Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
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Février 2014
Mots-clés : Anima, festival, animation, Bruxelles,
 

ANIMA 2014

La joyeuse bande du festival Anima, Philippe Moins, Doris Cleven, Dominique Seutin et Karin Vandenrydt, a, cette année encore, sué à grosses gouttes pour nous concocter un programme digne de ce nom. Plus d'un millier de films sont arrivés dans les bureaux de Folioscope, il a fallu les regarder, les considérer, les sélectionner. Et même après trente-deux éditions, l'enthousiasme de ces fans inconditionnés d'animation n'a pas pris une ride. Au contraire.  

Affiche Festival Anima 2014Anima c'est un mélange de courts et de longs métrages d'animation pour enfants, pour adultes et pour les professionnels avec Futuranima. Il y en aura encore une fois pour tous les goûts! Ce n'est pas moins de trente nationalités représentées cette année. La diversité, le maître mot.

Concernant les longs métrages, les organisateurs soulignent un retour vers une sobriété graphique. Le dessin revient au devant de la scène, les animateurs soignent les couleurs et traitent de thématiques plus fortes. Il suffit de citer les films d'ouverture et de clôture du festival: le dernier (et très attendu) film de Hayao Miyazaki, Le vent se lève, et Tante Hilda de Benoît Chieux et Jacques Rémy Girerd. Le réalisateur japonais a opté pour un film plus classique, plutôt destiné aux adultes et aux grands enfants, qui retrace les événements historiques marquants du Japon des années 1920 et 1930. Quant au film français, il aborde la question de l'écologie et des incidences que ce thème engendre actuellement. Sans parler du sulfureux Cheatin de l'américain Bill Plympton.

À côté des seize longs métrages présentés en avant-première, c'est le court métrage qui est à l'honneur puisqu'on en dénombre 124 en compétition! Et petit plus cette année: les enfants auront eux aussi deux programmes de courts rien que pour eux. Pourquoi un tel attrait? Alors que, dans le cinéma de prises de vue réelles, le court métrage apparait souvent comme l'embryon d'un long, il en va différemment en animation où le court-métrage existe généralement comme entité indépendante, comme une forme séduisante dont le statut a considérablement évolué, positivement.

Parmi les courts métrages, deux courants se distinguent: des films basés sur les arts plastiques où la narration est reléguée au second plan, comme le film Gloria Victoria, du bulgare Theodore Ushev, mis à l'honneur cette année, un film flirtant avec la peinture animée, et des films plus narratifs tels que Boles de la slovène Spela Cadez. Les membres de l'équipe ont également voulu accroître la visibilité des différentes écoles belges d'animation.

À noter que, pour la première fois, The Academy of Motion Pictures Arts and Sciences qualifie Anima pour la catégorie des courts métrages d'animation. Donc, le Grand Prix Anima peut être soumis à la sélection de l'Oscar 2014. Et c'est une belle promotion pour ce format court, encore ignoré au sein des catégories des Magritte du cinéma... La route est encore longue.

Anima 2014, c'est tout ceci et bien d'autres choses encore: un coup de projecteur sur l'Autriche, sur la Russie, sur l'Argentine avec Juan Pablo Zaramella. La guerre 14-18, objet de fascination pour les animateurs, sera mise à l'honneur dans un programme spécial. Des invités issus des quatre coins de la planète, les 20 ans de l'atelier Zorobabel, une nuit animée, une expo Franck Dion, un atelier pour enfants, des animations, des concerts, une boutique Brüsel et... l'ingrédient indispensable: les crêpes!!

Pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer à Flagey, n'oubliez pas que le festival voyage: à Liège, à Mons, à Charleroi, à Namur, à Gand, à Anvers, à Louvain!

Pour le programme détaillé des activités: http://www.animatv.be/anima.  

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