Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
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07/07/2008
 

Cinédécouvertes/L'Age d'Or et le Festival de Bruxelles : une collaboration exemplaire

Depuis 2006, le Festival du film européen de Bruxelles et les compétitions de L’Age d’Or et de Cinédécouvertes, organisées par la Cinémathèque sont appariés. Un exemple rare d’entente entre deux organisations autonomes qui partagent le même lieu, avec une communication et une présentation communes. Voyons avec les représentants des deux festivals comment se passe cette collaboration.

L'Age d'Or et de CinédécouvertesAu départ, on s’est rapproché du Festival de Bruxelles parce qu’on n’avait plus de salle, étant donné les travaux de rénovation de celle du Musée du cinéma", explique Laurent De Martelaer, de la Cinémathèque, "et notre collaboration s’est enrichie et améliorée au fil des années. C’est la quatrième fois qu’on travaille ensemble, et on a accumulé une expérience très positive de travail en commun. Pour Michel De Schaetzen, Coordinateur Général du Festival de Bruxelles, cela s’est fait de manière assez naturelle. "Nous sommes tous les deux des explorateurs des tendances du cinéma contemporain, et nos différences nous rendent complémentaires. Nous sommes plus du côté de la production, eux se situent davantage du côté de la distribution. Ils n’ont pas les limitations que nous nous sommes imposées, en termes de premières œuvres et de cinéma européen, nous n’avons pas le label de qualité que la cinémathèque a acquis au fil des années. Nous pouvons donc profiter un peu de cette reconnaissance qui rejaillit sur nous. La collaboration avec Cinédécouvertes nous apporte une programmation internationale, ce qui élargit nos horizons".L'Age d'Or et de Cinédécouvertes

Du point de vue de l’organisation, des moyens, de la communication, le Festival de Bruxelles est quand même un poids lourd par rapport au panorama de la Cinémathèque. N’y avait-il pas un risque de voir ce dernier avalé par une organisation plus puissante ? Pour Tonie De Waele, programmateur de Cinédécouvertes, "Le plus important est que le Festival respecte notre autonomie. De fait, nous sommes une compétition différente, et avec une programmation autonome. En d’autres termes, nous apprécions beaucoup qu’ils ne nous considèrent pas comme une section, mais comme un partenaire. Cela acquis, c’est vraiment un plus pour nous d’être associés à toute la communication du festival, qui est nettement plus élaborée que ce que nous pouvons nous permettre. Et, cerise sur le gâteau, nous sommes dans le Studio 5 à Flagey, une salle que nous programmons toute l’année, et que nous connaissons très bien du point de vue technique. Pour le reste, notre collaboration est essentiellement pratique, et nous gardons toute notre autonomie et notre liberté de programmation dans « notre » salle, qui est parfaite pour ce genre d’événement.". Laurent de Martelaer voit une autre raison pour garder la spécificité de l’organisation de la Cinémathèque. "Le public qui assiste à Cinédécouvertes est celui qui nous suit toute l’année, dans la programmation de nos inédits au Flagey. Je suis convaincu que les spectateurs viennent aussi parce qu’ils savent que c’est nous qui avons programmé Cinédécouvertes et l’Age d’Or. Ce panorama porte l’étiquette "Cinémathèque". Beaucoup de ces spectateurs nous suivaient déjà alors que nous étions encore totalement dans la salle du musée et ils sont heureux d’assister à des projections dans une autre salle".

L'Age d'Or et de CinédécouvertesIl existe des similarités entre les deux festivals. Une volonté de partir à la recherche d’un cinéma singulier, auteuriste, celui qui ouvre la porte (espérons-le) au cinéma de demain. Pour Laurent et Tonie, "Il y a certainement des points en commun entre les deux programmations, même si le Festival de Bruxelles est plus limité puisqu’il se cantonne au cinéma européen et aux premiers et deuxièmes films tandis que chez nous, la sélection est mondiale et nous ne nous limitons pas aux premières œuvres, au contraire. Mais il arrive que nous soyons intéressés par les mêmes films. Des arbitrages interviennent alors. On voit ensemble ce qui est plus spécifiquement Age d’Or/Cinédécouvertes ou plus spécifiquement Festival de Bruxelles, et on arrive généralement à se mettre d’accord. Cela se passe de manière ouverte ". Pour Dries Notredame, programmateur au festival de Bruxelles, "Le courant passe bien au niveau des films. On se rencontre, on discute, on se donne des tuyaux. Parfois. Il y a un répondant mutuel, c’est intéressant et stimulant".

 

 

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