janvier 2010
Editorial
Entrevue filmée
- Abel & Gordon rencontrent des élèves dans le cadre du prix des lycéens
- Pauline Etienne regarde "élève libre"
- Jaco Van Dormael dans son bureau, Mr Nobody
- Mathias Gokalp, Rien de personnel
Entrevue
- Entretien avec Jaco Van Dormael à propos de Mr. Nobody
- Rien de personnel : un entretien avec Mathias Gokalp
Critique
- Les Iles se rejoignent sous la mer de Litsa Boudalika
- Parfum d'une fleur lointaine de Aya Tanaka
- Mr Nobody de Jaco Van Dormael
- Métamorphose d'une gare de Thierry Michel
- Rien de personnel de Mathias Golkap
Sortie DVD
- Port du désir d’Edmond T. Gréville et L'Arlésienne de Marc Allégret - Belfilm
- Fellini au travail de Delvaux et Dominique Delouche
- DVD-Coup de Coeur, Nouvelle Vague tchèque
- La Croix des vivants d’Yvan Govar - Belfilm
- Chop Shop, de Ramin Bahrani
Publication
Mr Nobody
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Entrevue filmée
Jaco Van Dormael, sur les pas de Mr Nobody -
Entrevue filmée
Jaco Van Dormael, Mr nobody -
Entrevue filmée
Cinéma cinéastes - Jaco Van Dormael -
Entrevue filmée
Jaco Van Dormael dans son bureau, Mr Nobody -
Entrevue filmée
Fenêtre sur vue - Mr Nobody de Jaco Van Dormael -
Entrevue
Jaco Van Dormael, just Nobody -
Entrevue
Entretien avec Jaco Van Dormael à propos de Mr. Nobody -
Critique
Mr Nobody (version longue) de Jaco Van Dormael -
Article
Jaco Van Dormael : Mr Nobody -
Article
Mr Nobody : Oliver Rausin, producteur exécutif
Jaco Van Dormael
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Entrevue filmée
Jaco Van Dormael - Toto le héros -
Entrevue filmée
Jaco Van Dormael, en hommage à Henry Ingberg -
Entrevue filmée
Manifeste du cinéaste de F.Sojcher -
Entrevue filmée
Leçon de cinéma de Jaco Vandormael -
Sortie DVD
Toto le héros de Jaco Van Dormael -
Sortie DVD
Toto le héros de Jaco Van Dormael -
Article
1991 - 1999 : les années Cannes -
Article
Jaco Van Dormael -
Article
La nuit du court par Berliner, Van Dormael et Renders -
Article
Mr Nobody de Jaco Van Dormael
Mr Nobody de Jaco Van Dormael
Le Hasard et la nécessité
Mr Nobody va en laisser perplexe plus d'un. Et pas qu'un peu. Bien que la quête de l'immortalité ne soit pas neuve dans l'humanité. Tous les mythes et les religions s'y référent. Ce qui est neuf c'est que la science, lorsqu'elle s'empare de la logique, à partir de la Renaissance, crée une raison débarrassée des certitudes religieuses (genre la terre est plate). La science élabore une physique et une biologie qui proclament l'allongement de la vie et y parvient (la mort en 40 ans au XVème siècle et à 80 au XXIème siècle). Nous ne savons pas ou va nous mener la modélisation de la biotechnologie. Vers l'éternité? En tout cas Monsieur Nobody, quant à lui, à déjà un âge plus important que Manoel de Oliveira!
Le film démarre sur Nemo adulte (en voix off) qui nous parle d'un pigeon, dans la cage d'un laboratoire, soumis au bon vieux réflexe de Pavlov. Ensuite nous allons passer sur Nemo, la nuit, dans une chambre d'hôpital, vieil homme devenu, se dirigeant, dans l'obscurité, vers le lavabo, allumant la lumière et découvrant son visage vieilli dans le miroir. Flash-backs sur Nemo jeune. Nous sommes partis pour plus de deux heures dans le monde de Jaco Van Dormael avec des plans éblouissant (du très gros plan au pan large), et à toute allure, dans une modélisation singulière du temps.
Un temps circulaire, hanté par la fluidité de nos souvenirs où la vie jaillit dans un présent et un passé qui co-existent et non pas dans une ratio chronologique.
Une ou des histoires d'amour naviguant dans les vaisseaux de souvenirs de Nemo, avec de logiques qui s'entrecroisent, éclatent ou se mélangent dans une causalité aléatoire qui nous ravit, comme spectateurs en nous faisant osciller dans un autre monde où le passé ne succède pas au présent mais lui est contemporain.
Et si Mr Nobody, un film à voir mais surtout à revoir, était une autre réponse à l'imminence du cinéma en relief (la 3D) que les studios américains nous annonce, si Mr Nobody, donc, en jouant davantage sur des récits plus éclatés , dilués était une réponse au changement de l'image du cinéma stéréoscopique? Cette picturalité du monde de Jaco Van Dormael, associant les images et les idées (un montage au tempo époustouflant) est plus proche de l'art contemporain que ce que nous propose la troisième dimension.

