durant une heure que Jean-Pierre Léaud reprenne ses esprits pour lui tirer le portrait – en vain. Jean-Michel rappelant que le cinéma est d’abord un art de francs-tireurs avant d’être une industrie. Tout ce qu’il m’apprenait sur le cinéma belge, sud-coréen ou wellesien dans les trams, les bus, les trains qui nous emmenaient sur les tournages. Et notre compagnonnage durant les interviews, longues à l’époque et en tête à tête avec Ken Loach, Aki Kaurismaki, Abbas Kiarostami. Les merveilleux souvenirs se bousculent. Mais s’il fallait en choisir un, ce serait celui-ci: après une mauvaise chute, atteint momentanément d’aphasie, Jean-Michel peinait à retrouver le nom des choses les plus quotidiennes. Et quand à l’hôpital, il n’est pas parvenu à nommer les quatre saisons, je lui ai simplement dit, pour l’aider: “C’est le titre d ‘un film de Kim Ki-duk”. Illico, il me susurre à l’oreille: “Printemps, été, automne,hiver... et printemps”. Rien ne pouvait détruire sa passion du cinéma. Rien ne pouvait détruire Jean-Michel. Au paradis des cinéphiles,
ils vont devoir se tenir à carreau!
Olivier Lecomte   

Je suis très émue par cette nouvelle. Buon viaggio Jean Michel

Daniela de Felice


Bien triste, Jean-Michel avait les yeux qui brillaient dès qu’on parlait cinéma, un homme enthousiaste, un plaisir de le rencontrer au hasard ou au bureau. Bises à sa compagne et à son fils 

Mirko Dragolioub Popovitch


Oui, une herbe folle, à la fois tenace et fragile, d'une fragilité émouvante, d'une ténacité inspirante. Un regard piquant, encadré d'une chevelure et barbe ébouriffées, eux mêmes des herbes folles, comme si les pensées rebelles ne pouvait se contenir. Nos pensées émues vont vers vous et vers sa famille.

Affectueusement, 

Dominique Abel et Fiona Gordon


Cher cinergie,
sait que je suis en deuil pour jean-michel; c'eravamo tanto amato comme le film ettore scola (if my memory serves me well), j'ai publié ses photo's parcequ'ils etaient fabuleux, je l'ai connu aussi pendant le première période de cancer, il était comme 'a tiger burning bright'. Ses dernières années (l2 exactement) je ne l'ai plus vu. Parceque j'ai quitté la critique de cinéma. Mais la mémoire est vivante. 
Un homme qui meurt est un musée qui brûle. Jean-Mich, till we meet again up in the skies

Ronny Pede


Dans ce moment de tristesse, je tiens à remercier l'ami qui m'a soutenu dans mes projets. Toutes mes sincères condoléances   à la famille de Jean Michel.

Pierre Lekeux


Quelle triste nouvelle. Le cinéma belge a perdu sa mémoire. 

Fernand Denis


Je viens d'apprendre cette si triste nouvelle. Toutes mes pensées vont vers toi Jean- Michel! A toi, le grand amoureux du cinéma Grace à qui j'ai pu rencontrer de grands cinéastes belges: Jaco Van Dormael, Joachim Lafosse, Frédéric Fonteyne.... Remets le bonjour à Orson Welles ! Bien à toi, tes proches et tes collègues 

Gaetan Leboutte


Triste nouvelle ! 
Passionné de cinéma, Jean -Michel est une personne de qualité que j'apprécie particulièrement, simple et discret.
Que son âme repose en paix. Mes pensées vont vers ses proches.

Taylan Barman


Le voilà partir rejoindre ces « stars » qu’il admirait ou vitupérait avec talent, humour et générosité. Parce que même quand il critiquait, Jean-Michel restait altruiste. Il avait lui aussi, comme Bergman tant admiré, son « sceau » : celui d’un humanisme chevillé au cœur et à l’esprit. Cet humanisme qui veille sans faillir à la compréhension, à la remise en perspective (place à l’essentiel et non au futile), au respect de valeurs qui ont pour noms tolérance, gentillesse et quand nécessaire  vitupérance. Va camarade, tu seras regretté mais pas oublié. Mes amitiés réconfortantes à ceux que tu chérissais, à ceux qui avaient plaisir à travailler avec toi ou tout simplement à te lire.

Michèle Carpentier


Je suis bien triste d'apprendre la disparition de Jean-Michel. Nous nous étions rencontrés, il y a un peu plus de trente ans, alors qu'il veillait sur la bibliothèque de l'INSAS. Je garde le souvenir de son regard malicieux de lecteur, de spectateur, de vidéaste et de photographe. De son esprit critique, de sa curiosité au monde. J'embrasse bien fort ses proches et sa famille. 

Yves Hanchar


Quelle triste nouvelle que voilà... 

Voilà bientôt 20 ans que j'ai quitté l'équipe de Cinergie que j'avais intégrée 10 ans plus tôt. Pendant toutes ces années, j'ai toujours été impressionné par Jean-Michel qui arrivait à passer à travers tout et qui était en permanence sur le pont malgré ses cancers et les vilains coups de la vie. Il était l'exception qui confirme que la maladie peut être vaincue tant que l'on a un moral d'acier. Son moral a lui était fait d'agrégats d'argent dont on fait les meilleures photos car il en a faites des photos. Là aussi toujours à l'affût des petits instants de la vie des acteurs mais pas forcément des stars, soutenant par ses images les jeunes générations et surtout les actrices pour lequel il gardait son objectif le plus avisé... Adieu Jean-Michel, tu laisses derrière toi des collègues, anciens et nouveaux, désemparés mais heureux d'avoir pu faire un bout de chemin avec toi. Que ton âme repose en paix...

Marc Vanhellemont


Comme à mon habitude, je me connecte (pour la dixième fois de la journée) à Facebook. Faisant défiler le fil d’actualités de haut en bas, de bas en haut, de gauche à droite, de droite à gauche (sait-on jamais, en fouillant bien…), je tombe sur la vidéo Big Memory Jean-Michel Vlaeminckx. Je ne comprends pas tout de suite. Sur ma boîte Gmail, j’avais reçu un mail de la rédaction de Cinergie. Décès de JMV. Plus de doute. L’Alhambra, derrière moi, est en deuil.Jean-Michel, je l’ai rencontré quelques années plus tôt, lors de mon stage au sein de la rédaction de Cinergie. Quel petit homme étrange me suis-je dit. Il ressemblait un peu au sage dans le dessin animé Il était une fois la vie. Vous vous en souvenez? Grosse barbe blanche (qui faisait un peu peur aux enfants), des cheveux hirsutes, des petits yeux pétillants.Jean-Michel, je le voyais comme un petit insecte méfiant. Qui avance et qui recule. À tâtons. En silence. Jean-Michel, il ne parlait pas pour ne rien dire, il préférait se taire (ou manger des bananes). Mais quand il se lançait dans ses débats cinématographiques, impossible de l’arrêter. Rares sont ceux animés par une telle passion. Inutile de dire que je me suis sentie de nombreuses fois un peu stupide. Alors, tu hoches la tête pour te donner un peu de contenance parce que tu ne voulais pas avoir l’air trop sotte.Jean-Michel, c’était un chouette. Un curieux, un passionné, un artiste.E la nave va.

Nastasja Caneve (Granada, 5.07.2014)


Jean-Michel et l'équipe de Cinergie m'ont accueilli comme stagiaire en 1996, pendant mes études.

C'est grâce à Jean-Michel que j'ai découvert le cinéma, à le comprendre et à ne plus pouvoir m'en passer. Je dois mon envie d'apprendre et d'être curieuse à Jean-Michel qui avait toujours la bonne question pour m'obliger à réfléchir. Le premier film découvert avec lui a été "Breaking the waves" de Lars Von Trier.  Le vivre avec lui a été une très émouvante expérience cinématographique. Jean-Michel est vraiment le déclencheur de ma vie professionnelle ! Merci à toi ! 

Stéphanie Perpète


Hé Merde.... Snif.... 

Patrice Bauduinet


Mon cher Jean-Michel, Je me souviendrai toujours de ta façon de prononcer les noms imprononçables des cinéastes asiatiques, de ta curiosité, de ton regard attentif et critique, et surtout de la générosité avec laquelle tu m’as accueilli un jour chez Cinergie. Descansa em paz!

Vitor Pinto


Je suis désolée d'apprendre cette triste nouvelle.

En tous cas je garderai toujours un bon souvenir de Jean-Michel. Des années que j'ai passé à Cinergie, je me souviendrai toujours de lui comme un conteur hors pair et un foufou de première.
Dieu ait son ame, qu'il repose en paix. 

Doria Hamelryk


Beaucoup, beaucoup de tristesse...

Tu seras toujours avec nous. Bon voyage, cher Jean-Michel.

Diego Martinez Vignatti

J'apprends par votre lettre la mort de Jean-Michel, que je connais, comme beaucoup, depuis plus de 20 ans, avec lequel j'ai partagé de belles soirées, entre-autres Cannoises...de longues conversations autour d'un verre... Un chic type comme on dit, un très bon photographe, un jalon sur la route de ceux qui ont vécu dans le petit monde du cinéma belge. C'est toujours trop tôt, c'est toujours trop con...mais c'est toujours comme ça. Au moins son dernier voyage se prolongera infiniment.... Paix pour lui et courage pour les siens.  

Axel Comeliau


Je me souviendrai de son sourire sous sa barbe, envahi par ses lourds appareil-photo... 

Comment il utilisait son art d'agrémenter ses reportages par de clins-d'oeil de passionné de cinéma, avec des bonnes références... Comment ils n'oubliait jamais de mentionner des techniciens présents sur un tournage dans ses articles-réportages.(là où les "journalistes" professionnels ne courent qu'à interviewer les stars ou/et des réalisateurs). 
Comment il faisait des superbes photos de nous tous, techniciens, acteurs et réalisateurs. Ses photos alimenteront les plus beaux souvenirs de notre vie professionnelle, là où l'Onem ne pense pas qu'un technicien est un artiste! 
Jean-Michel fera encore certainement des belles photos au paradis, en intervenant auprès de Dieu pour qu'il éclaire nos gouvernements à refinancer la culture…
Eva Houdova

Chers amis du cinéma,
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Jean-Michel Vlaeminckx.Nous perdons un authentique ami des cinéastes belges. Jean-Michel glissait avec une discrétion respectueuse son objectif sur nos tournages pour saisir des moments de création à nulle autre pareils. Jean-Michel cadrait nos visages en y cherchant le regard de cinéaste qui lui importait tant pour réaliser les portraits uniques de Cinergie. Jean-Michel trempait sa plume dans un encrier de passion pour écrire de belles pages sur notre cinéma. Sa fine silhouette, son œil espiègle et sa gentillesse nous accompagneront encore longtemps sur les chemins de nos plateaux. Tous les réalisateurs et réalisatrices de l’ARRF adressent leurs plus amicales condoléances à tous les proches de Jean-Michel et à la rédaction de Cinergie.

André BUYTAERS


Toutes mes condoléances à votre équipe, je viens d'apprendre la triste nouvelle. J'imagine que Jean-Michel a rejoint un lieu où les bananes et les bons films coulent à flots. 

Margo D'Heygere


Adieu Jean-Michel,Nos chemins se sont croisés dans un métier fait de rencontres.Certaines brèves, d’autres un peu plus longues , mais rares cependant.Chacune d’elles en présence d’une caméra et d’un micro.Lieux de rencontres où s’affinent parfois une affinité sélective, chère à Goethe,  une empathie et une forme de respect mutuel.Avec Jean-Michel, ce n’était pas parfois, mais chaque fois. Repose en paix,
Roger Beeckmans  

Beaucoup respect et amitié !
Un grand photographe !
Un grand photographe de cinéma Belge !
Kris Dewitte

Jean-Michel, arpenteur du cinéma belge, inoxydable comme ton Leica, tu nous manques. 
Jaco Van Dormael
 
hommage a JMV


Toutes mes pensées affectueuses t’accompagnent dans ton dernier grand voyage, cher JM.

Christophe Fraipont


En sa mémoire, voici ce que Jean-Michel disait à propos de la photographie, sa passion: 
"S'il y a bien un point sur lequel un photographe est inflexible c'est sur le déclic, comme Freud sur l'inconscient (" la mémoire de l'oubli " selon la formule de Lacan). D'autant que la diminution progressive de la lumière change le " peps " d'un portrait. Donc, tout de suite ! Se faire photographier, c'est laisser une trace de soi (une figure lumineuse) qu'on ne maîtrise pas. C'est perdre la face - en permettant à l'autre de s'en saisir et de l'embaumer sur une pellicule - pour en retrouver les traces dans les plis du temps". 
Sincères condoléances à sa famille et à l'équipe de Cinergie. 

Karine de Villers


Le cinéma belge perd un de ses défenseurs les plus respectueux de notre art.Tu vas nous manquer Jean-Michel pour la pertinence de tes analyses et ta non compromission.Merci pour ces beau portraits de nos cinéastes que tu as réalisés.Mes sincères condoléances à ton épouse Michèle et à votre fils Thomas.Et a tes proches collaborateurs de Cinergie, amis et proches.

Monique Licht


J'ai fait la connaissance de Jean-Michel en octobre dernier lors de la préparation du Festival Bande(s) à part de Bobigny. Je suis venue à Bruxelles et il a généreusement mis à notre disposition ses photos de Chantal Akerman pour le livre que nous préparions sur la cinéaste. Il est venu au festival en avril 2014. Toujours simple, il ne voulait pas d'une chambre d'hôtel, et il a logé dans une auberge de jeunesse. Il a rédigé un papier très aimable et très drôle sur notre travail : "La clarté dans l'obscurité". Nous avons tous apprécié sa gentillesse, sa disponibilité et sa grande culture. Nous sommes tristes de savoir qu'il nous a quitté définitivement. J'espère que là où il est il pourra discuter cinéma avec les nombreuses étoiles du 7è art.

Dominique Bax


Jean-Michel,  
tu es parti sur une pirouette, comme je l'observais déjà lors de mon passage à Cinergie.
... au revoir à tous, je suis en retard...
merci pour la qualité de ton regard,
toute ma compassion à tes proches,
bon vent Jean-Michel !

Marie-Cecile Bruylants


Merci Jean-Michel pour ton travail au service des films belges que tu défendais avec coeur et sensibilité; bon voyage! Nos pensées vont à ta famille et à l'équipe de Cinergie...
Pour l'équipe de Tarantula

Joseph Rouschop


Tu m’as toujours soutenu,  défendu et encouragé.
Et ce malgré tes propres souffrances physiques et psychologiques.
Je t’embrasse !!!

André Colinet 


Chers Amis de Cinergie, Chère Michèle, Cher Thomas,

Comme tout le cinéma belge, je suis profondément touchée par le décès de Jean-Michel.
Je l'ai rencontré en 1990, lorsqu'il faisait des photos pour le Festival de Bruxelles. Il en a fait une de moi, et, comme il trouvait ma mine trop sérieuse, il m'a, inespérément, raconté une blague un peu osée. Comme je la trouvais très mauvaise, j'ai beaucoup ri, ce qui convenait à la photo, et ce qui a crée un lien, est-ce correct de le dire, d'amitié entre nous. J'ai toujours admiré Jean-Michel pour son intégrité, sa gentillesse, ses analyses, sa passion pour son métier. Comme on disait en 1968, pour lui le cinéma était, véritablement, la vie. Il était sur le point d'écrire un livre à propos des 10 réalisateurs belges qu'il admirait le plus et qui lui avaient, à un moment donné, permis de vivre une expérience cinématographique inoubliable. Il aurait certainement regretté d'être parti avant la création de cette oeuvre. Je lui souhaite un bon repos, et je vous souhaite, mes amis, beaucoup de courage sans lui. On a beaucoup à apprendre de sa passion. 

Susana Rossberg


Je me permets de vous témoigner mes plus sincères condoléances, suite à la tragique disparition de Monsieur Jean-Michel Vlaeminckx. Malgré notre unique, mais mémorable, rencontre à Bruxelles lors du concours des jeunes critiques, son enthousiasme ainsi que sa bienveillance vis à vis de la nouvelle génération amoureuse, comme lui, du cinéma belge, resteront, pour moi, un souvenir indissociable de mon expérience à Cannes. Je vous prie de croire en mon affectueux soutien dans cette difficile épreuve, Bien cordialement, 

Céline Bernatowicz


Je suis profondément attristé par la disparition de Jean-Michel,

cet homme particulièrement aimable qui s’acharnait à défendre le cinéma de qualité.

Mes sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à l’équipe de Cinergie.

Raoul Servais


C’est pas vrai ??? C’est un choc en effet, je n’en trouve pas mes mots. Quel plaisir toujours de le rencontrer, quel homme doux et si à l’écoute. Nous ne l’oublierons certainement pas.Toutes mes condoléances à l’équipe de Cinergie qui ne faisait qu’un avec JM (comme je le nommait.

Marie Detaille  


il faisait partie des colonnes de la maison de la Francité, ce vieux tocard (smiley affectueux) ! évidemment, il va nous manquer

Hélène Blanc


J’ai une pensée pour cet homme unique en son genre, pour sa famille et, bien sûr, pour toute l’équipe de Cinergie !
Tiphaine Geeroms

Je garde une poignée de bons souvenirs de Jean-Michel ainsi que quelques discussions enflammées sur le cinéma et quelques rires partagés. Je garderai le souvenir de ce qu'on appelle "un personnage"...

Grégory Cavinato


Extrêmement triste d’apprendre la disparition de Jean Michel.

Je me souviendrai toujours de cet homme si discret et tellement passionné par son travail.

J’adresse mes sincères condoléances à sa famille et à toute l’équipe de Cinergie.

Carine Kolchory


 Il y a tellement de choses à raconter à propos de Jean-Michel. Ses conseils quand j’ai démarré la collection Court Toujours tu m’intéresses! notamment... 

Thierry Zamparutti


Quelle triste nouvelle.
Jean-Michel a toujours été un référent pour moi... Un jour il m'avait parlé qu'il désirait faire un portrait de moi pour parler de ses espagnols qu'il avait connu à  Saint-Gilles. 
Merci Jean Michel!

José-Luis Penafuerte


Tristesse infinie d'apprendre la disparition de Jean-Michel, avec qui nous avions partagé l'enthousiasmante aventure du magazine Visions. Il incarnait une version particulièrement gourmande et passionnée de la cinéphilie. Curieux de tout (et de tous), le regard toujours ouvert, pétillant et juste (derrière l'objectif comme devant l'écran), il savait communiquer ses émotions et les faire partager avec un mélange de ferveur et de modestie qui n'appartenait qu'à lui. Il nous manquera, c'est sûr. Il nous manque déjà. 

Louis Danvers

"L'oubli est pire que la mort", tu le sais bien.

Nombreux sont celles et ceux qui ne t'oublieront jamais car "inoubliable" tu l'es.

A tes côtés à jamais et pour toujours. 

On t'aime

photo par Richard Olivier photo par Richard Olivier

Caillou et Richard


Un soir, un train...
C'est arrivé loin de chez lui
A perdre la raison
[et] Panique au village...

La Promesse :
L'éternel gamin à l'appareil photo
parmi Les Géants
Sur la terre, comme au ciel.
ça rend heureux

Contre l'oubli :
Cinergie
Signes de vie

jean michelAlain Lorfèvre 


Jean-Michel, 

Je ne sais pas si la musique que je viens de lancer pour toi ce dimanche te parvient, mais c'est une musique qui devrait atteindre les cieux. C'est "Zerfliesse, Mein Herze" de Bach, ce compositeur que tu aimais autant que moi. Car la musique classique était, en dehors du cinéma bien sûr, notre passion commune, le sujet principal de nos discussions pendant le tournage de ce portrait que tu m'as consacré, tu t'en souviens. Tu étais un homme de goût, un esthète qui appréciait le Beau et la démarche des cinéastes et des créateurs en général qui tentent de l'atteindre et qui se font si rares, car si peu encouragés. Tu témoignais d'une vraie ouverture d'esprit, dans tes actes, et non dans de vaines paroles sur la diversité culturelle. Au revoir Jean-Michel. À bientôt. 

Philippe Reypens


Excellent photographe si constant, tenace dans son travail, fidèle.
Je salue l'artiste.
Sincères condoléances à ses proches.

BonBon Lamy


Jean-Michel,

Tu n’étais pas seulement un grand érudit dans tes domaines de prédilection, le cinéma, bien sûr, mais aussi la musique, la photo; et j'ai pu découvrir il y a peu tes dons graphiques, lorsque tu as égayé la vue que j'avais sur le plâtre qui protégeait ma cheville cassée, en y dessinant le bien joli minois d'un chat narquois.
Tu étais un érudit engagé, une alliance rare. Tu es demeuré passionné comme au premier jour par ces mondes culturels multiples dans lesquels tu évoluais.
Tout entier habité par les grandes figures du cinéma dont tu nous parlais, dans nos échanges lors d'un repas entre amis, ou lors d'une sortie...cinéma, tu nous prodiguais sans compter, et sans parader, tes précieuses connaissances et analyses.
En te perdant, nous perdons aussi cette grande délicatesse, ce regard pétillant, cette sorte de grâce discrète qui faisaient de toi un des êtres les plus naturellement respectueux des autres que je connaisse.

J’embrasse très affectueusement Michèle, ta femme, et ton fils, Tom.

Anne-Marie Roviello


Bruxelles, le 5 juillet 2014

Ah Jean-Michel !
Voilà que tu t’en vas, comme ça, d’un seul coup ! Tu te tires dans tes pays rêvés, voulus, aimés et c’est là-bas que ton coeur nous lâche.
Tu voulais y vivre et y finir ta vie. Voilà qui est fait. Les rêves qu’on porte en soi prennent parfois d’étranges détours pour se réaliser. 

Et trop tôt. C’est toujours trop tôt et reste toujours ce qui manque à dire et qui creuse en soi comme un remords aigu.
J’aurais tellement aimé parler avec toi du dernier film de Pascale Ferran, Jean-Michel ! Nous serions-nous disputés une fois de plus ?
Non, je ne crois pas. Parce que toi aussi, tu fais parti du peuple des oiseaux, de ceux qui volent de leurs propres ailes, qui s’envolent voir ailleurs si le coeur bat toujours, quitte à ce qu’il s’arrête, le coeur, ce vachard!

Toi aussi, tu planais haut dans le ciel, que ton oeil acéré ne laissait rien passer, qu’il tranchait dans le gras de notre époque passive, molle et soumise, que tu te débattais avec les barreaux de ta cage, que tu refusais de ployer. Toi aussi, oiseau, un petit, fragile, tenace, griffu et éthéré, frondeur et malicieux...
Je garde en moi quelques mots, quelques phrases de toi qui m’auront vraiment aidé à vivre.

Tu m’as ouvert les portes du cinéma belge quand je suis arrivée ici. Tu y fus mon premier allié, et l’un des mes maitres en critique et en cinéma.

Je garde en moi nos interminables conversations téléphoniques, tout ce que tu m’as fait découvrir et transmis, tous les coups de pouces et les encouragements que tu m’as donnés, toutes nos disputes enragées et nos conversations passionnées. 

Mais nous n’irons pas ensemble rencontrer Labarthe, je ne t’offrirai pas Providence, on ne fera pas ensemble ce livre de tes photographies, on ne parlera plus de Mankiewicz ou de Lubitsch, de Levinas ou de Lacan, de Quignard ou de Bach.  Je ne saurais pas ce que tu as pensé de Bird People, tu ne verras pas les prochains films de Jaco ou de Bouli, on ne se disputera plus sur les films des Dardenne ou de Belvaux.
Alors je garde de toi ta démarche de chat souple et silencieux, tes grandes foulées élastiques, ton énorme sac à dos toujours bourré de livres, de DVD, de revues de cinéma, d’éternelles tartines au fromage et bien sûr de ton appareil photo, ton écharpe birmane tissée main, tes baskets en cuir “djeuns”, tes lunettes de bigleux, ta barbe en broussaille, tes chevaux de batailles, tes colères faramineuses, tes rires secoués de hoquets...

Tout cela de toi va me manquer. Mais je le garde et le porte en moi.

Anne Feuillère


Cher-es Ami-es,

Nous sommes toutes et tous bouleversés par le décès de Jean-Michel, et vous encore plus particulièrement bien sûr, vous qui l'avez côtoyé, aimé, apprécié et parfois protégé, durant des années.
Jean-Michel était venu avec son fils à la présentation du livre de Jean Marc sur l'agent orange au Vietnam début juin, il était en grande forme. Ce seront nos derniers contacts.
Avec toute notre amitié,

Violaine de Villers et Jean Marc Turine


Cher Jean-Michel,

Comme nombre de réalisateurs belges, je me souviens et je te remercie pour la tendresse que tu m'as accordée, pour la tendresse de ton regard et de tes mots, pour cette tendresse devenue si rare dans le monde cruel du cinéma où tout le monde se déteste cordialement. Pour cette tendresse sans complaisance qui venait de ton amour du cinéma et de l'immense respect que tu avais pour les réalisateurs, ces illuminés qui croient encore pouvoir réaliser leurs rêves. 
Tu croyais toi aussi dans la force de l'imaginaire pour guérir nos blessures, dans la force des images et des sons pour transcender le réel et en révéler sa beauté. Tu avais l'humilité des chercheurs qui ne prétendent détenir aucune vérité, mais qui cherchent le secret de la création. J'ai l'impression que tu n'as eu de cesse de chercher ce secret, cette alchimie qui fait que parfois, exceptionnellement, un film est juste et beau. Merci pour ta petite caméra, merci pour tes textes, le sourire au coin des lèvres. Je me suis senti aimé et grandi sous ton œil brillant. Merci.

Manuel Poutte


Triste, très triste

Jean-Michel était un grand monsieur, un vrai cinéphile et un très bon photographe
Son coeur se bat qu'un pour le cinéma, pour le vrai cinéma!

Lui, il étatit le secrétaire francophone (de notre associationBBF/APPCB) en même temps que moi (comme sécretaire néerlandophone)

Freddy SARTOR


Je me joins à vous. Par la pensée et par l'écrit. Ici toujours difficile de communiquer mais je suis fort touché du départ de Jean Michel et votre expression "tatoué une marque à Cinergie", je la trouve très juste, comme une façon de travailler de peau à peau, tactile, à même la chair, vitale. Car plus que son regard et son érudition, c'est cette façon de "toucher" juste qui me reste le plus en mémoire, une approche entre caresse et bourrade, chat et ours, puis un clin d'oeil et tout est dit, vécu, partagé. 

Philippe Simon


Très grosse poussée de mélancolie en repensant à ces réunions de rédaction à Cinergie, encore sur papier à l’époque (milieu des années 90, par là) qui ressemblaient parfois à des bureaux de militants politiques. Sauf qu’on y militait pour le cinéma. Une ambiance très particulière qui devait beaucoup à Jean-Michel Vlaeminckx et à son phrasé si particulier, mélange de détermination (dans les idées) et de douceur joviale (dans leur expression).  

Je n’avais pas vu Jean-Michel depuis longtemps, depuis trop longtemps. Mais sa voix m’a tant marquée que je peux encore la faire résonner dans ma tête. 

Grosse pensée aussi pour ceux qui continuent l’aventure Cinergie. 

Geoffroy Klompkes


Un vide!
Un silence  ici à l'heure ou tu montais sur la pointe des pieds les escaliers pour rejoindre l'équipe de Cinergie!!
Un silence aussi à l'heure où tu descendais te défouler pour rager contre les idées qui ne collaient pas avec tes hautes envolées intellectuelles sur le cinéma...
Nos échanges et ta grande connaissance de la photo me manqueront... Tu nous manques déjà.
Mes pensées vont à ta femme et à ton fils.

Natacha Derycke


Chers amies de Cinergie,
J'apprends avec tristesse la nouvelle du décès de Jean-Michel. "Tout est alors trop tard".
J'ai tant aimé le rencontrer et bavarder avec lui au moment du projet web, j'étais content qu'il y adhère. Quel plaisir de l'écouter narrer quelque anecdote sur Knokke (le festival du film expérimental), ou partager son goût et son admiration pour le travail de réalisateurs aussi divers que Jonas Mekas, Terrence Malick ou Chantal Akerman.
Toutes mes condoléances à ses proches.

Yves Deplasse


Je viens d’apprendre la triste nouvelle concernant le décès de Sir Jean-Michel Vlaeminckx, un grand monsieur du cinéma en Belgique. J’ai notamment réalisé une interview avec lui pour mon travail de fin d’études sur le réalisateur d’Abbas Kiarostami. Il a été très disponible et m’a aidé pour mon TFE, je lui rend hommage à son travail et l’histoire qu’il a laissé derrière. Toutes mes condoléances à ses proches.

Siamak Miandarbandi


Je ne vous connais pas personnellement, mais comme je connais le site, alors je vous connais aussi un petit peu.
Reposez en paix,  Monsieur Jean Michel.

Zahra El Maldi


Je suis bien triste. J’ai connu Jean-Michel Vlaeminckx en 1983, quand je préparais l’organisation de la Semaine du cinéma en Belgique à l’ULB. Il était alors photographe dans le magazine Visions, avec Philippe Reynaert : ils avaient publié le programme des 70 films belges projetés, sur 4 pages DIN A3. J’ai eu le grand plaisir de retrouver Jean-Michel, toujours fidèle à lui-même, comme responsable dans le cadre de Cinergie, notamment lors d’interviews sur Charles Chaplin ou sur André Delvaux. Cet homme d’images est devenu lui-même une icône. Il occupe une place privilégiée dans ma mémoire.

Adolphe Nysenholc


Dans la maison du 19F, il y avait le JMV des bons matins qui s’arrêtait toujours à mon bureau du 3e, qui me saluait les deux mains jointes comme un moine bouddhiste et m’apportait un article du monde diplo à lire ABSOLUMENT, une photocopie, un magazine, un livre qu’il avait adoré. 

Au 19 F, il y avait le Jean-Michel des matins grincheux, irrité par la com’, la pub’, les banques, la finance, ces pourris, et qui montait, silencieux, les escaliers jusqu’au 4e, sans s’arrêter, sans dire bonjour, la barbe hirsute et le poil mauvais ! 

Au 19 F, il y avait aussi Jean-Michel Vlaeminckx, critique de profession et de passion, prolixe, s'enrageant, vitupérant contre le cinéma paresseux, le cinéma de vendus et défendant bec et ongles le cinéma d’auteur… capable de convoquer Charlemagne, Robespierre, Marx ou Heidegger pour avoir le dernier mot et vous laisser médusé. 

Avant de partir en Indonésie, et finalement pour toujours, Jean-Michel s'était arrêté au 3e  pour m’apporter mon cadeau d’anniversaire à l’avance. Superstitieusement, je ne l’avais pas ouvert… Le joli paquet est toujours là, posé sur mon bureau. Dans deux semaines,  je découvrirai le livre dédicacé de sa main qu’il me donnait chaque année avant de partir en Asie. Cette année, le cadeau n’aura pas la même saveur… Je lirai ses mots pour la dernière fois.

Sarah Pialeprat


Jean-Michel n’était pas seulement le cinéphile qu’on sait. C’était aussi un passionné de livres et de musique. Et bien que nous nous soyons connus par le cinéma et côtoyé durant plusieurs années à Cinergie, c’est d’abord le Jean-Michel lecteur et mélomane qui me revient en mémoire, et le souvenir de nombreuses soirées passées chez lui à écouter de la musique et partager nos découvertes.

De Braudel à Chandler, en passant par Nabokov et Cortázar qu’il aimait entre tous, le champ de ses lectures était immense. Je l’ai toujours connu lisant plusieurs livres de front, et notant au crayon, au verso du dernier feuillet, les numéros de pages, assortis de quelques mots, renvoyant aux passages qui l’avaient marqué. Nous échangions régulièrement des tuyaux de lecture. Il me fit notamment découvrir Javier Marías dont il me prêta le Roman d’Oxford, devenu un de mes livres de chevet. Je pense à lui chaque fois que je le relis, je revois ses bibliothèques où Lévi-Strauss voisinait des piles de Série noire.

La musique occupait une place peut-être plus essentielle encore, il ne cachait pas qu’elle lui avait permis de tenir bon dans les moments difficiles de son existence. Ses goûts le portaient en premier lieu vers la musique baroque, qu’il avait découverte dès les années 1970, au moment où une poignée d’instrumentistes entreprirent de renouveler en profondeur son interprétation en revenant aux partitions et aux traités musicologiques d’origine. Lui-même avait pratiqué la flûte, et s’était produit à cette époque dans des ensembles dont je n’ai jamais su s’ils étaient amateurs ou semi-professionnels. La musique vocale le faisait particulièrement vibrer, des polyphonies dela Renaissanceaux motets de Bach en passant par les madrigaux de Monteverdi. Par la suite, il se mit au jazz, avec une prédilection marquée pour le jazz chambriste, les trios de Jimmy Giuffre par exemple.

Il en allait pour Jean-Michel de la musique et des livres comme il en allait du cinéma. Le plaisir qu’il y prenait était indissociable du souci du partage et de la transmission. Il aimait les histoires — de cinéastes, d’écrivains, de musiciens. Tous ceux qui l’ont rencontré ont pu apprécier son talent de conteur et le plaisir gourmand avec lequel il détaillait une anecdote, non par goût du potin mais en ce qu’elle pouvait éclairer le rapport d’un créateur à son œuvre et enrichir notre compréhension de celle-ci. C’était, de ce point de vue, un pédagogue né, et je lui enviais la clarté synthétique avec laquelle il pouvait vous expliquer les ressorts secrets d’une polyphonie à six voix ou résumer la Méditerranée de Braudel en vous donnant séance tenante envie de le lire. Ce sens de la transmission, alliée à sa curiosité, son goût de l’échange, son humour malicieux, sa gentillesse et sa générosité, faisait de lui un intercesseur unique dans le petit monde du cinéma belge. Non seulement il va nous manquer, mais je ne crois pas qu’il sera remplacé.

Thierry Horguelin


Cette annonce est un choc immense ! La dernière fois que je l’ai vu, comme il l’a écrit ensuite, c’était début avril à Bobigny pour la classe de cinéma que devait donner Chantal Akerman…Que de souvenirs passionnés il nous laissent ! Il était toujours le premier à témoigner de l’enthousiasme immodéré pour toutes les actions que nous menions !Le cinéma belge perd un de ses grands témoins et défenseurs.J’adresse toutes mes condoléances à son épouse et à son fils.  

Louis Héliot


Qu'ajouter à ce portrait si juste, si ce n'est l'expression de ma plus profonde sympathie à Michèle, à Tom, ainsi qu'à tous ceux qui ont aimé et apprécié Jean-Michel... 

Chris Herzfeld


Je suis triste d’apprendre sa disparition. Je le connaissais depuis le tournage de DUST de Marion Haensel où je débutais comme photographe de plateau. Il faut le témoin précieux et privilégié de tous les évenements. Un grand salut Jean Michel. Dernière rencontre, dernière photo au cinéma ABC pour notre SOS.  Bon Voyage l’Ami,

Eric Vauthier


 Jean-Michel, c’était la mémoire du cinéma belge et l’un de ses grands défenseurs.  Ses actions, son courage à toute épreuve et son enthousiasme marqueront à jamais ceux qui ont eu la chance de le côtoyer.  Il s’en est allé, laissant un grand vide derrière lui et une immense tristesse. Nos pensées vont à sa famille ainsi qu’à toute l’équipe de Cinergie.

Le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel

Abasourdi par cette si triste nouvelle qui me trotte dans la tête depuis samedi. Jean-Michel avait écrit pour moi au début de l’année un article sur la grande histoire de Cinergie, à paraître en automne dans un numéro sur les archives non-film que je coordonne pour la revue « Archives et Bibliothèques de Belgique ». Déjà un texte posthume ! Comment oublier son dévouement, sa rigueur et surtout son énorme gentillesse. Cher Jean-Michel, tu fais de tout le cinéma belge une famille d’orphelins ! Condoléances à sa famille et à toute l’équipe de Cinergie, et bon vent à toi Jean-Michel, là-haut dans les étoiles ! 

Jean-Paul Dorchain


Jean-Michel, 

Je n'aurais jamais pensé quitter Cinergie après toi… Encore aujourd'hui, je ne réalise pas que cette terrible nouvelle soit vraie, j'ai l'impression que demain tu vas passer la porte de Cinergie, une banane à la main et ton appareil photo dans l'autre afin de nous montrer les belles choses que tu as vues lors de ton voyage et de nous raconter avec effervecance ton séjour dans ce continent que tu aimais tant. Ton départ laissera un grand vide au sein de notre équipe… Merci pour ta connaissance, ton enthousiasme et ta façon à toi d'être si entier.
Longue route à toi cher Moine Bouddhiste…   
Une post-moderne underground et janséniste! (Lucie Laffineur)

Het bericht dat Jean-Michel overleden is, raakte me erg.  Precies alsof het onlangs nog was dat hij me belde met de vraag of hij nog lid kon blijven van de Unie van de Belgische Film Persbond.  Hij was jarenlang lid, in zekere zin actief lid want hij kwam geregeld naar de vergaderingen.  Een minzaam man in wiens gezelschap het goed vertoefen was.
Guido Convents
Je suis vraiment triste d’apprendre cela. C’est une nouvelle hyper bouleversante. Même si on n’avait plus de contacts réguliers, c’est qelqu'un qui a énormément compté (des discussions hyper fructueuses et hyper intéressantes sur un tas de choses).
Sylvie di Meo

Je tenais à m’associer à l’hommage rendu à Jean-Michel. Je l’ai côtoyé avec Henry Ingberg pendant quelques années sur des dossiers cinéma et j’en garde un souvenir excellent comme les quelques conversations que nous avions encore dans le tram lorsque tous les deux nous rentrions chez nous !
Force et courage à sa famille  
Eric Frère
JMV par Claude Savaroc

Cher Jean-Michel, cher (beau-)frère.

Je crois que tu savais la place de choix que tu occupais, que tu occupes, dans mon petit Panthéon. Les mariages ont ceci de curieux qu’ils nous lient aussi, à des degrés divers, avec plus ou moins de bonheur, aux amis et surtout à la famille du conjoint. C’est ainsi que nous nous rencontrâmes. En dehors des événements amarrés à nos vies personnelles, de la saga familiale ou de nos santés, nous nous découvrîmes au fil des ans de nombreux points communs : le cinéma, la photographie (le Leica ! Cartier-Bresson !), les livres, l’amour des arts, la politique, l’économie, la philosophie, que sais-je encore. Et la musique, bien sûr ! Les baroqueux, le jazz. Au détour de nos discussions, il y avait cependant un moment où tombait immanquablement la question fatidique : et Anderlecht ? Partager avec toi un repas, avec Michèle et Tom et parfois l’un ou l’autre invité m’a toujours apporté un grand bonheur. Je rentrais chez moi avec l’impression d’être plus intelligent, plus cultivé, l’esprit plus ouvert, plus critique. Tu me remontais comme une pendule. Hélas mon précieux horloger m’a quitté. 
Cher Jean-Michel, ton immense culture, tes avis pertinents, tes indignations, tes encouragements et tes yeux malicieux, pétillants derrière tes lunettes d’acier vont sacrément me manquer.

 Claude Savaroc


Jean-Michel Vlaeminckx était l'ami des cinéastes et du cinéma tout court.
Sa perspicacité à détecter ce qui faisait mouche dans un film, quel que soit le genre ou le format était sans limite. Il aimait le débat, osait la confrontation, jamais chiche d'un point de vue, d'une interprétation. Son amour des films et du cinéma ne l'empêchait pas de s'intéresser à tous les combats menés par les professionnels et les associations pour que la création et la culture soient soutenues à hauteur des ambitions d'un pays, d'une communauté, d'une région. Sa disparition brutale est une perte irréparable. Au milieu du chagrin qui nous étreint, reprenons le flambeau de ses convictions! 

Luc Jabon


Les élections européennes venaient de se dérouler et les murs de la rédaction tremblaient déjà devant les coups de tabac de Jean-Michel. Il n'en fut rien, tout juste y fit-il allusion. Il blaguait et, au détour d'une conversation, se mit à chanter Jeanne Moreau, "Le tourbillon de la vie" du Jules et Jim de Truffaut, tant il était absorbé par son futur périple indonésien. Il chantait mal.
Léo Dupont
En 1982, la Région bruxelloise propose d'encarter son bulletin d'information "Cinéma en Marge, Cinéma en Marche" dans le tout jeune magasine "Visions" que nous venons de créer. Je fais ainsi la connaissance de Jean-Michel Vlaeminckx dont la cinéphilie militante, la culture élégante et l'inaltérable soif de découverte n'ont cessé de m'accompagner depuis. Une amitié comme celle-là ne devrait jamais s'arrêter… Comme l'a très joliment écrit Alain Lorfèvre dans la Libre, Jean-Michel a éteint le projecteur mais sa lumière ne nous quitte pas. 
JM Vlaeminckx et Ph. Reynaert à Visions
 
Philippe Reynaert
Jean-Michel, c'était mon frère, 6 ans plus âgé, pas de complicité enfantine mais très vite la perception d'un être à part, vivant dans un autre monde que le commun des mortels, le monde des idées, des images, du dessin, de Napoléon et puis de ses passions, cinéma et photographie. Un regard très vite critique sur la société, la famille, les institutions. Je me souviens de lettres échangées avec lui quand il était à l'armée, pleine de réflexion et de philosophie. Inadapté au système scolaire mais le système scolaire ne rime pas forcément avec l' intelligence! Heureusement il a fini pas trouver son chemin et quel chemin! Il a traversé de lourdes épreuves de santé avec courage et élégance. Il a eu une belle vie passionnée et passionnante riche de rencontres et de découvertes y compris comme mari et comme père. Salut l'artiste, parti  trop tôt. 
Marie-Ange Vlaeminckx
Il est parti en vacances et n'est jamais rentré, comme ces personnages de film qui descendent acheter un paquet de cigarettes et changent de vie... Jean-Michel aura laissé dans sa vie d'ici de beaux souvenirs de rencontre, des moments de discussion touchants et émouvants, et son regard tout particulier, rempli d'humilité, sur nous les cinéastes.
Annick Ghijzelings

Il est de ces Hommes qui tout au long de leur vie tracent un tel sillon d’engagement, de profondeur et de réflexion qu’on ne les oublie jamais. Merci pour ton regard «  militant » sur notre cinéma ! Mes plus sincères condoléances à tes proches.

Martine Barbé


Salut l'ami, 
Tu as énormément compté pour moi, je crois que tu le sais. Tu n'étais pas que mon patron, tu étais mon ami, et je crois qu'ensemble on a fait de belles choses. Des choses dont je suis encore fier aujourd'hui, parce qu'elles étaient sincères et spontanées. Tu étais presque un père pour moi. Je retrouvais à travers ton regard sur moi, toute la bienveillance et la fierté d'un maître pour son élève. Même si c'est moi qui te donnais des cours de finalcut héhé. Merci, merci mille fois pour ta confiance. Tu fais partie de moi désormais.  

Antoine Lanckmans

 Je partage votre tristesse et je salue la memoire de ce grand artisan dans l'ombre du rayonnemrnt du cinema belge.
Henri Roanne Rosenblatt

Jean-Michel était un homme extraordinaire; passionné par son travail et la photographie. Nos pensées vont à Micheline et Thomas. Courage de Nom et Nathalie àTownsville, Queensland (Australie).

Nathalie Desmedt


A notre copine du désert, si discrète, et agréable dans nos voyages. Nous avons rencontré au hasard de nos visites, Jean-Michel  au visage rieur et pétillant nous laissant à nos bavardages .

Il n’y a pas de mots pour exprimer à quel point nous sommes affligées par la dure perte que toi et Tom vivez.  De tout cœur avec vous.     
Bernadette  et Geneviève

je prends le temps de chercher quelques mots que je ne trouve pas. Je prends le temps de penser à Jean-Michel. Silence, ça tourne dans ma tête ...

Claudine Van O


Cher Jean-Michel,
Qu'il est difficile pour un jeune cinéaste de donner sa première interview. C'est à la fois une chance et une épreuve. Trouver les mots justes pour parler de ce qu'on a fait. Ou essayé de faire.
J'ai eu de la chance: c'est toi qui a recueilli ces mots. ( Il s'agit plus de cela en effet, tu recueillais une interview. Et tu récoltais sans doute plus que ce que de jeunes cinéastes sont en mesure de donner). Ton écoute attentive, chaleureuse et patiente fait que je m'en souviens encore aujourd'hui. Jean-Michel, glaneur de mots et d'images, aujourd'hui c'est nous, jeunes et moins jeunes cinéastes, qui nous recueillons. Nous ne t’oublierons pas. 

Vivian Goffette


Je viens de recevoir sur mon mail du Soir le message annonçant les funérailles de Jean-Michel, et je suis très touché par la nouvelle.

Il y a peu encore, je croisais de temps en temps Jean-Michel dans le tram -nous habitions je pense pas loin l'un de l'autre- et nous parlions... de cinéma, bien sûr. Je ne l'imaginais pas un seul instant au bout de son chemin. Je pars hélas après-demain pour le sud-ouest de la France, sans quoi j'aurais certainement été présent pour ses funérailles. Je ne l'ai que trop peu connu mais n'ai jamais cessé de lui porter une profonde estime.

J'envoie mes condoléances très sincères à ses proches, et donc aussi à ses amis de Cinergie.

Nicolas Crousse


Cher ami,

Rappelle-toi quand tu es tombé sur la tête, que tu as dû réapprendre à parler, à nommer les choses et les gens, tu ne te souvenais plus de mon nom et tu m'appelais, chère amie.

Et oui, nous étions amis. Des amis qui l'ignoraient à force de se fréquenter quotidiennement, 21 ans durant! Nos angoisses professionnelles, nos doutes sur le sens de notre travail, nos coups de blues, de fatigue, nos joies aussi, notre fierté de derniers combattants pour des valeurs qui se perdent, nos coups de gueules contre les institutions, les réalisateurs, les professionnels qui nous oublient. Tout cela, on les a vécus ensemble. On était souvent d'accord mais il fallait que je te calme, que je freine ta paranoïa. Tu étais d'une mauvaise foi crasse qui me faisait sortir de mes gonds ! Alors on s'engueulait. Des cris mémorables dont le 19F en résonne encore. Quel têtu tu faisais. Et même si tu n'as jamais voulu reconnaître tes erreurs ou admettre que tu avais dépassé les bornes, quand tu étais prêt à renouer le dialogue, tu venais avec un bouquin, un article ou un film. « Tiens, je crois que ça va t'intéresser », me disais-tu et la discussion pouvait reprendre, calmement.
Déjà je me surprends à me dire, « Jean-Michel aurait haussé les épaules et aurait tourné le dos, ou par contre, Jean-Michel aurait beaucoup apprécié cet article ou ce film. »

Crois-tu que je risque de te regretter?!

Dimitra Bouras


Toutes mes condoleances a ce grand 'bonhomme' de la photo et a son regard juste et poetique
Benjamin Minot
J'aurai aime être parmi vous le 15 et lui rendre un dernier hommage pour son travail et sa présence sans relâche. Nous perdons un fin connaisseur du cinema.
Juliette Duret
C’est bizarre, j’avais l’impression qu’il allait être là, toujours, avec son opiniâtreté, sa curiosité, et sa fragilité aussi. Il fait partie des piliers de la petite communauté de ceux qui font du cinéma dans ce pays. Il faisait circuler, donnait la parole, créait des relais, des réseaux.
Frédéric Fonteyne
Jean-Michel qui part, c'est un peu d'une vie de cinéaste belge qui s'en va. D'aussi loin que je me souvienne du temps de mes premiers courts-métrage, il a toujours été là pour capturer l'instant avec son oeil malicieux, poser des questions sur ce que l'on faisait et pourquoi on le faisait. Plus tard, il a aussi été là pour accompagner le succès. Très beau souvenir avec lui d'une séance photo dont j'ai toujours les photos, on avait pris notre temps, il avait cherché, il voulait quelque chose de singulier, pas juste un cliché. C'était un grand monsieur, qui a beaucoup oeuvré à faire connaître tous les cinéastes, connus ou inconnus, dont les analyses étaient toujours pertinentes. A force de le voir se relever de chocs toujours plus grands, il semblait éternel. Adieu l'ami, tu vas manquer. 
Alain Berliner

Je connaissais peu Jean-Michel, mais lors de nos dernières rencontres à propos de 'Amsterdam Stories Usa' et de l'interview qu'il si aimablement mené pour Cinergie, j'ai découvert une personne très attentive, discrète et respectueuse. Il avait le cinéma exigent. Triste nouvelle, oui. Bon et long voyage Jean-Michel.
Rogier van Eck

Jean-Michel, tu m'as remplacé comme photographe à Visions et nous sommes devenus des complices photographiques. On a fait une expo ensemble.On a fêté tes 70 ans.Tu as écrit un si beau texte dans Cinergie sur mes photos pour mon expo de l'année dernière. T'ai-je assez remercié de m'avoir si bien comprise et écoutée? J'espère ! Toute mon affection à Michèle et Thomas. 

Expo de JMV
Myriam Debehault

Nous nous connaissions peu finalement, mais à travers nos rencontres chez Cinergie, je garde le souvenir d’un homme chaleureux et passionné. Crois bien que toutes mes pensées accompagneront Jean-Michel , ses proches, ses amis pour ce dernier voyage. Avec toutes mes condoléances, 
Amicalement,

Sidney Decock


C’est avec une grande émotion que j’ai appris le décès de Jean-Michel. Je ne le connaissais pas très bien mais j’ai admiré toujours son énergie,  sa détermination à s’intéresser au cinéma belge et à la soutenir. Il semblait inoxydable... Mais voilà, les êtres vivants sont toujours plus fragiles qu’on ne le pense. Mes pensées vous accompagnent,

Anne Lévy-Morelle


Pour son talent, son humanité, sa fidélité, sa générosité, Jean-Michel est profondément ancré dans nos coeurs. Comme artiste, il  nous laisse une grande quantité de témoignages photographiques de grande qualité. On continuera à l'aimer longtemps encore.
Marc Lobet
Je suis en tournage en Bulgarie et ne pourrai pas être présent mais je garde un très beau souvenir de ce grand monsieur
Jonathan Zaccaï

Les fidèles du Studio 5 le connaissaient notamment, comme modérateur occasionnel des débats des « Quatre saisons de Cinergie » aux côtés de Dimitra.

Jean-Michel avait aussi participé activement à la belle aventure de Visions, revue qui eut une vie de toutes façons trop courte, mais qui suscita une nouvelle dynamique au sein la critique francophone en Belgique dans les années 80. C’est un cinéphile instruit et érudit qui nous quitte. Et si vous émettiez des réserves sur un grand film ou sur un maître, la discussion pouvait rapidement s’animer. Probablement parce que Jean-Michel était un homme de convictions. Et pour lui, les valeurs artistiques et les valeurs de la vie n’étaient pas deux choses différentes.

Personnellement, les souvenirs qui me reviennent, datent des voyages vers le festival de Cannes. Le TGV n’était pas encore en circulation et le petit monde du cinéma belge empruntait les trains de nuit. Les compartiments étaient bourrés de journalistes. Le train faisait arrêt à Paris, où l’on achetait les journaux et les revues françaises commentant les sélections. Chaque Une, chaque article, suscitait des débats et controverses passionnels, jusque tard dans la nuit. Jean-Michel y participait avec enthousiasme et en profitait pour transmettre au passage ses connaissances historiques aux jeunes critiques.

Photographe, Jean-Michel Vlaeminckx captait sous un regard personnel et amoureux, la nature humaine des réalisateurs, des acteurs et des actrices. Il nous laisse une importante iconographie de tournages de portraits - sur le vif ou posés - témoins de près de cinq décennies de cinéma et tout particulièrement du cinéma belge dont il était une figure familière appréciée.

La meilleure façon de demeurer fidèle à sa mémoire, est probablement de continuer tous, les activités cinéphiles et cinématographiques dans lesquelles nous sommes impliqués et auxquelles il a toujours non seulement prêté attention mais consacré une bonne partie de sa vie. 

André Joassin


Beaucoup connaissaient la passion de Jean-Michel pour le cinéma, la photo, l'histoire, la philo... mais peu connaissaient sa passion pour le football, et c'était juste un véritable plaisir de pouvoir partager ces moments d'après match avec lui et en général on était assez d'accord sur les résultats même si l'on ne supportait pas la même équipe. Il est parti, mais moi je suis sure qu'il s'est réincarné en chat et qu'il erre tranquillement dans un temple bouddhiste comme il me le répétait à chaque fois.

                                                                                                                                  Samira Nefari


Après les cours de Victor Bachy, les discussions avec Jean-Michel Vlaeminckx et Philippe Reynaert ont fondé mon regard sur l'image et le cinéma. C'était l'époque de Visions, avec Carine Obsomer, mon cher Carl-Hubert Félix (Carl De Gussem), Philippe Elhem, Charles Tatum Jr, Louis Danvers. Ma première famille de presse et de cinéma; j'avais vingt ans. L'amour de l'image, ça ne m'est jamais passé; on ne s'en étonnera pas.

Dominique Costermans


 Toutes mes condoléances à la famille (élargie) de Jean-Michel, à qui longtemps je dus mon pseudonyme: ouvrant au hasard un dictionnaire du cinéma, il pointa "Le Guépard" de Visconti... Aussitôt je devins Salina. Je me rappelle très bien, et les ai répétés souvent, les quelques conseils d'écriture que j'ai pêchés chez lui, parfois à travers sa barbe, dans un regard où s'exprimait l'enthousiasme, jubilatoire - une réelle jouissance cinématographique. Il reste à jamais, pour moi, ce visage-là.

Nicolas Longeval


Il est des jours où les nouvelles ne sont pas bonnes... Je ne l'ai jamais rencontré, croisé tout au plus... Mais lire ses critiques m'a donné envie de devenir la journaliste cinéma que je suis aujourd'hui... Sa plume précise et pertinente nous manquera... Il nous manquera! Au revoir Monsieur Jean-Michel!

 


Toutes mes sincères condoléances à tous les proches de Jean-Michel.

André Mortier


De manière indirecte, je dois à Derroll Adams, auquel j'avais consacré un documentaire sorti en 2005, le privilège d'avoir rencontré Jean-Michel. Il se trouve que Jean-Michel l'avait également connu et côtoyé, jadis, dans l'Ilot Sacré. Amoureux de sa musique autant que des idées des poètes de la Beat Generation que cet artiste particulièrement charismatique, original et généreux véhiculait, Jean-Michel y avait été très sensible et m'avait invité à l'évoquer dans un des nombreux "entretiens" de Cinergie. Quelques années plus tard, Jean-
Michel me fit l'honneur d'une rencontre filmée lors de la sortie d'un autre portrait que je réalisai, celui d'Allan Taylor, talentueux singer-songwriter et poète anglais. Cet artiste rare et sensible appartient aussi à la longue cohorte des injustement trop méconnus mais, une fois de plus, Jean-Michel, lui, ne le rata pas. Du Mokafé en passant par quelques hauts-lieux du centre-ville (Tropismes, l'ancien Welkom Café dans la Petite-Rue des Bouchers, La Fleur en Papier Doré), ce fut une balade délicieuse sur les pavés du vieux Bruxelles. Je garde en mémoire son immense érudition, sa passion des livres et des voyages, son infinie gentillesse et ses yeux pétillants de malice et d'émerveillement à la perspective du bonheur de pouvoir ainsi faire découvrir et partager avec le plus grand nombre un nouveau personnage d'exception, des musiques et des mots qui vont droit au coeur. Merci Jean-Michel.

Patrick Ferryn


Cher Jean-Michel,
J'espère que là où tu es, On t'a passé un Leica et que tu pourras continuer à dompter la lumière, à maîtriser vitesse et diaphragme pour sublimer le N&B, comme tu le faisais si bien !
Je n'oublierai jamais toutes ces heures que nous avons passées sur la terrasse du Palais des Festivals à Cannes à parler photo, cinéma, politique ou tout simplement de la vie ... en attendant avec impatience le photocall d'un Imamura, d'un Cissé ou d'un De Oliveira (que délaissaient les autres photographes (paparazzi ?) pour d'obscures starlettes.
Car au travers de ton objectif ou de ta plume, tu étais surtout un amoureux du Cinéma et, pour moi, un modèle d'exigence et de gentillesse. L'autre photographe à la barbe blanche.

Marc BO


j'ai appris à connaître, oh un peu seulement, Jean-Michel alors qu'il fréquentait la bibliothèque de l'Insas, située en face de l'école, rue Thérésienne. C'est Francine Remy, la bibliothécaire qui me l'a présenté: Jean-Claude voici un photographe qui vient nourrir sa soif cinématographique ici. J'espère que tu seras toujours accueillant pour ce jeune homme cultivé, discret et qui est aussi un vrai amoureux de CINEMAS. Après cela je me devais de l'accueillir sur les tournages alors que je n'étais qu'un collaborateur à l'image, et de le faire "accepter", au début, bien entendu, par des réal ou des producteurs un peu inquiet pour je ne sais quel motif. Le fil des années nous a éloigné, puis rapproché… Il manquera… c'est pourquoi, à notre tour maintenant de bien exposer dans notre vaste bibliothèque de la cinématographie, à tout jamais son image…Il est (et oui, le temps présent) aussi de notre famille. Je sais aussi que ces mots ne peuvent atténuer le chagrin des siens, mais un jour ce chagrin se cicatrisera. et cette cicatrice sera toujours présente pour témoigner fièrement de Jean-Miche… 

Jean-Claude Neckelbrouck


Je ne pourrai être des vôtres, mardi après-midi, partant la veille pour un voyage au long cours comme les appréciait Jean-Michel. Je n'oublierai jamais le "De l'éthique, enfin!" qu'il lança à la fin de la projection de presse de "Deux jours, une nuit", des frères Dardenne. Comment mieux dire? Déjà, il nous manque...

Je tenais à vous assurer, vous, ses proches, ainsi que sa famille, de toute ma sympathie. 

Jean-François Pluijgers


Quel choc.. je n'imaginais pas..

Jean Michel était un bel homme passionné et passionnant. J'avais découvert Cinergie lors d'un entretien avec lui puis j'ai eu le plaisir de rencontrer le reste de l'équipe et toi plus souvent. Vous avez fait, et faites énormément pour le cinéma Belge, et ca ne peut être que la force de passionnés qui permet votre sensibilisation et vos productions.
Depuis la France, nous vous transmettons toutes nos condoléances pour cette perte énorme.. à vous et à ses proches.
Christophe Istace et Véronique Dahout

Toutes mes sincères condoléances à la famille et aux proches de Jean-Michel que j'ai bien connu et apprécié.  

Manu Gomez

 Je suis triste.

On t'attendait à Cinergie le 24 juillet. Tu te serais signalé au parlophone: "JM" ou "Jules" ou.. et tu nous aurais raconté ton voyage, avec tes cheveux coupés par un coiffeur asiatique comme tu le faisais là-bas, tous les ans. Mais voilà, tu ne sonneras pas le 24 juillet, tu ne sonneras plus jamais. Nous entendrons encore cette sonnette, sans plus jamais entendre ta voix.
Cinergie, sa rédaction et son histoire, est en deuil. Toutes les professions du cinéma belge sont en deuil. Nous avons tous perdu le collègue qui connaissait le mieux le monde du cinéma et qui aimait communiquer ses coups de coeur, un combattant, un rigoureux exigeant de grandes réflexions, un bagarreur pour défendre ses idées, quelqu'un qui a consacré sa vie à ses passions, jusqu'au bout.  
A lire toutes les "tristesses" écrites par tes amis, tes proches, tes anciens stagiaires, par d'autres qui ont croisé ta route, 
j'imagine que tu serais content de voir combien tu as été important pour chacun et surtout, que tu as laissé chez tous une poussière d'étoile de ta passion. Il faut que nous relayons ton message, parce que le cinéma "fast food" est lui en bonne santé!.  
Déjà tu nous manques Jean Michel, nous sommes devenus orphelins mais, est-ce que nous te manquons ?
Myriam Lanotte

C'est avec tristesse que j'ai appris le décès de Jean-Michel. J'ai eu la chance de le rencontrer il y a plusieurs années lors d'une interview dans les bureaux de Cinérgie. Je l'ai revu il y a peu de temps pour une rencontre promotionnelle de 2 jours 1 nuit des frères Dardenne. Je me souviens avec affection d'un homme passionné de cinéma. Pour les cinéphiles comme moi, il était une référence.
Il manquera toujours quelque chose à la promotion du cinéma belge. Je suis sûr que si Dieu existe il doit déjà se taper une bonne toile avec lui. Toutes mes pensées vont à ses proches. 

Fabrizio Rongione


Je lis ces témoignages, et je reconnais qu'on y parle bien du même, avec les mots qui l'évoquent : pertinent, bienveillant, irraisonnable, musique, indignation, phrasé. De plus, cet homme-là m'a appris à vivre heureux. 
Serge Pahaut
Je ne le connaissais pas vraiment, 
mais quand on se croisait on s'appréciait. 
Comme cousins lointains d'une même famille. 
Mon image est quelque part dans ses archives. 
Il était un gardien de la mémoire. 
Avec son objectif, ils nous a maintenus vivants. 
Et d'entendre qu'il ne l'est plus,
mon coeur se serre et je lui envoie un sincère "merci". 
Catherine Montondo
Jean-Michel,
Depuis le début de ma carrière, ta silhouette était devenue incontournable sur un plateau de cinéma!
Que Cinérgie soit de papier ou virtuel, tes écrits et tes clichés resteront à jamais témoins privilégiés d'une grande période du cinéma belge.
Merci de t'être intéressé aux grands comme aux jeunes cinéastes que compose notre Cinéma. Que ta présence va nous manquer! Condoléances et force à tes proches. 
Manu Kamanda
Cher Jean-MI, Si de l'Ailleurs tu peux lire ce que j'écris, sache que jamais je n'oublierai ton sourire derrière ta barbe et ton regard brillant derrière tes lunettes métalliques. Tu es l'image de l'image du cinéma, celui qui traverse les générations pour donner à découvrir le cinéma belge. Merci, ami Jean-Mi. 
Michel Baudour 

Quand je me remémore ces presque 6 ans passés à la rédaction de Cinergie, je pense à cette réflexion de Prunelle, le collègue de Gaston Lagaffe… « Suspense... Après ces courtes vacances, que vais-je trouver? Le
bureau peint en mauve à pois verts, les pompiers, les démineurs ou plus simplement un veau dans l'ascenseur?... » Les comités de rédaction à Cinergie se rapprochaient parfois du joyeux chaos si bien décrit par Franquin, avec notre Jean-Michel tour à tour dans le rôle de Gaston, puis de Prunelle.

Arriver le matin dans les bureaux de Cinergie, c’était toujours se demander dans quel état j’allais retrouver celui que tout le monde appelait JMV. Parfois c’était le JMV maussade, qui préférait qu’on le laisse dans son coin. Parfois c’était le JMV coléreux qui en voulait au monde entier et n’hésitait pas à nous le faire comprendre. Mais la plupart du temps, il y avait son exact opposé : le JMV intarissable, bondissant, surcaféiné et passionné, celui qui vous interrompait 50 fois pendant la rédaction d’un texte compliqué pour vous parler, mille détails à l’appui, d’un plan magnifique dans un film de Jia Zhangke. C’était le Jean-Michel qu’on ne pouvait faire taire, celui dont les yeux brillaient et dont l’enthousiasme enfantin et authentique étaient communicatifs. C’était celui qui éclatait de rire lorsqu’on lui donnait la primeur d’un nouveau papier destiné au prochain webzine. Dans ces cas-là,

Jean-Michel était toujours le premier à me féliciter et à m’encourager… Quand il s’enthousiasmait, sa fragilité physique s’effaçait toujours pour laisser la place à un homme de convictions. Des convictions certes très personnelles, parfois contestées par ses collègues, dans la bonne ou la mauvaise humeur… Dans ces moments-là – et malgré les efforts combinés de l’équipe pour le faire changer d’avis (particulièrement ceux d’une Anne Feuillère apparemment physiquement incapable de « lâcher le morceau ») - Jean-Michel était indestructible, têtu, irraisonnable... mais toujours fidèle à ses convictions artistiques et humanistes ! Certes, nous nous sommes souvent empoignés lors de ces longues discussions enflammées sur le cinéma (belge ou pas), que ce soit au 19F ou lors de nos délibérations au Festival Anima. Certes, sa mauvaise foi légendaire m’aura valu quelques soupirs désespérés. Moi-même je ne l’ai pas toujours épargné… Ainsi, je me souviendrai longtemps de sa réaction indignée à la lecture de mes critiques des films de fin d’étude de l’INSAS, un papier qui nous valut quelques mails déplaisants et à cause duquel il avait failli s’étrangler de rage. Je me rappelle qu’il suffisait d’une remarque ironique sur le sens de l’humour des Frères Dardenne pour le faire démarrer au quart de tour… « Grégory, mon cher… », commençait-il sa phrase avant de me sermonner vertement comme le sale garnement que j’étais…

Mais je me souviendrai surtout de ces deux sujets qui, lors de mon long séjour au sein de l’équipe, nous ont toujours rapprochés. 1) Notre amour partagé pour le cinéma asiatique de la Nouvelle Vague du début des années 80 (Johnnie To, Tsui Hark, John Woo), sur lequel il était intarissable et 2) notre appréciation commune des tenues élégantes de notre collègue Sarah Pialeprat, un vaste sujet sur lequel nous aurions pu écrire un bel ouvrage. Je me rappellerai de Jean-Michel comme d’un sacré farfelu, un personnage comme on dit! Qu'il défende ardemment certains films indéfendables, des opinions culottées ou des positions courageuses… on ne pouvait qu’admirer sa vision d’un monde corrompu avec lequel il semblait toujours en position salvatrice de décalage. J’aime à penser que sa mort elle-même était un geste politique et symbolique de sa part, une façon un peu trop extrême de s’insurger face à la sortie dans nos salles du nouveau Michael Bay… Plutôt que de vivre dans un monde où Transformers 4 est un énorme succès, Jean-Michel, courageux et entêté, a préféré partir. Alors, mourir pour des idées, d’accord… mais imaginer le 19F sans JMV ? Voilà bien une idée aussi triste que saugrenue.

Grégory Cavinato


Inconscient comme nous le sommes tous, je n’imaginais pas la disparition de Jean-Michel, cette triste nouvelle m’a sidéré. En quinze ans d’existence du Festival du Cinema d’Attac, Je me souviens, ma rencontre que le hasard nous avait organisé, avec toi Dimitra et Jean-Michel dans les locaux de Cinergie. Cette rencontre  est restée gravée dans ma mémoire. En effet en quelques minutes s’était établie une relation pour ma part en tout cas d’amitié et de respect. Ce sentiment ne s’est jamais démenti, grand respect pour son travail, grand respect pour ses valeurs et son honnêteté. Le Festival du Cinéma d’Attac  présente ses condoléances à ses proches.  

Jean-Claude Cols


Cher Jean Michel,

Lorsque en 1982 nous avons créé "Cinéma en marge, Cinéma en marche'", l'ancêtre de Cinergie, tu t'y es investi corps et âme, en y apportant tes précieuses et nombreuses connaissances, bien décidé à ne laisser passer aucune occasion de réaliser un cliché ou d'écrire un article permettant de suivre l'évolution du cinéma belge. Tu laisses en héritage des milliers de photos et articles signés "JMV" qui témoignent de ton engagement, de ta passion et qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires. Mais que de regrets que tu sois parti si vite, car tu avais encore bien d'autres trésors à nos dévoiler. A Michèle et Thomas avec affection et tristesse.
Liliane RAVYTS
Misschien dat we ooit een vorm van zwijgen vinden die tegelijk een vorm is van neerleggen, onhandig nog, verkeerde bloemen op een verkeerde plek. Een zwijgen dat een vorm is van zingen, voorlopig nog met de mond vol tanden op elkaar geklemd, maar toch al een zingen dat een vorm is van dragen, een lichaam weg te dragen, een verkeerde bloem op een verkeerde plek en tijdstip. Misschien een mogelijkheid, laat het mogelijk zijn dat lichaam van zijn pijn weg te dragen. Laten we het lichaam in zijn val helpen, dat ademloze vallen helpen te vergeten. Laat ons het lichaam dragen, niet overeind houden, maar laat het slapen. Alsof het slaapt.
Houden we onze armen omhoog om te voelen hoeveel Jean-Michel weegt nu hij er niet langer is, Jean-Michel, zoals we hem hebben gekend, zijn glimlach is al veranderd, de buiging in de nek wanneer hij voorover boog om bv. een appel te eten is nu een wegkijken naar iets wat we nog niet begrijpen.
Waarom zeg je niets ? Omdat er niets te zeggen en te begrijpen valt.
Misschien dat we toch ooit nog een vorm vinden van zingend zwijgen, dat we Jean-Michel opnieuw overeind zetten en dat hij ons glimlachend aankijkt.
Ondertussen dragen we Jean-Michel zingend zwijgend van ons weg en wordt hij alsmaar lichter. Daar, zie je hem ? Zie je hem nog ?
Misschien brengt Jean-Michel ons ooit naar huis terug. 
Ronny Pede 

Quand j'ai appris sa disparition, je n'y ai pas cru. Comment est ce possible de mourir en été, en pleines vacances ! Puis j'ai réalisé que non, jmv nous quittait pour de bon ! Alors dans ma tête des images arrêtées ont défilé... des souvenirs de moments... des regards silencieux... Jmv tu m'impressionnais, je ne te l'ai jamais dit. J'aurais dû...

Jean-Louis Sbille


J'étais au Festival de la Rochelle lorsque j'ai appris la triste nouvelle. Je viens de rentrer à Battice et repense à Jean-Michel et à son long combat pour le cinéma que nous aimons. C'est une grande perte. Il réveille en moi celles de Micheline, d'Hadelin, de Christiane, de Henri ... de tous ces frères et soeurs qui ont également lutté jusqu'au bout pour un monde meilleur.
Jean-Jacques Andrien

Jean-Michel c’était le compagnon de Michèle, le papa de Thomas et un grand photographe passionné de cinéma. Toutes mes pensées affectueuses vont à Michèle et Thomas ainsi qu’à ses collègues privés subitement de sa présence.

Les quelques fois où je l’ai vu en famille, il était souvent dans sa bulle nous laissant Michèle et moi dans nos discussions commencées il y a plus de 50 ans. Je garde précieusement deux photos qu’il réalisa de mon papa à la mer du Nord. Sur l’une, mon papa regarde heureux le fort qu’il a construit sur la plage sur lequel il a indiqué l’année, 1989, avec des petites mousses, sur l’autre, il sourit bienveillant, nos enfants Thomas et Elise sur les genoux.

Je ne connaissais pas vraiment Jean-Michel. Pour la première fois et malheureusement la dernière, j’ai réellement rencontré Jean-Michel début avril. Il fit escale chez moi, à la demande de Michèle pour lui éviter hôtel et auberge de jeunesse. Je craignais qu’il ne soit affaibli par des problèmes de santé et c’est avec joie que j’ai accueilli un Jean-Michel en pleine forme. Il arrivait du festival de Bobigny consacré à Chantal Akerman. Je venais de voir « Lulu femme nue » de Sölveig Anspach, je m’étonnais du peu d’écho donné à ce film et Jean Michel me parla de l’auteur qu’il appréciait. On a échangé sur Béla Tarr dont j’avais vu tous les films au Centre Pompidou. J’ai dit aussi la chance de pouvoir rencontrer des réalisateurs au Meliès, mon cinéma de quartier à Montreuil. J’ai évoqué celui qui m’avait le plus séduit par sa jeunesse, Manuel de Olivera âgé alors de 103 ans qui commentait son dernier film et présentait avec fougue le suivant. Jean-Michel m’apprit qu’on lui refusait les crédits car il avait atteint 105 ans. Nous avons trouvé cela inadmissible; depuis il a ses crédits et tourne. Il m’a dit aimer Jean Rouch avec qui j’étais dans le même labo pendant 25 ans travaillant sur les cultes de possession. Je lui ai promis de lui montrer mon « regards sur la transe » qui donne la parole au possédé qui se regarde sur un vieux film. Nous avons parlé cinéma avec enthousiasme. Au matin Jean-Michel est parti avec un café noir et des bananes à la main et j’ai du mal à admettre que nous ne le reverrons plus jamais.

Je garderai le souvenir de son regard pétillant sous les cheveux en bataille, de son sourire sous la barbe en broussaille. Que la terre lui soit légère. Je ne serai pas à ses funérailles car j’enterre au même moment le dernier frère de mon papa.

Toute ma tendresse à Michèle et Thomas, sincères condoléances à tous les proches de Jean-Michel.

Danielle Jonckers


 

"Je garderai comme souvenir de Jean-Michel celui d'un homme droit dans ses bottes, qui a une vision très saine de la critique cinématographique. Un homme simple, avec qui j'ai apprécié partager des salades sous les toits de la rédaction, lors de mon court séjour au sein de Cinergie. Je lui suis reconnaissante de m'avoir encouragée à écrire et de la confiance qu'il m'a accordée.
Toutes mes pensées vont à sa famille et à la chaleureuse équipe de Cinergie.
Adrienne Thiéry"
Ton père a été un pilier dans ma vie,il m'a enseigné ce qui ne se trouve pas dans les livres
Pourtant l'ouvrage que tu tiens entre tes mains (La naissance de la tragédie-Nietzsche ) a été l'un des tous premiers qu'il m'a conseillé.
Il m'a par ce livre conduit à la philosophie et à la pensée niezchéenne.
Ton père a su quelque part être le père "spirituel" dont j'avais besoin et je ne l'oublierai jamais.
Plus qu'une direction, il m'a offert l'amour, le respect d'autrui et la liberté d'être moi.
Je lui en serais éternellement reconnaissant.
François Zunsheim
 
 
 
 
 
 
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